L’Assemblée adopte le projet de budget 2019 de la Sécu
L'Assemblée nationale a adopté mardi en première lecture le projet de budget 2019 de la Sécurité sociale, deuxième du quinquennat...

L’Assemblée adopte le projet de budget 2019 de la Sécu

L'Assemblée nationale a adopté mardi en première lecture le projet de budget 2019 de la Sécurité sociale, deuxième du quinquennat...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

L'Assemblée nationale a adopté mardi en première lecture le projet de budget 2019 de la Sécurité sociale, deuxième du quinquennat d'Emmanuel Macron, par 335 voix contre 190 et 33 abstentions.

Les députés LREM et MoDem ont voté pour, les autres groupes politiques très majoritairement contre, concentrant leurs critiques sur le pouvoir d'achat, en particulier des retraités.

En présence de la ministre de la Santé Agnès Buzyn et de Gérald Darmanin (Comptes publics), Thomas Mesnier, chef de file des "marcheurs" sur le texte, a défendu un "budget de transformation", avec en toile de fond l'idée "d'un travail qui paye mieux". Il a notamment mis en avant l'exonération des cotisations salariales sur les heures supplémentaires.

Mais pour LR, Jean-Pierre Door a déploré un texte "sans grandes ambitions", dénonçant une "erreur politique majeure" en construisant ce budget sur "l'austérité" envers les retraités.

Côté UDI-Agir, où les députés se sont majoritairement abstenus, Francis Vercamer a estimé que ce budget "ne donne que des signes" qui "ne paraissent pas répondre à l'urgence de la situation".

Tout en saluant quelques avancées, Jeanine Dubié (Libertés et Territoires) a estimé que "la quasi totalité" des retraités seraient perdants en terme de pouvoir d'achat.

Toute la gauche a également voté contre, dénonçant à l'instar de Joël Aviragnet (PS) le "choix politique de geler les pensions" et une philosophie du "travailler plus pour ne pas gagner moins".

"C'est un beau roman, c'est une belle histoire", "mais il n'y a que vous pour y croire", a lancé au gouvernement Pierre Dharréville (PCF), dénonçant "un nouveau tour de vis" dans lequel "les plus gros sont les grands gagnants" alors que les retraités, notamment, sont les perdants.

"Mais dans quelle langue il faut vous le dire? (..) quelle gabegie, quel gâchis colossal!", a tonné François Ruffin (LFI), dénonçant l'absence de créations d'emploi avec le CICE, transformé en baisse de cotisations sociales patronales. "En même temps, vous osez geler les pensions de retraite!", a-t-il dénoncé.

Pour la première fois depuis 18 ans, ce budget est positif, avec 700 millions d'euros d'excédents prévus en 2019. Mais c'est au prix d'efforts demandés au monde de la santé (3,8 milliards d'économies) et sur les prestations sociales (1,8 md), notamment à destination des retraités.

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le