L’Assemblée adopte les budgets 2019 de l’Elysée et des pouvoirs publics
L'Assemblée a adopté dans la nuit de mardi à mercredi les budgets 2019 de l'Elysée, de Matignon et des chambres parlementaires,...

L’Assemblée adopte les budgets 2019 de l’Elysée et des pouvoirs publics

L'Assemblée a adopté dans la nuit de mardi à mercredi les budgets 2019 de l'Elysée, de Matignon et des chambres parlementaires,...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

L'Assemblée a adopté dans la nuit de mardi à mercredi les budgets 2019 de l'Elysée, de Matignon et des chambres parlementaires, ainsi que des juridictions administratives, des élus d'opposition plaidant pour davantage de "transparence" et de modération de l'exécutif.

La mission "pouvoirs publics", examinée en première lecture dans le cadre du projet de budget 2019, comprend notamment les dotations allouées aux budgets de la présidence de la République et aux deux chambres, ainsi qu'au Conseil constitutionnel et à la Cour de justice de la République.

Après avoir augmenté de 3% en 2018, la dotation de la présidence de la République est reconduite à l'identique pour 2019, à 103 millions d’euros.

Critiquée à l'époque par des élus de droite comme de gauche, la hausse de 2018 avait été justifiée par le gouvernement pour "faire face aux enjeux importants en matière de sécurité".

Si la dotation reste stable, le budget 2019 de l'Elysée est prévu à environ 106 millions d'euros, financés par des recettes propres pour 1,28 millions et un prélèvement sur les disponibilités de 2,5 millions, selon la rapporteure spéciale Lise Magnier (UDI-Agir). Une augmentation des dépenses de personnel (+2,4 millions d’euros) est prévue par rapport au budget 2018.

Marie-Christine Dalloz (LR) a plaidé pour davantage de transparence sur ce budget. "Une affaire estivale nous a rappelé à quel point il était difficile de retracer l'ensemble des crédits alloués au cabinet du président de la République", a-t-elle estimé en référence à l'affaire Benalla. Même demande de l'élue LR pour Matignon, notamment concernant les frais de déplacement. Les crédits des services placés auprès du Premier ministre s'élèvent à 692,1 millions d'euros, un montant qui prend en compte un grand nombre d'entités placées sous son autorité.

Rappelant la baisse du budget de l'Elysée intervenue sous le quinquennat Hollande, Marie-Noëlle Battistel (PS) a déploré pour sa part une "rupture nette", tandis que Sabine Rubin (LFI) a pointé la hausse reconduite pour l'Elysée alors que le Parlement est "à la diète".

"Les moyens consacrés au renforcement de la présidence (...) doivent être reconduits", "il ne s'agit pas de baisser la garde", leur a répondu le ministre des Relations avec le Parlement Marc Fesneau, estimant que les députés avaient eux-mêmes "fait la démonstration de la transparence".

Pour l'Assemblée, comme pour le Sénat, les dotations sont également reconduites à l'identique, avec respectivement 517,89 millions d'euros, et 323,58 millions.

Le montant total des dépenses prévu pour l'Assemblée est de 568 millions, incluant la dotation, mais aussi 46,9 millions prélevés sur les réserves et environ 3 millions de produits divers.

Pour le Sénat, le montant des dépenses est de 354 millions, dont environ 25 millions de prélèvements sur les disponibilités.

Les députés ont également approuvé les crédits de la mission "Investissements d’avenir" et ceux de la mission "Conseil et contrôle de l’État" qui prévoit notamment une hausse pour la Cour nationale du droit d’Asile (CNDA) devant permettre de créer 122 emplois.

Partager cet article

Dans la même thématique

L’Assemblée adopte les budgets 2019 de l’Elysée et des pouvoirs publics
3min

Politique

Charlélie Couture : « Je suis revenu en France car j’avais le sentiment de ne plus comprendre l’Amérique qui venait d’élire Donald Trump »

Si la liberté artistique avait un visage, ce serait le sien. Charlélie Couture ne s’est jamais contenté de pratiquer un seul art, cela ne lui aurait pas suffi. Alors il chante, sculpte, dessine et même photographie. Pour lui, la création est une nécessité, si bien qu’il était parti vivre cette aventure en Amérique, la tête remplie de rêves mais qui se sont peu à peu dissipés en raison du contexte politique. Son dernier livre, Manhattan Gallery (éd. Calmann-Lévy) retrace cette histoire à travers le portrait de 50 personnes rencontrées dans sa galerie new-yorkaise. Invité de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, il revient sur sa carrière, ses engagements et ses innombrables projets.

Le

L’Assemblée adopte les budgets 2019 de l’Elysée et des pouvoirs publics
3min

Politique

Industrie musicale : « il n’y a plus de coup de cœur, on regarde le nombre de followers », La Grande Sophie

Trente ans de carrière, artiste inclassable, la Grande Sophie se tourne aujourd’hui vers la comédie musicale avec un nouveau spectacle inspiré de son premier livre « Tous les jours Suzanne ». Une nouvelle aventure qui caractérise à merveille son envie insatiable de créer. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, elle se livre sur son passé, son rapport à l’industrie musicale et sa relation particulière avec Françoise Hardy.

Le

L’Assemblée adopte les budgets 2019 de l’Elysée et des pouvoirs publics
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
8min

Politique

[Série 4/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : du « Sénat bashing » à « une forme d’aura » retrouvée

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Dix ans de macronisme auront finalement permis au Sénat, souvent critiqué, de redorer son blason. Rôle de contre-pouvoir renforcé avec les commissions d’enquête, travail législatif mis en lumière, hémicycle apaisé et constructif par rapport à l’Assemblée : c’est la recette qui a permis à la Haute assemblée de réaffirmer son rôle institutionnel.

Le