L’Assemblée de Corse contre la réduction du nombre de parlementaires
L'Assemblée de Corse s'est opposée lundi aux deux projets de lois de réforme constitutionnelle du Parlement, qui prévoient...

L’Assemblée de Corse contre la réduction du nombre de parlementaires

L'Assemblée de Corse s'est opposée lundi aux deux projets de lois de réforme constitutionnelle du Parlement, qui prévoient...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

L'Assemblée de Corse s'est opposée lundi aux deux projets de lois de réforme constitutionnelle du Parlement, qui prévoient notamment la réduction du nombre de députés et sénateurs, un vote qui ne portait en revanche pas sur l'inscription de la Corse dans la Constitution.

L'Assemblée de Corse a été consultée en session extraordinaire "conformément à l’article L. 4422-16 V du Code général des collectivités territoriales" qui prévoit qu'elle soit "obligatoirement saisie pour avis des projets et propositions de loi comportant des dispositions spécifiques à la Corse", peut-on lire dans un rapport de Gilles Simeoni, président du conseil exécutif corse.

Dans ce rapport de six pages publié lundi, M. Simeoni a appelé l'Assemblée locale à émettre un "avis défavorable" à ces deux projets de lois "au motif principal que la spécificité et les intérêts propres de la Corse ne sont pas pris en compte".

M. Simeoni demande que la Corse et son peuple aient "leur juste représentation garantie dans toutes les institutions où se prennent des décisions les concernant". Il dit craindre qu'avec cette réforme, la Corse soit représentée "par deux députés au lieu de quatre", ce qui "risquerait de constituer une régression démocratique".

Il regrette aussi que "la spécificité géographique ou politique de certains territoires" ne soit pas ou soit insuffisamment "prise en compte".

L'Assemblée de Corse a voté par 41 voix en faveur de cet avis défavorable. Quatre élus Anda per dumane, la déclinaison corse de LREM ont voté contre (deux étaient absents) et les deux groupes de droite se sont abstenus (16 voix), selon un communiqué de l'assemblée diffusé sur son site internet.

Ce vote, qui n'est pas contraignant pour le gouvernement, concerne le second volet de la réforme avec les mesures emblématiques de réduction du nombre de parlementaires, limitation des mandats dans le temps et dose de proportionnelle aux législatives.

Le premier volet de la réforme constitutionnelle, dans lequel figure notamment l'inscription de la Corse dans la Constitution, n'a pas fait l'objet d'un vote de l'Assemblée de Corse. Celle-ci avait validé la proposition d'article des nationalistes mais n'a pas voté sur l'article rédigé par le gouvernement, jugé "très en-deçà des enjeux" par Gilles Simeoni et l'ensemble des élus nationalistes.

Partager cet article

Dans la même thématique

L’Assemblée de Corse contre la réduction du nombre de parlementaires
3min

Politique

« La première mesure sociale sera de garantir à tous les Français d'être prioritaires chez eux », défend Laurent Jacobelli

Lors de son meeting à Hénin-Beaumont ce dimanche, Marine Le Pen a mis l’accent sur le logement, et notamment sur sa volonté d’accorder une priorité aux citoyens français dans l’attribution des logements sociaux. « On a toujours fait de la priorité nationale une des pierres angulaires de notre politique sociale », explique le député RN Laurent Jacobelli.

Le

Ursula Von Der Leyen NATO Meeting In Brussels
5min

Politique

Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, sous pression

Après avoir reçu une lettre du président français, Emmanuel Macron, mardi 8 septembre, insistant sur la nécessité d’adopter un « texte européen » pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen reçoit aujourd’hui une nouvelle lettre ouverte de familles endeuillées demandant une meilleure mise en œuvre de la législation européenne sur les plateformes. La présidente est attendue le 16 septembre pour présenter ses annonces.

Le

L’Assemblée de Corse contre la réduction du nombre de parlementaires
4min

Politique

« Pour distribuer de la richesse, il faut la produire ! », estime le Nobel d'économie Philippe Aghion

Si Donald Trump a échoué à ravir le Nobel de la paix, lui a obtenu celui d’économie cette année, une consécration pour son modèle économique schumpétérien où la croissance est portée par l’innovation. De Nicolas Sarkozy à Emmanuel Macron en passant par François Hollande, tous ont eu droit aux conseils économiques du professeur passé notamment par Harvard. En quoi son modèle permet-il d’appréhender les révolutions technologiques actuelles ? Comment la croissance économique pourrait-elle profiter à tous ? Que retient-il du bilan des présidents de la République qu’il a conseillés ? Philippe Aghion était l’invité de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard.

Le