« L’Assemblée nationale rétablira l’indemnité inflation », selon Olivier Dussopt
Le ministre des Comptes publics, Olivier Dussopt, a répété son opposition au vote du Sénat intervenu mercredi soir. La Haute assemblée a resserré le nombre de bénéficiaires de l’indemnité inflation.

« L’Assemblée nationale rétablira l’indemnité inflation », selon Olivier Dussopt

Le ministre des Comptes publics, Olivier Dussopt, a répété son opposition au vote du Sénat intervenu mercredi soir. La Haute assemblée a resserré le nombre de bénéficiaires de l’indemnité inflation.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le gouvernement restera sur sa solution pour accompagner les Français dans cette période de forte inflation, à savoir une indemnité de 100 euros, versée automatiquement à toute personne gagnant moins de 2000 euros net. Dans la nuit du 17 au 18 novembre, le Sénat a retoqué la mesure, préférant un mécanisme à la fois moins coûteux pour les finances publiques et moins sujet aux effets de seuil. La Haute assemblée a adopté une aide de 150 euros pour les salariés touchant des minima sociaux ou la prime d’activité, cette prestation tenant compte de la composition des foyers (relire notre article).

En marge du congrès des maires, le ministre chargé des Comptes publics, Olivier Dussopt a répété qu’il était opposé à cette réécriture du projet de loi de finances rectificative. « Je regrette le vote du Sénat et je pense que la majorité à l’Assemblée nationale rétablira l’indemnité inflation », a-t-il expliqué sur Public Sénat. Et de développer : « Notre volonté est d’accompagner 38 millions de personnes, à hauteur de 100 euros, face notamment à la hausse des coûts de l’énergie, mais pas seulement. La solution retenue par le Sénat ne permet pas d’aider les retraités, les travailleurs indépendants, les demandeurs d’emploi, les étudiants boursiers. Cela concerne six à sept millions de personnes, peut-être huit au maximum. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Illustration of the posters for the 2026 municipal elections
6min

Politique

Personnalisation, vote utile en faveur de la gauche ?… Au lendemain des municipales, quel bilan tirer du nouveau mode de scrutin à Paris, Lyon et Marseille ?

Pour la première fois cette année, les électeurs de Paris, Lyon et Marseille ont voté directement pour leur maire, en plus des maires d'arrondissement. Une personnalisation du scrutin qui n’a pas eu les effets escomptés à droite pour Rachida Dati et Jean-Michel Aulas. A l’inverse, l’ampleur des victoires de la gauche à Paris et Marseille semble avoir été accentuée. Explications.

Le

Paris: Questions au gouvernement Assemblee nationale
10min

Politique

« Atmosphère de putsch » au PS, où les opposants d’Olivier Faure cherchent à le mettre en minorité

Rien ne va plus au PS, où l’après municipales se transforme en règlement de compte. Le bureau national du PS en a été le cadre, avec un renversement d’alliance sur un texte. « Il y a une crise ouverte de direction du PS, car la majorité a changé et elle n’est plus celle du premier secrétaire », soutient l’ex-sénateur David Assouline. « Ça veut dire quoi mis en minorité ? » rétorque le porte-parole du PS, Arthur Delaporte, qui rappelle que le premier secrétaire est élu « jusqu’en 2028 ».

Le

« L’Assemblée nationale rétablira l’indemnité inflation », selon Olivier Dussopt
2min

Politique

Le sénateur LR Thierry Meignen visé par une plainte pour menaces de mort : le groupe socialiste demande au Sénat de « prendre les décisions qui s’imposent »

La journaliste Nassira El Moaddem, autrice d’un livre-enquête sur Le Blanc-Mesnil, et les Editions Stock ont déposé plainte mardi contre le sénateur et ex-maire LR de cette commune de Seine-Saint-Denis, Thierry Meignen, pour menaces de mort. Lors d’un rappel au règlement, le président du groupe socialiste, Patrick Kanner a interpellé la haute assemblée sur le sujet.

Le