L’Assemblée vote des bémols à la hausse du minimum vieillesse
L'Assemblée a voté à la quasi-unanimité vendredi la hausse du minimum vieillesse de 100 euros en trois fois, dans le cadre du...

L’Assemblée vote des bémols à la hausse du minimum vieillesse

L'Assemblée a voté à la quasi-unanimité vendredi la hausse du minimum vieillesse de 100 euros en trois fois, dans le cadre du...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

L'Assemblée a voté à la quasi-unanimité vendredi la hausse du minimum vieillesse de 100 euros en trois fois, dans le cadre du projet de budget de la Sécurité sociale, des élus de divers bords regrettant néanmoins un maintien "en dessous du seuil de pauvreté".

L'article, adopté par 59 voix et 4 abstentions, vise à revaloriser l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA). Cette allocation, qui est jusqu'à présent de 803 euros par mois pour une personne seule, sera augmentée de 100 euros par mois en trois fois: +30 euros en avril 2018, +35 euros au 1er janvier 2019 et +35 euros en janvier 2020.

Selon le gouvernement, 46.000 nouveaux bénéficiaires devraient être éligibles à l’ASPA, s’ajoutant aux 550.300 allocataires actuels, pour un coût de 525 millions d’euros sur trois ans.

La ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn a mis en avant l'objectif partagé avec cet "engagement fort du président de la République", à savoir que les retraités "puissent vivre dans la dignité". "C'est donc un 13e mois pour ces personnes retraitées à l'issue de cette revalorisation", a-t-elle affirmé.

"Nous ne pouvons évidemment qu'être en accord avec une telle mesure", a affirmé Pierre Dharréville, l'un des porte-parole des députés communistes. Mais il a regretté que "cette revalorisation se situe en dessous du seuil de pauvreté, fixé à 1.015 euros".

Sébastien Jumel (PCF) a ajouté qu'il était "difficile de comprendre" pourquoi la mesure était réalisée en "trois paliers", une critique également formulée par l'élu du groupe Nouvelle Gauche, Joël Aviragnet (PS).

S'il a également salué la mesure, Gilles Lurton (LR) a formulé la même réserve sur le seuil de pauvreté et regretté que les agriculteurs et leurs conjoints ne soient pas concernés.

"Quand M. Macron déclare qu'il souhaite augmenter le minimum vieillesse, bien évidemment nous soutenons son initiative. Mais, voyez-vous, agir socialement, c'est agir vraiment, non pas distribuer quelques miettes comme artifice de communication", a lancé l'Insoumis Adrien Quatennens.

"On peut dire qu'on peut toujours faire plus", mais "quand on a quelque chose en plus, on pourrait quand même le souligner", a jugé pour sa part le chef de file du MoDem, Marc Fesneau.

Un amendement gouvernemental a été adopté pour éviter que des personnes ne sortent de l'accès à l'aide au paiement d'une assurance complémentaire santé (ACS) en raison de la revalorisation de l'ASPA.

Dans la foulée, les députés ont voté une harmonisation des dates de revalorisation des pensions de retraite et de l'ASPA au 1er janvier, que la gauche et la droite ont dénoncée comme un "tour de passe-passe" nuisant au pouvoir d'achat des retraités.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Debate on no-confidence motions against the 2026 finance bill at National Assembly
5min

Politique

Prix du Trombinoscope : Sébastien Lecornu, Amélie De Montchalin, Olivier Faure parmi les lauréats

Le jury du Prix du Trombinoscope, dont Public Sénat est partenaire, a dévoilé son palmarès annuel. Plusieurs figures de premier plan ont été distinguées, parmi lesquelles Sébastien Lecornu, Amélie de Montchalin, le duo des sénateurs de la commissions d’enquêtes sur les aides publiques aux entreprises ou Olivier Faure. Des récompenses qui mettent en lumière une année politique marquée par la tension budgétaire, la recherche de compromis et le retour au premier plan du Parlement.

Le

L’Assemblée vote des bémols à la hausse du minimum vieillesse
3min

Politique

La nomination d'Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes, une décision « aux antipodes de l'éthique », brocarde le sénateur Jean-Raymond Hugonet

Le sénateur LR Jean-Raymond Hugonet a interpellé le gouvernement sur la nomination d'Amélie de Montchalin, actuelle ministre du Budget, comme présidente de la Cour des comptes. L’élu dénonce un risque de conflit d’intérêts. Maud Bregeon, la porte-parole du gouvernement, accuse les oppositions de cibler la couleur politique d’Amélie de Montchalin.

Le

Paris : Proces Joel Guerriau et Sandrine Josso
2min

Politique

Condamnation de Joel Guerriau : Sandrine Josso reçue par Gérard Larcher, ce mercredi à 18h30

15 jours après la condamnation de l’ex-sénateur Joël Guerriau à quatre ans de prison, dont 18 mois ferme, pour avoir drogué en 2023 la députée Sandrine Josso en vue de la violer, Gérard Larcher va recevoir l’élue, ce mercredi. La députée avait fait part de son regret de ne pas avoir reçu de marque de soutien de la part du président du Sénat.

Le