L’Assemblée vote la création de « points d’accueil » pour des soins non urgents
L'Assemblée nationale a adopté jeudi à l'unanimité en première lecture une proposition de loi MoDem visant à créer des "points d...

L’Assemblée vote la création de « points d’accueil » pour des soins non urgents

L'Assemblée nationale a adopté jeudi à l'unanimité en première lecture une proposition de loi MoDem visant à créer des "points d...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'Assemblée nationale a adopté jeudi à l'unanimité en première lecture une proposition de loi MoDem visant à créer des "points d'accueil pour soins immédiats" (PASI), "chaînon manquant" entre la médecine de ville et les urgences.

La proposition de loi adoptée par 40 voix et qualifiée par son rapporteur Cyrille Isaac-Sibille de "modeste mais importante pour nos concitoyens", permet la création de structures accueillant les soins demandant une réponse immédiate, mais ne mettant pas en jeu le pronostic vital du patient, comme une entorse.

Ces structures s'appuieraient sur un "plateau technique simple", d'imagerie, de biologie voire de petite chirurgie, et permettraient selon le rapporteur une "réponse efficace permettant de soulager les urgences". Elles seraient identifiées par une croix orange.

La commission des Affaires sociales avait restreint ces PASI dans le seul cadre des projets territoriaux de santé (PTS) ou de communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) crées à l'été 2019.

Une restriction qui mettait en péril la création rapide des structures, "affaiblissement" déploré par plusieurs orateurs.

Un compromis a cependant été trouvé dans l'hémicycle, avec un amendement du rapporteur, qui donne aux Agences régionales de santé (ARS) la possibilité de labelliser les PASI en attendant la création des CPTS, pour une durée de cinq ans.

Ce compromis, salué par tout l'hémicycle, a permis de redonner de la "souplesse" et de la "réactivité" au dispositif, selon le rapporteur.

Adrien Taquet, secrétaire d'État chargé de la Protection de l'enfance, a encouragé la création d'un "outil concret", en soulignant être "attaché à ce que les PASI s'inscrivent dans la coopération entre acteurs de la santé".

Stéphane Peu (PCF) a cependant souligné que le dispositif proposé n'était qu'"un simple palliatif dans le problème d'accès aux soins", quand le député LFI Jean-Hugues Ratenon l'a qualifié de "rustine".

Ce texte a été l'occasion pour tous les orateurs de rappeler les difficultés rencontrées par le système de santé français et notamment des urgences.

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
8min

Politique

Avec le retrait du plaider-coupable en matière criminel, « Gérald Darmanin fait de la politique sur le dos des victimes », regrette la rapporteure du texte au Sénat

Suite au rejet du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes en commission des lois de l’Assemblée nationale mercredi, Gérald Darmanin a annoncé le retrait complet du « plaider-coupable » criminel, l’un des dispositifs les plus polémiques de son texte. Une « déception » pour les rapporteurs du texte au Sénat.

Le

Le Sénat rejette le projet de loi de financement de la Sécurité sociale en nouvelle lecture
9min

Politique

Protection de l’enfance examinée au Sénat en octobre : « Le texte aurait mérité d’être inscrit avant », pointe la sénatrice centriste Dominique Vérien

Face à l’émoi suscité par l’affaire Lyhanna, le gouvernement va profiter de l’examen du texte sur la protection de l’enfance pour ajouter de nouvelles mesures. Le Sénat n’examinera pas le texte avant le 8 octobre. Trop tard, pour la centriste Dominique Vérien. La présidente de la commission des lois, Muriel Jourda, interroge surtout le recours à ce projet de loi. « Réagir par un texte sans lien avec l’affaire Lyhanna revient à faire de la loi un outil de communication », pointe la sénatrice LR.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
6min

Politique

Affaire Lyhanna : la proposition d’une peine de perpétuité pour les violeurs en série, laisse perplexe le monde judiciaire

A l’issue d’une réunion de crise avec plusieurs ministres sur les dysfonctionnements qui ont conduit à l’affaire Lyhanna, le chef du gouvernement Sébastien Lecornu a proposé de renforcer les peines pour les violeurs en série sur mineurs, qui pourront encourir la perpétuité au lieu de 20 ans actuellement. La proposition est difficilement applicable pour les magistrats et avocats.

Le