L'Assemblée nationale a adopté mardi soir en première lecture le projet de budget de la Défense pour 2018, en augmentation de 1,8 milliard par rapport à l'année précédente, conformément aux engagements du gouvernement.
Ce premier budget du quinquennat du président Emmanuel Macron, doté de 32,4 milliards d'euros, "prévoit une hausse historique de 1,8 milliard d'euros", a déclaré devant les députés la ministre des Armées Florence Parly. "C'est un effort inédit, le point de départ d'une remontée en puissance exceptionnelle, puisque chaque année ensuite, et ceci jusqu'en 2022, le budget du ministère des Armées augmentera de 1,7 milliard par an".
Ce projet de budget, en hausse de 5,6% par rapport au budget 2017, accorde 1,2 milliard d'euros supplémentaire aux crédits d'équipements, a ajouté la ministre. "C'est un budget de remontée en puissance qui répond aux besoins des armées et prépare leur avenir, que je veux ambitieux, innovant, autonome et européen aussi".
A la tribune de l'Assemblée, Florence Parly a réaffirmé le but de parvenir à ce que la France, en 2025, consacre 2% de son Produit intérieur brut (PIB) à la Défense. Ce chiffre sera de 1,82% en 2018, contre 1,7% un an plus tôt.
La ministre de la Défense Florence Parly à l'Elysée le 13 octobre 2017
AFP/Archives
Pour les Républicains, le député Charles de La Verpillière, tout en reconnaissant que l'augmentation de 1,8 milliard était "bienvenue", a déclaré que "les députés Les Républicains éprouvent des doutes et des inquiétudes concernant en premier lieu l'exécution du budget 2017, après l'annulation de 850 millions de crédits inscrits à ce budget. Etes-vous certaine, Madame la ministre, que cela ne va pas affecter les capacités opérationnelles" des forces armées ? "Cela réduit à peu de choses, reconnaissez-le, l'augmentation réelle de ce budget 2018", a-t-il ajouté.
Le député LREM Jean-Charles Larsonneur, membre de la Commission de la Défense, a précisé que "l'effort de réarmement" représenté par le projet de budget 2018 présentait "une forte hausse des crédits d'équipements" qui permettrait notamment l'acquisition d'un satellite Musis, de deux avions de transport A 400M, huit hélicoptères Caïman, cinq hélicoptères Tigre, trois Rafale et les trois premiers véhicules Griffon du programme de blindés Scorpion.
Entendu par la commission d'enquête sénatoriale sur le financement privé des politiques publiques, Arnaud Rérolle, le directeur général de Périclès, un organe de financement abondé par le milliardaire ultraconservateur Pierre-Edouard Stérin, s’est défendu de toute entreprise politique. S’il assume la volonté de défendre des projets portés par une ligne « de droite, d’inspiration libérale-conservatrice », il assure ne pas chercher à construire « une majorité politique » en vue de 2027.
Le sénateur Les Républicains Francis Szpiner, ancien maire du XVIe arrondissement, est visé depuis octobre 2024 par une enquête du parquet de Paris. L’élu est suspecté d’avoir monnayé les faveurs sexuelles d’une jeune femme contre l’attribution d’un logement social. Des faits contestés par l’intéressé, qui devrait être prochainement placé en garde à vue.
Après deux volets sur l’océan Indien et l’océan Atlantique, la délégation sénatoriale aux Outre-mer s’est penchée sur l’intégration régionale de la Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna et la Polynésie française, jugée insuffisante. Les sénateurs appellent la France et l’Union européenne à prioriser ces territoires, notamment via un ministère dédié, dans une région clé de la géopolitique mondiale.
Dans son rapport annuel, la Haute autorité de la transparence de la vie publique (HATVP) indique avoir réalisé un contrôle de 5 795 déclarations patrimoniales et d’intérêts des responsables publics et a rendu 641 avis sur des projets de mobilité professionnelle entre les secteurs public et privé. 57 dossiers ont été transmis au parquet pour défaut de déclaration. Des chiffres record. La Haute autorité formule également des propositions pour rationaliser ses contrôles.