L’avertissement de Laurent Berger à Emmanuel Macron : « Partagez le pouvoir »
Invité de l’émission L’épreuve de Vérité sur Public Sénat, en partenariat avec l’AFP, Les Échos et Radio Classique, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a adressé un avertissement à Emmanuel Macron : « Il n’y a pas de transformation de la société si on n’emmène pas les corps intermédiaires avec » a-t-il prévenu.

L’avertissement de Laurent Berger à Emmanuel Macron : « Partagez le pouvoir »

Invité de l’émission L’épreuve de Vérité sur Public Sénat, en partenariat avec l’AFP, Les Échos et Radio Classique, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a adressé un avertissement à Emmanuel Macron : « Il n’y a pas de transformation de la société si on n’emmène pas les corps intermédiaires avec » a-t-il prévenu.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le lendemain de l’élection du président de la République, Laurent Berger lui a écrit une lettre, qu’il résume en trois mots : « partagez le pouvoir ». Avec le train des réformes annoncées (ferroviaire, formation professionnelle, assurance chômage…), le patron de la CFDT considère que « le gouvernement est à la croisée des chemins ». « Est-ce que, dans sa volonté de transformer le pays, il veut le faire en concertant, en discutant (…) ou est ce qu’il veut faire sans ? S’il veut faire sans, ça court à l’échec »  a-t-il prédit.

Laurent Berger en voit la preuve avec l’exemple de l’Italie et du mandat de Matteo Renzi (président du Conseil de 2014 à 2016). « Il s’est cassé la figure, excusez-moi de le dire, parce qu’il n’y a pas de transformation de la société si on n’emmène pas les corps intermédiaires avec (…) Moi, j’entends cette légitimité politique mais il y a aussi l’exercice de la démocratie sociale. Ce n’est pas une concurrence, c’est une imbrication des deux » a-t-il assuré.

« Partout, on a l’impression qu’il s’agit d’une forme de défiance à l’égard des corps intermédiaires. Et bien si cette défiance devenait un mode de gouvernement, ça ira à l’échec » a-t-il alerté une dernière fois.

Partager cet article

Dans la même thématique

L’avertissement de Laurent Berger à Emmanuel Macron : « Partagez le pouvoir »
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le