L’avertissement de Laurent Berger à Emmanuel Macron : « Partagez le pouvoir »
Invité de l’émission L’épreuve de Vérité sur Public Sénat, en partenariat avec l’AFP, Les Échos et Radio Classique, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a adressé un avertissement à Emmanuel Macron : « Il n’y a pas de transformation de la société si on n’emmène pas les corps intermédiaires avec » a-t-il prévenu.

L’avertissement de Laurent Berger à Emmanuel Macron : « Partagez le pouvoir »

Invité de l’émission L’épreuve de Vérité sur Public Sénat, en partenariat avec l’AFP, Les Échos et Radio Classique, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a adressé un avertissement à Emmanuel Macron : « Il n’y a pas de transformation de la société si on n’emmène pas les corps intermédiaires avec » a-t-il prévenu.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le lendemain de l’élection du président de la République, Laurent Berger lui a écrit une lettre, qu’il résume en trois mots : « partagez le pouvoir ». Avec le train des réformes annoncées (ferroviaire, formation professionnelle, assurance chômage…), le patron de la CFDT considère que « le gouvernement est à la croisée des chemins ». « Est-ce que, dans sa volonté de transformer le pays, il veut le faire en concertant, en discutant (…) ou est ce qu’il veut faire sans ? S’il veut faire sans, ça court à l’échec »  a-t-il prédit.

Laurent Berger en voit la preuve avec l’exemple de l’Italie et du mandat de Matteo Renzi (président du Conseil de 2014 à 2016). « Il s’est cassé la figure, excusez-moi de le dire, parce qu’il n’y a pas de transformation de la société si on n’emmène pas les corps intermédiaires avec (…) Moi, j’entends cette légitimité politique mais il y a aussi l’exercice de la démocratie sociale. Ce n’est pas une concurrence, c’est une imbrication des deux » a-t-il assuré.

« Partout, on a l’impression qu’il s’agit d’une forme de défiance à l’égard des corps intermédiaires. Et bien si cette défiance devenait un mode de gouvernement, ça ira à l’échec » a-t-il alerté une dernière fois.

Partager cet article

Dans la même thématique

Glucksmann
6min

Politique

Le sénateur Place Publique Bernard Jomier appelle à créer « un intergroupe » rassemblant les pro-Glucksmann au Sénat

« Il va y avoir un travail en commun des sénateurs qui soutiennent Raphaël Glucksmann », soutient le sénateur de Paris, après la victoire écrasante de Raphaël Glucksmann à la primaire de la gauche sociale-démocrate. Il tend notamment « la main » aux sénateurs écologistes, qu’il a rejoints. Mais du côté du groupe PS, l’initiative laisse pour l’heure plus dubitatif.

Le

Bram: Raphael Glucksmann at Les Rencontres de la Gauche
8min

Politique

Présidentielle : de quels moyens va bénéficier Raphaël Glucksmann, désormais candidat du PS, pour faire campagne ?

Officiellement investi pour la campagne présidentielle, Raphaël Glucksmann va pouvoir bénéficier de l’expertise technique et militante du Parti socialiste pour la course à l’Elysée. Du fait de son poids politique, le parti à la rose devrait également être le premier contributeur financier de sa campagne. Le Canard enchaîné évoque un plafond à 2,4 millions d’euros, loin toutefois de ce qui avait été déboursé pour Anne Hidalgo ou Benoît Hamon.

Le

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Modernisation de la radio : la proposition de loi de Laurent Lafon pour assouplir la réglementation et soutenir le secteur

Déposée le 16 juin 2026 à l’initiative du sénateur Laurent Lafon, la proposition de loi relative à la modernisation de la radio sera débattue demain en séance publique. Adoptée largement par la Commission de la culture le 7 octobre 2026 et soutenue par les acteurs de la radio, la proposition de loi vise à assouplir la règlementation et favoriser le développement de la radio numérique terrestre dans un contexte de relatif déclin de la radio française.

Le

Paris Students and Police face to face
6min

Politique

Mobilisation lycéenne : le recours aux gardes à vue est-il justifié ?

Depuis le début du mouvement, 6 877 personnes ont été placées en garde à vue, dont une très grande majorité de mineurs. Une mesure de contrainte injustifiée selon plusieurs avocats, qui y voient plutôt une volonté de la part des forces de l’ordre de sanctionner les manifestants.

Le