L’écologiste De Rugy veut un pouvoir accru du Parlement européen
François de Rugy, candidat écologiste à la primaire organisée par le PS, a plaidé mardi pour un pouvoir accru du Parlement...

L’écologiste De Rugy veut un pouvoir accru du Parlement européen

François de Rugy, candidat écologiste à la primaire organisée par le PS, a plaidé mardi pour un pouvoir accru du Parlement...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

François de Rugy, candidat écologiste à la primaire organisée par le PS, a plaidé mardi pour un pouvoir accru du Parlement européen face à la Commission européenne et aux États membres de l'UE.

"Je ne suis pas satisfait du fonctionnement de l'Union européenne actuelle", a déclaré le président du Parti écologiste à l'antenne de franceinfo, souhaitant cependant que "la France continue à être un des moteurs de la construction européenne".

"Je souhaite que ce soit le Parlement européen qui soit le lieu de décision en Europe. Et donc, que s'il y a des différends entre la Commission, les chefs d’État et de gouvernement, et le Parlement, ce soit le Parlement qui ait le dernier mot", a-t-il poursuivi.

"Je souhaite que la Commission européenne soit responsable devant le Parlement européen. Les députés européens eux, ils ont été élus par l'ensemble des peuples d'Europe", a-t-il justifié.

Concernant les politiques économiques des pays membres de l'Union européenne, M. De Rugy a appelé à ne pas creuser davantage les déficits.

"Les pays quels qu'ils soient, la France y compris, ne peuvent pas continuer à dire +on va faire du déficit et puis après moi le déluge+ ou +la croissance paiera+ : elle n'est plus à des niveaux qui permettent de faire ça", a-t-il expliqué.

"Ne dépensons pas plus que ce que nous avons comme recettes, parce qu'à la fin, ça finit toujours par des augmentations d'impôts, et c'est toujours les classes moyennes qui paient".

Le député de Loire-Atlantique a par ailleurs reçu le soutien à sa candidature du député PS de Gironde Philippe Plisson. M. De Rugy "fait partie de notre groupe depuis deux ans" et "c'est le programme qu'il nous faut", a indiqué à l'AFP le député girondin.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Deputes dans la salle des quatre colonnes
7min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : dénonçant sa place sur la liste de Renaud Muselier, Valérie Boyer se lance de son côté

La sénatrice LR sortante, qui avait obtenu l’investiture à la troisième place d’une liste d’union UDI-Renaissance-LR, demandait la première place. Après avoir dénoncé un accord déséquilibré et se sentant « en décalage politique », Valérie Boyer décide de lancer sa liste dissidente. Renaud Muselier « regrette qu’elle ait cassé l’accord ». De quoi amener une dose d’incertitude de plus dans le scrutin.

Le

Tribute to Edgar Morin
7min

Politique

Présidentielle 2027 : « La candidature de Bernard Cazeneuve traduit la difficulté de notre personnel politique à se renouveler », selon Bruno Cautrès

Bernard Cazeneuve s'avance un peu plus sur le chemin déjà bien embouteillé de la présidentielle. Sans se déclarer officiellement candidat, l'ancien Premier ministre vient de publier une « Lettre aux Français » aux allures de programme, couplée à une interview dans Le Parisien dans laquelle il réaffirme son positionnement social-démocrate. Un espace déjà convoité par François Hollande et Raphaël Glucksmann.

Le

Montrouge: Entretiens politiques sur l energie avec Terra Nova
9min

Politique

Présidentielle : devant ses amis réunis à la questure du Sénat, François Hollande se prépare et met en garde contre les « candidatures de témoignage »

L’ancien chef de l’Etat, qui aspire à la redevenir, a réuni ses fidèles mercredi soir à la questure du Sénat. François Hollande, qui sortira un livre début septembre, planche sur « quelques grandes idées ». S’il n’est pas encore déclaré, il espère être en situation pour pouvoir se lancer. Mais pour lui, l’éventuel retour à l’Elysée ne passera pas par la case primaire.

Le

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le