L’écologiste Jadot voit du « courage politique » dans la démarche de Valls
Yannick Jadot (EELV) a estimé mercredi que Manuel Valls avait du "courage politique" après la décision de l'ancien Premier...

L’écologiste Jadot voit du « courage politique » dans la démarche de Valls

Yannick Jadot (EELV) a estimé mercredi que Manuel Valls avait du "courage politique" après la décision de l'ancien Premier...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Yannick Jadot (EELV) a estimé mercredi que Manuel Valls avait du "courage politique" après la décision de l'ancien Premier ministre de se présenter aux législatives sous la bannière En Marche ! et déclaré qu'il serait "logique" qu'il quitte le PS.

"Le PS est en train de gérer un moment de clarification politique. Je trouve que Valls a du courage politique, il soutient globalement les mêmes idées de Macron, c'est normal qu'il le rejoigne", a estimé l'ancien candidat écologiste à l'élection présidentielle sur LCP.

Doit-il pour autant quitter le PS ? "Oui, bien sûr, ce serait logique", a répondu M. Jadot. "La suite, c'est de poursuivre le travail réalisé durant le quinquennat avec Macron, il (Valls) va au bout de ses idées, il n'est plus d'accord avec le PS, il s'en va, il est d'accord avec Macron, il le rejoint, c'est normal".

Revenant sur la "plateforme" du PS pour les législatives, M. Jadot a regretté que certaines mesures phares du projet présidentiel de l'ancien candidat Benoît Hamon soient écartées. "Le PS a remis en cause le beau projet que l'on a porté pendant la présidentielle en mettant de côté les ambitions écologiques, le revenu universel, ou le partage du temps de travail", a déploré cet eurodéputé écologiste.

"J'invite donc les électeurs à tirer les conclusions: dans la plupart des circonscriptions où il y a un candidat socialiste et écologiste, il faudra voter écologiste si on veut de l'écologie à l'Assemblée nationale", a-t-il plaidé.

Alors que le candidat PS défait à l'élection présidentielle a annoncé mercredi la création d'un "large mouvement transpartisan" pour cet été, M. Jadot a également appelé au "rassemblement".

"Face aux assauts hégémonistes des Insoumis, d'En Marche!, on ne peut pas attendre un congrès du PS pour recomposer la gauche", a-t-il estimé, mettant en garde contre le "risque que les idées écologistes ne soient plus représentées" à l'Assemblée.

Interrogé sur son éventuelle volonté de participer à la "majorité présidentielle" du président élu, l'élu EELV a répondu: "Je ne serai pas de la majorité présidentielle autour d'un projet Macron dans lequel je ne me retrouve pas, mais à partir du moment où ce président a la volonté d'engager la transition écologique, je serai de tous ces combats-là".

Partager cet article

Dans la même thématique

L’écologiste Jadot voit du « courage politique » dans la démarche de Valls
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le