L’Émission politique: Hamon et Laurent dénoncent un casting qui met en doute la neutralité du « service public »
L'ex-candidat PS à la présidentielle, Benoît Hamon, et le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, ont tous deux protesté...

L’Émission politique: Hamon et Laurent dénoncent un casting qui met en doute la neutralité du « service public »

L'ex-candidat PS à la présidentielle, Benoît Hamon, et le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, ont tous deux protesté...
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L'ex-candidat PS à la présidentielle, Benoît Hamon, et le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, ont tous deux protesté mardi contre la programmation de L'Emission politique jeudi, à laquelle il n'ont pas été invités, demandant à France TV d'élargir son casting au nom du "service public".

"Votre programmation jette un doute extrêmement regrettable sur la neutralité du service public, et alimentera les soupçons que nos concitoyens nourrissent envers leurs médias publics", écrit Benoît Hamon, fondateur du mouvement Générations, dans une lettre à la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, rendue publique mardi.

"Rien ne justifie cette mise à l'écart des antennes (...) Mais le gouvernement préfère imposer ses interlocuteurs et dicte même la forme des émissions politiques. Le service public n'a pas à se plier à ses injonctions", a renchéri dans un communiqué Pierre Laurent.

L'Emission politique proposera jeudi pour son dernier numéro de la saison un format inédit avec des interviews successives de responsables des cinq principales formations politiques du pays, Christophe Castaner (La République en Marche), Olivier Faure (Parti socialiste), Marine Le Pen (Front national), Jean-Luc Mélenchon (La France Insoumise) et Laurent Wauquiez (Les Républicains).

L'Émission politique voulait au départ organiser un grand débat entre les leaders des principaux partis, mais face au refus de certains responsables politiques invités, elle a changé de formule avec des interviews séparées des différents intervenants.

"Sous la pression du parti du président de la République, le débat initialement prévu a été modifié en une succession d’interviews et certains invités envisagés ont finalement été mis à l’écart", accuse Benoît Hamon.

Il juge qu'il aurait "été logique" d'inviter "l'un des cinq candidats ayant rassemblé le plus de suffrages lors de la dernière présidentielle". "Pourquoi encore n'inviter aucun représentant de l'écologie politique?", demande-t-il.

"Nous souhaitons que vous leviez au plus tôt les doutes en rétablissant le pluralisme parmi les invités (...) sauf à croire que (...) le parti présidentiel vous impose désormais ouvertement ses choix", conclut la lettre à Mme Ernotte, co-signée par Claire Monod et Guillaume Balas, coordinateurs de Générations.

"Le Parti communiste est l'une des formations les plus actives dans les mobilisations sociales qui dominent l'actualité. Ses propositions animent utilement le débat démocratique", a défendu de son côté Pierre Laurent.

"Le PCF demande donc des engagements précis sur le respect de son droit à la confrontation pluraliste et demande sa participation à L’Émission politique du 17 mai. La démocratie a tout à y gagner", a-t-il poursuivi, estimant que "le choix du casting obéit chaque fois aux mêmes règles (...), au nom desquelles le déni démocratique se répète systématiquement pour toutes les grandes émissions politiques".

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