L’Etat auteur d’un « racisme territorial » envers les collectivités locales, selon un député LR
Le député LR de l'Essonne Robin Reda a dénoncé jeudi le "racisme territorial d’État" envers les collectivités territoriales,...

L’Etat auteur d’un « racisme territorial » envers les collectivités locales, selon un député LR

Le député LR de l'Essonne Robin Reda a dénoncé jeudi le "racisme territorial d’État" envers les collectivités territoriales,...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le député LR de l'Essonne Robin Reda a dénoncé jeudi le "racisme territorial d’État" envers les collectivités territoriales, alors que s'ouvre la conférence nationale des territoires, dans un climat tendu entre État et collectivités.

"Que ce soit sur l’asphyxie financière des communes, sur la hausse des dépenses sociales non compensées ou les transferts unilatéraux de politiques publiques, le gouvernement fait preuve d’une technocratie centralisatrice sans précédent", a fustigé Robin Reda dans un communiqué.

La Conférence des territoires (CNT) qui réunit depuis juillet 2017 tous les six mois les membres du gouvernement, associations d'élus, parlementaires et autres acteurs des collectivités s'ouvre jeudi dans un climat houleux. Les relations déjà agitées entre collectivités et État se sont détériorées ces derniers mois et la conférence sera boudée par l'association des Régions, des départements (ADF) et une partie des maires (AMF).

"Si l’on s’en tient à la définition du racisme, c’est-à-dire d’une attitude d'hostilité de principe et de rejet envers une catégorie de personnes [y compris morales], alors le gouvernement est l’auteur d’un racisme territorial institutionnalisé envers les collectivités locales", a tancé le député.

En cause notamment, les contrats financiers passés avec des collectivités pour limiter la hausse de leurs dépenses de fonctionnement à 1,2% par an.

Un mépris "constant" et "systématique" envers les collectivités locales "depuis douze mois" selon M. Reda, l'un des porte-parole du mouvement "Libres !" dirigé par Valérie Pécresse, associé aux Républicains (LR).

Partager cet article

Dans la même thématique

Clashes During Paris Austerity Protests
6min

Politique

Après les pillages du 17 octobre, faut-il couper les réseaux sociaux ?

Gabriel Attal relance l’idée d’un blocage temporaire des plateformes dans les zones touchées par les violences, après le chao du week-end. Elles facilitent les rassemblements et démultiplient les images de casse, mais leur rôle dépasse la seule organisation des émeutes.

Le

Paris France Protests
9min

Politique

Violences du 17 octobre : pourquoi l’état d’urgence est écarté par le gouvernement ?

Après un week-end marqué par des scènes de chaos et de pillages dans plusieurs villes, l’exécutif exclut pour le moment le recours à l’état d’urgence, préférant la mise en place de « couvre-feux localisés ». De quels moyens dispose l’exécutif pour rétablir l’ordre ? Inventaire de la boîte à outils sécuritaire dont dispose le gouvernement pour rétablir l’ordre.

Le

NORD – RASSEMBLEMENT MAIRIE
3min

Politique

Après les violences du 17 octobre, les maires font front devant leurs mairies

Au lendemain d’une mobilisation contre la vie chère qui a dégénéré en pillages et en assauts contre des hôtels de ville, l’Association des maires de France (AMF) appelle à un rassemblement ce lundi 19 octobre, à partir de midi. Les maires de Paris, Lyon et Marseille seront reçus par Sébastien Lecornu, à leur demande.

Le

France: Emmanuel MACRON Addresses The French People After Violent Protests
6min

Politique

Violences du 17 octobre : Macron exprime sa « colère » et sa « honte » et promet « toute la transparence »

Au lendemain des pillages et des dégradations qui ont frappé plusieurs villes françaises, le chef de l’État a promis de tirer « toutes les leçons » de la journée du 17 octobre. Face aux appels de la droite à décréter l’état d’urgence, il a privilégié le renforcement des mesures de protection et tenté de dissocier les violences des revendications contre la vie chère.

Le