L’Etat auteur d’un « racisme territorial » envers les collectivités locales, selon un député LR
Le député LR de l'Essonne Robin Reda a dénoncé jeudi le "racisme territorial d’État" envers les collectivités territoriales,...

L’Etat auteur d’un « racisme territorial » envers les collectivités locales, selon un député LR

Le député LR de l'Essonne Robin Reda a dénoncé jeudi le "racisme territorial d’État" envers les collectivités territoriales,...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le député LR de l'Essonne Robin Reda a dénoncé jeudi le "racisme territorial d’État" envers les collectivités territoriales, alors que s'ouvre la conférence nationale des territoires, dans un climat tendu entre État et collectivités.

"Que ce soit sur l’asphyxie financière des communes, sur la hausse des dépenses sociales non compensées ou les transferts unilatéraux de politiques publiques, le gouvernement fait preuve d’une technocratie centralisatrice sans précédent", a fustigé Robin Reda dans un communiqué.

La Conférence des territoires (CNT) qui réunit depuis juillet 2017 tous les six mois les membres du gouvernement, associations d'élus, parlementaires et autres acteurs des collectivités s'ouvre jeudi dans un climat houleux. Les relations déjà agitées entre collectivités et État se sont détériorées ces derniers mois et la conférence sera boudée par l'association des Régions, des départements (ADF) et une partie des maires (AMF).

"Si l’on s’en tient à la définition du racisme, c’est-à-dire d’une attitude d'hostilité de principe et de rejet envers une catégorie de personnes [y compris morales], alors le gouvernement est l’auteur d’un racisme territorial institutionnalisé envers les collectivités locales", a tancé le député.

En cause notamment, les contrats financiers passés avec des collectivités pour limiter la hausse de leurs dépenses de fonctionnement à 1,2% par an.

Un mépris "constant" et "systématique" envers les collectivités locales "depuis douze mois" selon M. Reda, l'un des porte-parole du mouvement "Libres !" dirigé par Valérie Pécresse, associé aux Républicains (LR).

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Royaume-Uni : Keir Starmer face à « la défiance » de son propre camp, après de nouvelles révélations entre Jeffrey Epstein et l’ancien ambassadeur britannique à Washington

Le Premier ministre essuie les conséquences de sa décision de nommer Peter Mandelson en tant qu’ambassadeur à Washington en 2024, alors que ses liens avec Jeffrey Epstein étaient déjà connus. Après la publication de nouveaux fichiers sur le financier américain, la pression s’accentue contre Keir Starmer, déjà fragilisé depuis le début de son mandat.

Le

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?
8min

Politique

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?

Le ministère de l’Intérieur a déclenché les foudres des Insoumis en classant ce mouvement pour la première fois à l’extrême gauche, dans une circulaire adressée aux préfets en vue de la catégorisation des candidats et des listes. Ce n’est pas la première fois que la place Beauvau est critiquée pour ses choix.

Le

Epstein Library – Photo Illustration
3min

Politique

Affaire Epstein : les victimes du « rabatteur » français Jean-Luc Brunel continuent leur combat devant la justice

La publication de 3 millions de documents concernant Jeffrey Epstein, par le ministère américain de la justice, a confirmé la dimension planétaire de cette affaire de crimes sexuels. Depuis plusieurs années déjà, des victimes de l’ancien agent de mannequin, le Français, Jean-Luc Brunel, considéré comme un « rabatteur » de Jeffrey Epstein, demandent réparation. Certaines d’entre elles étaient présentes au Sénat en 2021 pour une table ronde sur les victimes de violences sexuelles dans le milieu de la mode.

Le