L’Etat auteur d’un « racisme territorial » envers les collectivités locales, selon un député LR
Le député LR de l'Essonne Robin Reda a dénoncé jeudi le "racisme territorial d’État" envers les collectivités territoriales,...

L’Etat auteur d’un « racisme territorial » envers les collectivités locales, selon un député LR

Le député LR de l'Essonne Robin Reda a dénoncé jeudi le "racisme territorial d’État" envers les collectivités territoriales,...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le député LR de l'Essonne Robin Reda a dénoncé jeudi le "racisme territorial d’État" envers les collectivités territoriales, alors que s'ouvre la conférence nationale des territoires, dans un climat tendu entre État et collectivités.

"Que ce soit sur l’asphyxie financière des communes, sur la hausse des dépenses sociales non compensées ou les transferts unilatéraux de politiques publiques, le gouvernement fait preuve d’une technocratie centralisatrice sans précédent", a fustigé Robin Reda dans un communiqué.

La Conférence des territoires (CNT) qui réunit depuis juillet 2017 tous les six mois les membres du gouvernement, associations d'élus, parlementaires et autres acteurs des collectivités s'ouvre jeudi dans un climat houleux. Les relations déjà agitées entre collectivités et État se sont détériorées ces derniers mois et la conférence sera boudée par l'association des Régions, des départements (ADF) et une partie des maires (AMF).

"Si l’on s’en tient à la définition du racisme, c’est-à-dire d’une attitude d'hostilité de principe et de rejet envers une catégorie de personnes [y compris morales], alors le gouvernement est l’auteur d’un racisme territorial institutionnalisé envers les collectivités locales", a tancé le député.

En cause notamment, les contrats financiers passés avec des collectivités pour limiter la hausse de leurs dépenses de fonctionnement à 1,2% par an.

Un mépris "constant" et "systématique" envers les collectivités locales "depuis douze mois" selon M. Reda, l'un des porte-parole du mouvement "Libres !" dirigé par Valérie Pécresse, associé aux Républicains (LR).

Partager cet article

Dans la même thématique

Sammy Baloji, Clémentine Samba Mushidi, Kasaji, province du Lualaba, 2018 – Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la galerie Imane Farès, Paris
4min

Politique

« Les festivals de l’été » : Aux rencontres photographiques d’Arles « Nous apportons le doute sur ce qu’on voit » revendique son directeur 

C’est le rendez-vous estival des amateurs de photographie. Pour leur 57ème édition, les Rencontres de la photographie d'Arles mettent à l’honneur le travail de photographes africains. Des nouveaux regards sur un continent central et une invitation renouvelée à une compréhension complexe de la réalité du monde, loin des images et des vérités assénées par les médias sociaux, comme le revendique son directeur Christoph Wiesner.

Le

L’Etat auteur d’un « racisme territorial » envers les collectivités locales, selon un député LR
4min

Politique

« Dans le monde politique et de l’entreprise, le pouvoir dénature les gens », observe Elisabeth Moreno

Si devenir ministre lui a permis de faire avancer la cause des femmes, elle a aussi, pendant deux ans, découvert l’envers du monde politique. Entre « carriérisme », environnement masculin et manque de soutien pour faire avancer le féminisme, Elisabeth Moreno revient sur ses combats, son expérience gouvernementale et les travers du pouvoir au micro de Rebecca Fitoussi, dans l’émission Un monde, un regard.

Le

Heat Wave in the North
5min

Politique

La justice ordonne le démantèlement de « mégabassines » en Charente-Maritime : les agriculteurs condamnés invoquent la loi d’urgence agricole et font appel

Neuf agriculteurs ont été condamnés par la justice, jeudi 23 juillet, à démanteler quatre retenues d’eau qu’ils utilisent illégalement depuis dix-sept ans. Ils ont annoncé faire appel et se fondent sur le prétendu « décalage » entre cette décision et la loi d’urgence agricole tout juste adoptée, très favorable au développement de ces « bassines ».

Le

PARIS, Conseil constitutionnel, Constitutional Council, Palais Royal
7min

Politique

Le Conseil constitutionnel est-il devenu un arbitre sursollicité ?

Longtemps perçu comme le gardien discret de la Constitution, le Conseil constitutionnel s’impose aujourd’hui comme l’un des acteurs incontournables de la vie politique. Jamais autant saisi sur les lois votées par le Parlement depuis une quinzaine d’années, il est devenu le passage obligé des textes les plus sensibles. Loin d'un dysfonctionnement, cette hyper-activité traduit les nouvelles dynamiques du pouvoir sous l'ère de la « majorité relative ».

Le