L’Etat pourrait à terme reprendre la dette de la SNCF, confirme Le Maire
Le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire a confirmé mardi que l'Etat pourrait reprendre à son compte la dette de...

L’Etat pourrait à terme reprendre la dette de la SNCF, confirme Le Maire

Le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire a confirmé mardi que l'Etat pourrait reprendre à son compte la dette de...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire a confirmé mardi que l'Etat pourrait reprendre à son compte la dette de la SNCF, actuellement proche de 47 milliards d'euros, sans toutefois préciser dans quelle proportion.

"D'ici la fin du quinquennat, nous pourrons envisager la reprise de la dette de la SNCF", mais cela "doit être un point d'aboutissement, pas un point de départ", a déclaré M. Le Maire, invité de l'émission Les 4 Vérités, sur France 2.

"Ca veut dire qu'une fois qu'on aura fait la transformation de la SNCF, qu'on aura transformé le statut des cheminots, dans le respect des cheminots et du travail qu'ils font, qu'on aura permis à la SNCF de renouer avec les bénéfices (...) nous pourrons envisager de reprendre la dette", a-t-il ajouté.

Interrogé sur la part que l'Etat pourrait reprendre à son compte, Bruno Le Maire s'est contenté d'affirmer avoir pour objectif que le contribuable ait à terme "moins à payer", grâce à l'amélioration de la situation financière de la SNCF.

"Aujourd'hui, la SNCF perd trois milliards d'euros par an. On ne peut pas continuer comme ça, on va droit dans le mur", a insisté le ministre, jugeant nécessaire que le groupe public soit "plus compétitif".

En présentant lundi son projet de réforme de la SNCF, le Premier ministre Edouard Philippe a assuré que l'Etat prendrait "sa part de responsabilité" dans le traitement de la dette ferroviaire, sans préciser non plus le montant de la dette qui pourrait être repris par l'Etat.

Le projet de réforme, qui prévoit notamment la fin du statut de cheminot pour les nouvelles recrues, a suscité de vives réactions chez les syndicats, qui se sont dits prêts à une grève "dure" et reconductible pour s'opposer au plan de l'exécutif.

Interrogé sur la menace d'un long conflit social, Bruno Le Maire a nié toute volonté de s'engager dans un "bras de fer" et de passer "en force".

"Ca fait 30 ans qu'on recule devant la transformation nécessaire de la SNCF, ça fait 30 ans qu'on voit les lignes se dégrader". Nous avons la "volonté d'aller vite parce qu'on ne peut pas attendre pour transformer la SNCF", a-t-il justifié.

Partager cet article

Dans la même thématique

Dette publique : la piste d’une annulation partielle, défendue par Jean-Luc Mélenchon, se heurte à de nombreuses difficultés
7min

Politique

Dette publique : la piste d’une annulation partielle, défendue par Jean-Luc Mélenchon, se heurte à de nombreuses difficultés

Le candidat de la France insoumise à l’élection présidentielle remet dans le débat sa proposition d’effacement des 20 % de la dette publique logée dans la Banque de France. Une solution en apparence miracle, qui en réalité rencontrerait plusieurs difficultés. Risques inflationnistes, mise au ban de l’Europe, perte de confiance : des obstacles comme des dangers barrent la route.

Le

SIPA_01234434_000029
6min

Politique

Présidentielle 2027 : Philippe et Attal font de l’école un nouveau terrain de bataille, au risque d’éreinter le bilan Macron

À quelques jours de la rentrée scolaire, Édouard Philippe et Gabriel Attal font de l’éducation l’un des premiers terrains de la présidentielle de 2027. Les deux anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron partagent un constat : niveau scolaire insuffisant, recrutement difficile, rémunération trop faible des enseignants, problèmes d’autorité, mais divergent sur les réponses à apporter. Une bataille programmatique qui les oblige aussi à se confronter à leur propre bilan au sein de la majorité depuis la présidentielle de 2017.

Le

Montreuil: Les rencontres de Montreuil pour rassembler la gauche
4min

Politique

Primaire PS/Place publique : comment va-t-elle se passer ?

Le bloc social-démocrate s’organise pour trouver son candidat à la présidentielle. Le Parti socialiste et Place publique organisent une primaire destinée à leurs adhérents et sympathisants. Ses modalités ont été longuement débattues : la question du prix de la participation ainsi que l’engagement à ne pas s’allier avec LFI aux législatives ont agité les négociateurs. L’accord trouvé doit être validé par les organes décisionnels des deux partis ce mardi soir.

Le

Capture d’écran du documentaire « Montand est à nous » d’Yves Jeuland
5min

Politique

Les « docus de l’été » : Du communisme à l’Aveu de Costa-Gavras, la vie d’Yves Montand racontée par Yves Jeuland

Fasciné depuis son enfance par la vie d’Yves Montand, dans son film Montand est à nous, Yves Jeuland nous propose un voyage dans la vie de la star française. Une forme d’inventaire affectif du réalisateur pour celui qui fut tour à tour un chanteur et un comédien engagé aux côtés du parti communiste avant d’en dénoncer les errements, dans l’un de ses rôles les plus célèbres, dans le film de Costa Gavras l’Aveu. "Montand est à nous", un documentaire d’Yves Jeuland à voir cet été sur Public Sénat.

Le