L’eurodéputée Sophie Montel quitte les Patriotes de Florian Philippot
L'eurodéputée Sophie Montel a annoncé jeudi son départ du jeune parti Les Patriotes, fondé à l'automne, dénonçant la "divine...

L’eurodéputée Sophie Montel quitte les Patriotes de Florian Philippot

L'eurodéputée Sophie Montel a annoncé jeudi son départ du jeune parti Les Patriotes, fondé à l'automne, dénonçant la "divine...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

L'eurodéputée Sophie Montel a annoncé jeudi son départ du jeune parti Les Patriotes, fondé à l'automne, dénonçant la "divine solitude" de son président Florian Philippot, ancien bras droit de Marine Le Pen.

"Après avoir quitté le Front national, dont l'aspect dysfonctionnel apparaît chaque jour un peu plus, je refuse de cautionner les mêmes dérives au sein de ma nouvelle formation", écrit dans un communiqué l'eurodéputée, qui avait quitté le FN pour suivre le souverainiste Florian Philippot et son projet de sortir la France de l'Union européenne (Frexit).

Sophie Montel s'était "largement désinvestie ces derniers temps des instances du mouvement et des activités militantes", a réagi de son côté le parti Les Patriotes, dans un communiqué.

Toujours partisane du Frexit, Sophie Montel souligne la nécessité de "préparer une vaste coalition qui amènera la grande alternance que le pays attend". Mais "sur ce chemin, long et difficile, la divine solitude de Florian Philippot est un obstacle", estime Mme Montel, pour qui cette solitude est "encouragée par un entourage qui nuit à la clarté du message des Patriotes".

Âgée de 48 ans, diplômée d'un DEA d'histoire médiévale, mère de deux filles, celle qui se dit très sensible à la cause animale a entamé rapidement une carrière d'élue: conseillère municipale FN de Besançon de 1995 à 2001, puis conseillère régionale de Franche-Comté à partir de 1998, elle a enchaîné les élections jusqu'à être élue en 2014 au Parlement européen.

A l'assemblée de Strasbourg, elle siège dans le groupe EFDD (Europe de la liberté et de la démocratie directe) après avoir siégé avec le FN dans le groupe ENL (Europe des Nations et des Libertés).

Florian Philippot, ex-vice-président du FN, qui reprochait à ce parti de ne plus faire d'une sortie de l'euro sa priorité, a claqué la porte de la formation lepéniste le 21 septembre pour continuer à présider son association, convertie dans la foulée en parti, Les Patriotes.

Partager cet article

Dans la même thématique

Illustration of the posters for the first round of the municipal elections in Paris
8min

Politique

Municipales 2026 : les enjeux du second tour parti par parti

De nombreux enseignements seront à tirer du second tour des municipales dimanche 22 mars. La France Insoumise et le RN vont tenter de confirmer leur implantation locale par des victoires dans quelques grandes villes. Au PS et chez les LR, une victoire à Paris sera déterminante. L’union des partis de gauche sera-t-elle payante à Lyon, Toulouse ou encore Nantes ? Le parti Renaissance pourra-t-il s’appuyer sur des victoires symboliques à Annecy et Bordeaux ?

Le

L’eurodéputée Sophie Montel quitte les Patriotes de Florian Philippot
5min

Politique

« Certains souhaitaient la fusion, d’autres non » : à Paris, le camp de Pierre-Yves Bournazel divisé sur le choix de rejoindre Rachida Dati au second tour

La décision du candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel de fusionner avec la liste de Rachida Dati, tout en se retirant à titre personnel, pourrait relancer la droite dans un scrutin parisien très mal embarqué. Mais le choix de rejoindre Rachida Dati ne fait pas consensus dans son camp, ni chez ses électeurs, reconnait à Public Sénat l’ex-député macroniste Clément Beaune, qui a refusé de figurer sur la liste d'union et reste vague sur ses intentions de vote au second tour.

Le

Scenes from the Paris Municipal Elections: Polling in Action
4min

Politique

Paris, Le Havre, Toulouse : que disent les derniers sondages à deux jours du second tour ?

À l’approche du second tour, les équilibres restent fragiles dans plusieurs grandes villes. Entre triangulaires, alliances contestées et reports de voix incertains, les dernières enquêtes d’opinion confirment une chose : rien n’est encore joué. Paris, Le Havre et Toulouse sont les trois premières villes à avoir été sondées avant le deuxième tour.

Le