« L’Europe doit se vivre dans l’estomac, le cœur et la tête de chaque citoyen », selon Karl-Heinz Lambertz
Les premières conclusions de la Conférence sur l’avenir sur l’Europe doivent être rendues le 9 mai. Ce « grand débat » pour réinventer l’Union européenne n’a pas jusqu’ici suscité un enthousiasme populaire. « Ici l’Europe », cette semaine, débat du bien-fondé de cet exercice de démocratie participative et de ses suites.

« L’Europe doit se vivre dans l’estomac, le cœur et la tête de chaque citoyen », selon Karl-Heinz Lambertz

Les premières conclusions de la Conférence sur l’avenir sur l’Europe doivent être rendues le 9 mai. Ce « grand débat » pour réinventer l’Union européenne n’a pas jusqu’ici suscité un enthousiasme populaire. « Ici l’Europe », cette semaine, débat du bien-fondé de cet exercice de démocratie participative et de ses suites.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

C’est un des représentants actifs de la société civile. Karl-Heinz Lambertz participe depuis plusieurs mois au groupe de travail « Etat de droit et sécurité » de la Conférence sur l’avenir de l’Europe (COFOE) en tant qu’ancien président du Comité des régions. « Cette conférence, cela reste pour moi toujours quelque chose de très ambitieux avec une issue incertaine. Car le vrai moment de vérité viendra après la conférence, quand on aura les conclusions sur la table. On verra bien si après, quelqu’un prend ça au sérieux et le transcrit dans la réalité. »

« Réduire le déficit civique »

Et toutes les inquiétudes des participants se tournent bien vers les suites de cet exercice démocratique inédit au sein des 27 Etats membres. Les propositions citoyennes seront-elles prises en compte par les institutions européennes ? « C’est un exercice assez revigorant car il permet à des citoyens, à des représentants de panels citoyens de se confronter à des représentants élus, des parlementaires européens, des parlementaires nationaux, des organisations de la société civile, évidemment des représentants des Etats aussi, des acteurs locaux. Donc c’est un joli exercice de démocratie participative, » pour le vice-président du mouvement pour l’Europe, Yves Bertoncini. « Ça permet de réduire le déficit civique de l’Europe. Parce que l’Europe elle est déjà démocratique. Simplement, les citoyens ne sont pas toujours associés comme ils le devraient. » Cette conférence n’a pas pour l’heure passionné les foules. Sur la plateforme numérique de la COFOE, on dénombre à peine plus de 50 000 contributions, ce qui paraît dérisoire au vu des 450 millions d’Européens.

« Arriver à un dialogue citoyen permanent au niveau de l’UE »

Dans le cadre de groupes de travail et d’assemblées plénières réunies à Strasbourg, plus de 800 citoyens venus des quatre coins de l’Europe débattent et formulent des suggestions sur des sujets aussi variés que la démocratie, la défense, la santé ou encore l’éducation. Et avant même la remise des premières conclusions qui aura lieu le 9 mai prochain, certains imaginent une prolongation de cet exercice, à l’image de Karl-Heinz Lambertz. « Il faut rapprocher l’UE des citoyens, car la valeur ajoutée de l’Europe doit se vivre dans l’estomac, le cœur et la tête de chaque citoyen. Et si le citoyen n’est pas convaincu que l’UE lui apporte une valeur ajoutée, alors le destin de l’Europe sera vraiment remis en question. Au-delà de cette expérience que nous faisons en ce moment, il faut arriver à un dialogue citoyen permanent au niveau de l’UE. »

Revoir l’intégralité de l’émission en replay

Partager cet article

Dans la même thématique

Mirecourt: French president Emmanuel Macron
6min

Politique

Macron veut interdire les portables au lycée : mesure qui « va dans le bon sens » ou « peine perdue » ?

Le chef de l’Etat a annoncé que les téléphones portables allaient « sans doute » être interdits dès la rentrée prochaine dans les lycées. C’est « faisable », soutient le sénateur Renaissance Martin Lévrier. « Il est incorrigible. C’est une annonce par jour pour exister », raille le sénateur LR Max Brisson, opposé à l’interdiction au lycée. « Une annonce un peu surréaliste » qui élude les vrais problèmes, dénonce la sénatrice PS Colombe Brossel.

Le

France Marseille vs Newcastle: Pre-Match Security Highlights
3min

Politique

« Violences policières » : la gauche du Sénat demande une commission d’enquête sur de « potentiels dysfonctionnements » au sein de l’IGPN et l’IGGN

Suite aux récentes révélations mettant en cause les forces de l’ordre dans des affaires de violences au sein des personnes dépositaires de l’autorité publique, la gauche du Sénat demande à la commission des lois de se doter des prérogatives d’une commission d’enquête visant à examiner les conditions dans lesquelles l’IGPN et l’IGGN exercent leurs prérogatives.

Le

Paris : Debate session on the draft budget law for 2026
4min

Politique

Budget de la Sécu : la règle de l’entonnoir peut-elle faciliter un compromis ?

Mercredi, députés et sénateurs ne sont pas parvenus à trouver une un accord en commission mixte paritaire sur le projet de loi de la Sécurité sociale. Le texte repart donc pour une nouvelle lecture en séance publique à partir de mardi, à l’Assemblée nationale. Les députés vont plancher sur le texte sorti du Sénat et conformément à la règle dite de l’entonnoir, leur droit d’amendement est limité. Ce qui va accélérer les débats mais sera-t-il suffisant pour arriver à un compromis ? Explications.

Le

Paris : session of questions to the government at the Senate
4min

Politique

Décentralisation : un rapport du Sénat remis au Premier ministre

Afin d’accompagner Sébastien Lecornu vers son engagement d’un grand acte de décentralisation, Gérard Larcher avait fait parvenir le 31 octobre la contribution du Sénat. Le document que Public Sénat a pu consulter appelle à consacrer un principe de différentiation et d’autonomie fiscale des collectivités.

Le