Être moins clivants et plus à l'écoute, tout en gardant le cap des réformes: l'exécutif va éprouver sa "nouvelle méthode" cette semaine, marquée...
L’exécutif « entre dans le dur » de son acte II
Être moins clivants et plus à l'écoute, tout en gardant le cap des réformes: l'exécutif va éprouver sa "nouvelle méthode" cette semaine, marquée...
Par Jérémy MAROT
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Être moins clivants et plus à l'écoute, tout en gardant le cap des réformes: l'exécutif va éprouver sa "nouvelle méthode" cette semaine, marquée notamment par la rentrée scolaire, un séminaire gouvernemental et la réception à Matignon des partenaires sociaux pour la réforme des retraites.
"Là, on va entrer dans le dur de l’acte II", prédit un ministre à l'abord d'un mois de septembre chargé sur la scène intérieure.
"On veut incarner l'acte II du quinquennat, c'est à dire continuer à mener les réformes du pays avec un changement de méthode, en étant davantage à l'écoute, la co-construction", martèle-t-on aussi dans l'entourage du Premier ministre, en insistant sur la nécessité d'être moins "clivants".
Après la crise des "gilets jaunes" et un mea culpa sur un "manque d'humilité", charge désormais aux troupes macronistes de faire "entrer les Français dans la cuisine" des décisions, dixit un autre ministre, avant de résumer le mot d'ordre: "Là où il y avait plus de verticalité, on veut mettre plus d'humanité".
Pour l'exécutif, le séminaire mercredi "sera la vraie rentrée du gouvernement", explique-t-on à Matignon où l'on anticipe des "discussions assez lourdes". L'Élysée, qui accueillera la réunion, parle d'"un séminaire de rentrée et de méthodologie de l'Acte II."
Devraient s'inviter au menu à l'Élysée, après le conseil des ministres, des arbitrages budgétaires, la réforme des retraites, les grands projets de loi examinés au Parlement (lois bioéthiques comprenant la PMA pour toutes, loi anti-gaspillage...) mais aussi la préparation des élections municipales de mars 2020.
Alors qu'Emmanuel Macron a occupé le terrain fin août par son activité diplomatique intense au G7 de Biarritz, c'est au tour d'Édouard Philippe d'imprimer le tempo.
Le Premier ministre Edouard Philippe et le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer le 30 août 2019 dans un lycée du sud-est de la France pour la rentrée des professeurs
AFP/Archives
Après une visite vendredi dans un lycée du Var pour la rentrée des enseignants, il se rendra lundi matin dans une école primaire de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), située en zone d'éducation prioritaire (REP +) pour vanter le dédoublement des classes de CP et CE1 dans les quartiers défavorisés qui concerne 450.000 enfants, et épauler son ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer qui a vécu une fin d'année scolaire 2018-2019 agitée.
Mardi après-midi, M. Philippe fera des annonces en ouverture du Grenelle des violences conjugales qu'il préside à Matignon.
- "Réaménagement du gouvernement" -
Surtout, il recevra jeudi et vendredi les organisations syndicales et patronales pour une série de réunions bilatérales sur la réforme des retraites, après la remise mi-juillet d'un rapport par Jean-Paul Delevoye, qui sert de base de discussions.
Sur ce point hautement inflammable, l'exécutif marche sur des œufs et y voit une occasion d'inaugurer des rapports plus apaisés avec les partenaires sociaux, alors que plusieurs journées de mobilisation contre la réforme sont déjà programmées en septembre.
Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, le 18 juillet 2019
AFP/Archives
Emmanuel Macron a tendu la main à la CFDT en affichant sa préférence personnelle pour la prise en compte de la durée de cotisation, plutôt que l'âge de départ. Une marque accueillie avec prudence par le patron de la centrale Laurent Berger.
Toujours sur ce dossier, plusieurs décisions pourraient être prises d'ici la fin de la semaine sur la mise en place de la concertation citoyenne (Quel pilotage? Quelle durée?) qui doit s'inspirer du grand débat national, et sur le calendrier (après les municipales?). Ce sujet pourrait aussi donner lieu à un "réaménagement" du gouvernement, selon le terme employé par Emmanuel Macron, avec l'entrée du Haut-Commissaire Delevoye, afin de défendre le futur texte au Parlement. Ce sera sans doute mardi.
Un secrétaire d’État aux Transports pourrait aussi être nommé pour épauler la ministre de la Transition écologique Élisabeth Borne. Un poste pour lequel le député Jean-Baptiste Djebbari, rapporteur de la réforme de la SNCF en 2018, est pressenti.
"Le réaménagement du gouvernement se fera dans l'environnement du séminaire", a indiqué l'Élysée dimanche soir: "Il y aura encore des discussions à ce sujet entre le Premier ministre et le président lundi. On va vers un ajustement de périmètre restreint".
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