L’exercice d’autocritique d’Emmanuel Macron ne convainc pas l’opposition
L'exercice d'autocritique inédit auquel s'est livré mercredi sur TF1 Emmanuel Macron n'a pas convaincu les partis d'opposition...

L’exercice d’autocritique d’Emmanuel Macron ne convainc pas l’opposition

L'exercice d'autocritique inédit auquel s'est livré mercredi sur TF1 Emmanuel Macron n'a pas convaincu les partis d'opposition...
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L'exercice d'autocritique inédit auquel s'est livré mercredi sur TF1 Emmanuel Macron n'a pas convaincu les partis d'opposition qui y voient un "mea culpa bien timide" ou "condescendant" et lui reprochent surtout de ne pas changer de politique.

Le président de la République a admis ne pas avoir "réussi à réconcilier le peuple français avec ses dirigeants" et a promis de gouverner "d'une manière différente" à l'avenir.

Mais pour le président des Républicains Laurent Wauquiez sur France Bleu Gard Lozère jeudi, "il ne peut pas à la fois reconnaître qu'il commet des erreurs et ne rien corriger".

"Il a tenté une contrition mais c'est un mea culpa bien timide", s'est interrogé sur RTL le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau.

"Peu de présidents de la République ont clivé autant que lui, avec le camp du Bien, le camp du Mal, le monde nouveau, le monde ancien, les actifs contre les retraités, ceux qui sont convenables et les lépreux, ceux qui réussissent et ceux qui ne sont rien, les vrais Européens et les nationalistes", a-t-il dénoncé.

Pour le porte-parole d'EELV Julien Bayou, "ce mea culpa (est) assez fébrile et finalement assez condescendant, parce que c'est comme s'il fallait mieux expliquer aux Français, c'est la vieille histoire de la pédagogie", a-t-il critiqué sur BFMTV, en lui réclamant de changer de politique.

"Aucune annonce, aucun changement, aucune écoute: à quoi sert la parole présidentielle?", s'est interrogé le porte-parole du PS Boris Vallaud sur Twitter.

Ian Brossat, tête de liste du PCF pour les élections européennes, a vu dans l'aveu de Macron "un éclair de lucidité dans un océan de déni", mais lui a reproché, sur Twitter, de n'en "tirer aucune conséquence concrète".

Le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, en pointe dans le soutien au mouvement des gilets jaunes, a lui aussi dénoncé sur BFMTV une "lucidité éphémère, puisqu'il continue à foncer dans le mur et il klaxonne".

"Son mea culpa" est "un aveu de faiblesse", a estimé sur Cnews le porte-parole du Rassemblement national (ex-FN), Jordan Bardella.

"Je n'ai pas entendu le mot justice qui est un mot clé", a noté le député LFI François Ruffin sur France Inter, alors que "les gens sont blessés par un sentiment d'injustice, qui vient de (sa) politique".

Pour le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, sur France Inter également, le chef de l'Etat a redit que "lorsqu'on transforme en profondeur le pays, ça appelle beaucoup de pédagogie, beaucoup de patience, de l'écoute".

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