« L’INSEE décrit un monde qui n’est pas celui dans lequel les Français vivent » selon Amélie de Montchalin

« L’INSEE décrit un monde qui n’est pas celui dans lequel les Français vivent » selon Amélie de Montchalin

La référente LREM de la commission des finances de l’Assemblée nationale désamorce les chiffres de l’INSEE qui annoncent 4,5 milliards d’euros d’impôt de plus pour 2018. Invitée de Territoires d’Infos ce mercredi, elle met ces chiffres en perspective avec d’autres mesures qui, selon elle, compenseront cette hausse d’impôt.
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Par Héléna Berkaoui

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Invitée de Territoires d’Infos ce mercredi, la "Whip" (référente) LREM de la commission des finances de l’Assemblée nationale s’est lancée dans une démonstration pour déminer les chiffres de l’INSEE. Selon le centre d’étude, les Français vont payer 4,5 milliards d’euros d’impôt de plus en 2018.

« Ce sont des chiffres qui sont hyper agrégés, qui ne parlent pas de ce que vivent les Français » tempère Amélie de Montchalin. Économiste de formation, elle explique que « ces chiffres ne prennent pas en compte le fait qu’on compense les fonctionnaires » sur la hausse de la CSG, notamment. Elle précise aussi que ces chiffres comprennent par exemple « la hausse de la taxe sur le tabac », une mesure « assumée » par l’exécutif.      

Les Français « vivent avec une feuille de paie et une feuille d’impôt » veut rappeler Amélie de Montchalin. « Quelqu’un au Smic, avec notre politique, va avoir 20 euros de prime d’activité de plus par mois (…) au total un Français au Smic en 2019 (…)  gagne plus de 300 euros de plus par an » développe-t-elle.

En ce qui concerne les classes moyennes supérieures, la députée LREM déroule son argumentaire. « Je peux vous parler du prélèvement forfaitaire unique qui, sur tous les revenus de l’épargne, leur donne un coup de pouce, je peux vous parler aussi de la taxe d’habitation » poursuit-elle. « Je peux vous dire que dans notre budget avec Gérald Darmanin, quand on a présenté notre livret du pouvoir d’achat, ce livret du pouvoir d’achat permet de voir les choses de là où ça se passe » conclut la députée.     

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