L’optimisation et la fraude fiscales également « inacceptables », estime Bertrand
Xavier Bertrand, président LR des Hauts-de-France, dénonce la "prétendue différence" entre fraude fiscale et optimisation fiscale...

L’optimisation et la fraude fiscales également « inacceptables », estime Bertrand

Xavier Bertrand, président LR des Hauts-de-France, dénonce la "prétendue différence" entre fraude fiscale et optimisation fiscale...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Xavier Bertrand, président LR des Hauts-de-France, dénonce la "prétendue différence" entre fraude fiscale et optimisation fiscale, estimant que toutes deux sont, "d'un point de vue moral, inacceptables", dans une interview au Monde, daté du 10 novembre.

"Je n’aime pas cette prétendue différence entre la fraude fiscale qui serait interdite et condamnable, et l’optimisation fiscale qui, elle, serait possible. Les deux, d’un point de vue moral, sont inacceptables", affirme M. Bertrand, dans cette interview également en ligne jeudi sur le site du journal.

"On sait que le but du jeu est simplement de payer le moins d’impôts possible", ajoute l'ancien ministre, qui se dit "scandalisé et dégoûté, davantage que surpris", par les rélévations des Paradise papers sur l'optimisation fiscale des multinationales et des grandes fortunes mondiales.

M. Bertrand se déclare également "pour la déchéance des droits civiques pour ceux qui se sont livrés de façon caractérisée à la fraude fiscale".

Concernant plus spécifiquement Whirlpool, le groupe d'électroménager d'Amiens, qui a trouvé un repreneur après une menace de fermeture, le président des Hauts-de-France affirme que l'optimisation fiscale pratiquée par le groupe "ajoute un scandale supplémentaire" à sa situation.

"N’ont-ils pas honte non plus ? On est au bout du bout de ce qui est scandaleux. Il ne faut pas s’étonner qu’ensuite la colère gronde chez les Français", affirme-t-il.

L'ancien ministre rappelle également que "l’article 116 du traité interdit les distorsions de concurrence" et donc que "les chefs de gouvernement peuvent donner mandat d’invoquer cet article".

Selon lui, la chancelière allemande Angela Merkel et le président Emmanuel Macron "doivent jouer un rôle moteur en affirmant que si certains Etats ne revoient pas leur fiscalité, ils faussent la concurrence".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Questions au gouvernement Senat
9min

Politique

Sénatoriales : après les municipales, le groupe LR pourrait « perdre de 3 à 5 sièges », face à la poussée du RN

Les municipales permettent déjà de faire des projections sur les sénatoriales de septembre 2026. Sur le papier, les LR craignent de perdre 3 à 5 sièges, mais le scrutin de 2029 s’annonce meilleur. Au groupe centriste, son président Hervé Marseille mise sur une « forme de stabilité ». Globalement, le sénateur LR Roger Karoutchi assure qu’« il n’y a pas de risque sur la majorité sénatoriale », qui restera « très large ».

Le

Taxi de Cannes le carburant a plus de 2 euros le litre
7min

Politique

Prix du carburant : avec les aides ciblés, le gouvernement acte la fin du quoi qu’il en coûte

Le plan d’aides aux entreprises de 70 millions pour face à la hausse des prix des carburants, annoncé par le gouvernement vendredi ne satisfait ni les agriculteurs, ni les transporteurs, ni les pêcheurs concernés. 5 ans après le quoi qu’il en coûte de la crise Covid et trois ans après le bouclier tarifaire de la guerre en Ukraine, le gouvernement a-t-il les moyens de faire autrement qu’avoir recours à des aides ciblées ?

Le