« L’Union européenne va mourir », se réjouit Marine Le Pen
Marine Le Pen, candidate Front national à la présidentielle, a promis dimanche en réunion publique à Lille que l'Union européenne allait "mourir...

« L’Union européenne va mourir », se réjouit Marine Le Pen

Marine Le Pen, candidate Front national à la présidentielle, a promis dimanche en réunion publique à Lille que l'Union européenne allait "mourir...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Marine Le Pen, candidate Front national à la présidentielle, a promis dimanche en réunion publique à Lille que l'Union européenne allait "mourir" si elle est élue présidente en mai prochain.

Devant plusieurs milliers de partisans très enthousiastes dans un Zénith de Lille pratiquement plein, la présidente du Front national a paraphrasé Chateaubriand: "Un siècle nouveau est né, mes amis, et il s'est mis en marche".

"Nous allons vivre trois événements majeurs", a prédit celle que les sondages donnent à égalité avec Emmanuel Macron au premier tour mais nettement battue par lui au second.

Marine Le Pen, candidate Front national à la présidentielle, le 26 mars 2017 en meeting à Lille
Marine Le Pen, candidate Front national à la présidentielle, le 26 mars 2017 en meeting à Lille
AFP

Premier de ces événements, c'est "l'Union européenne (qui) va mourir parce que les peuples n'en veulent plus. Nous allons changer d'Europe, car l'idée européenne est mise à mal par ces fossoyeurs que sont les fédéralistes", a assuré Mme Le Pen, lui préférant l'Europe des "coopérations".

Mme Le Pen prône officiellement, si elle arrive au pouvoir, une négociation de six mois avec l'Union européenne pour "retrouver les souverainetés budgétaire, territoriale, législative et monétaire".

A l'issue de cette période, elle organiserait un référendum sur la sortie de l'UE, promettant de quitter l'Elysée si les Français votent à l'inverse de ce qu'elle aura prôné.

Autres événements marquants à venir d'après la dirigeante d'extrême droite, "la fin de la mondialisation sauvage" et "le multiculturalisme démasqué".

Marine Le Pen, candidate Front national à la présidentielle, le 26 mars 2017 en meeting à Lille
Marine Le Pen, candidate Front national à la présidentielle, le 26 mars 2017 en meeting à Lille
AFP

Face à une élection qu'elle présente, comme toutes les précédentes, comme un "choix de civilisation", "le seul vote utile est celui qui permet de changer concrètement les choses", a affirmé Mme Le Pen, sous les "On est chez nous" ou "On va gagner" à l'unisson.

"L'insurrection démocratique du peuple est en marche", affirme Mme Le Pen en assurant: "Nous ne nous déroberons pas, nous avons rendez-vous avec l'Histoire."

Mme Le Pen s'est "félicitée" que les "mondialistes nous regardent avec crainte (...) L'heure de la grande confrontation démocratique des mondialistes et des patriotes est arrivée."

Elle avait auparavant critiqué ses adversaires principaux d'après les sondages, Emmanuel Macron mais aussi François Fillon.

"Ces politiciens développent une vision post-nationale, c'est-à-dire qu'ils cherchent à enterrer toute idée de communauté nationale. Ils sont chez nous la voix et le soutien de ceux qui véhiculent un esprit d'abandon et, on l'a vu depuis plusieurs décennies, de repentance", a encore dit Mme Le Pen.

"Leur trahison, c'est le prix de leur admission dans la caste mondiale, celle qui se réunit à Davos, qui passe sans vergogne de la fonction publique aux banques d'affaires", référence à M. Macron, "celle qui vit grassement du trafic d'influence international en utilisant un carnet d'adresses par exemple de Premier ministre", accusation visant M. Fillon.

Elle a raillé en Emmanuel Macron le "Jean-Claude Van Damme de la politique: on ne comprend rien à ce qu'il dit et à ce qu'il veut, mais quand on comprend ce qu'il dit, c'est assez inquiétant".

Autour de l'ancien ministre de l'Economie "s'agglutinent les éclopés du hollandisme", a moqué aussi Mme Le Pen, qui peine à trouver des alliés de poids à l'extérieur de son parti.

Environ 450 personnes selon la police et la CGT ont manifesté dimanche après-midi dans le centre de Lille pour protester contre la venue de la candidate FN.

Partager cet article

Dans la même thématique

« L’Union européenne va mourir », se réjouit Marine Le Pen
5min

Politique

Saint-Etienne : le stade Geoffroy-Guichard et l’AS Saint-Etienne s’invitent dans le débat des municipales

Lors du débat organisé par Public Sénat et TL7, la proposition de vendre le stade Geoffroy Guichard, propriété de la mairie, à l’ASSE a été mise sur la table par le candidat Horizons, Eric Le Jaouen. Les huit candidats sont aussi revenus sur l’affaire Perdriau, qui a vu l’ancien maire condamné à cinq ans de prison dans une affaire de chantage à la sextape.

Le

Blanc Mesnil: B. Retailleau denonce les accords PS LFI aux Municipales
9min

Politique

Municipales : Bruno Retailleau dénonce « les accords de la honte » entre PS et LFI, Patrick Kanner l’accuse d’être « le Canada Dry du RN »

Alors que le président des LR, Bruno Retailleau, dénonce « les accords de la honte » entre le PS et LFI dans « 62 » communes, il accuse les responsables de gauche d’être « une bande de tartuffes ». En réponse, Pierre Jouvet, numéro 2 du PS, prépare aussi sa carte des accords entre droite et extrême droite et pointe « les listes communes entre LR et RN ». « Bruno Retailleau sert la soupe au RN », ajoute Patrick Kanner, président du groupe PS du Sénat.

Le

The Epstein Files Illustrations
3min

Politique

Affaire Epstein : vers une commission d’enquête au Sénat ?

Dans un courrier adressé au président du Sénat, Gérard Larcher, Le sénateur LR, Henri Leroy et 15 de ses collègues de la droite et du centre appellent solennellement la chambre haute à mettre en place une commission d’enquête « relative aux implications institutionnelles et aux éventuels dysfonctionnements publics liés à l’affaire Epstein ».

Le