La baisse du nombre d’élus locaux accueillie avec scepticisme
Le président LR du Sénat Gérard Larcher a qualifié mardi de "surprise du chef" l'annonce par Emmanuel Macron de sa volonté de...

La baisse du nombre d’élus locaux accueillie avec scepticisme

Le président LR du Sénat Gérard Larcher a qualifié mardi de "surprise du chef" l'annonce par Emmanuel Macron de sa volonté de...
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Le président LR du Sénat Gérard Larcher a qualifié mardi de "surprise du chef" l'annonce par Emmanuel Macron de sa volonté de réduire le nombre d'élus locaux, qui provoque également le scepticisme dans les rangs du PS et du PCF.

"Ca, c'était plutôt la surprise du chef, si je peux me permettre", a commenté Gérard Larcher sur BFMTV et RMC. Le chef de l'Etat a affirmé lundi, devant la Conférence nationale des territoires réunie au Sénat, qu'il fallait "engager une réduction du nombre des élus locaux", après avoir annoncé la réduction du nombre de parlementaires.

"Dans une commune de 150 ou 200 habitants, avoir 11 conseillers municipaux, qui mettent la main au quotidien de la commune, (...) est-ce que vous ne pensez pas que c'est plutôt une espèce de filet qui tient la République ?", a interrogé M. Larcher.

"Alors je pense que le président de la République réfléchissait aux conseillers départementaux, aux conseillers régionaux, à l'importance de certains collèges d'élus dans les métropoles... Mais comment fait-on le lien entre commune et métropole ?", a-t-il poursuivi.

Mardi matin, le ministre de la Cohésion des Territoires Jacques Mézard a estimé que la réduction du nombre d'élus devrait "dans un premier temps" viser les conseils municipaux.

"Tous ces sujets ne sont pas des sujets médiocres, ils méritent d'être analysés, mais ça ne peut pas se faire uniquement sur un coup de menton ou sur un discours à l'occasion d'une conférence", a affirmé M. Larcher.

"C'est une grave erreur d'analyse", a dénoncé de son côté le numéro deux de l'Association des Maires de France (AMF), André Laignel. "Je rappelle que 90% d'entre eux n'ont aucune indemnité", a dénoncé le maire d’Issoudun.

"On se trompe complètement de cible, ça ne fera bien entendu aucune économie, c'est purement démagogique", a-t-il poursuivi.

Le député PS Luc Carvounas a de son côté reproché à M. Macron de "faire du bashing sur les élus de la République". "Nous sommes à peu près 500.000 élus locaux, au moins la moitié n'ont aucune indemnité. Parce que ça fait bien, parce qu'on est dans une période de telle défiance, qu'un président de la République vienne à dire moins de parlementaires, moins d'élus locaux, est-ce la réponse qu'on attend ?"

"Les élus locaux qui dans leur immense majorité sont des élus bénévoles (...) qui consacrent du temps à l'action publique et à l'intérêt général sont, je crois, un maillage démocratique extrêmement utile au pays", a pour sa part jugé le secrétaire national du PCF Pierre Laurent.

"Je pense dans un premier temps que ça devrait viser les conseils municipaux, parce que changer le nombre des élus départementaux ou régionaux, ça nécessite de rechanger le système, ce qui n'est pas extrêmement facile", a déclaré Jacques Mézard sur LCI.

"Dans un conseil municipal, lorsqu'il y a 35, 39, 43 élus locaux, il est bien évident que l'on peut réduire le nombre, je ne pense pas que ça posera de problèmes considérables", a-t-il ajouté.

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