La biodiversité, une « priorité » au même titre que le climat
Nicolas Hulot a assuré jeudi qu'il allait faire de la protection de la biodiversité une "priorité" de son action, "à parité" avec...

La biodiversité, une « priorité » au même titre que le climat

Nicolas Hulot a assuré jeudi qu'il allait faire de la protection de la biodiversité une "priorité" de son action, "à parité" avec...
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Nicolas Hulot a assuré jeudi qu'il allait faire de la protection de la biodiversité une "priorité" de son action, "à parité" avec la lutte contre le réchauffement climatique.

"J'en ferai, à parité avec le changement climatique, la priorité de mon action tant que je serai à ce ministère", a déclaré le ministre de la Transition écologique lors d'un colloque de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité.

L'érosion de la biodiversité est "un sujet tout aussi préoccupant et nécessaire" que le climat, a-t-il dit. "J'ai bien l'intention de mettre exactement au même niveau" les deux questions et de "profiter de l'opportunité que la lutte contre les changements climatiques nous offre pour que ce sujet se mette au milieu de l'écran radar de notre société", a ajouté Nicolas Hulot.

La loi sur la biodiversité d'août 2016 "offre un nouveau cadre qui devrait nous permettre de relever les enjeux", a-t-il estimé.

Nicolas Hulot entend faire de l'Agence française pour la biodiversité (AFB), qui pilote depuis janvier la préservation de la faune et de la flore, son "bras armé" pour "démultiplier" les actions. Son rôle de "rassembleur" va permettre de "déployer une gamme d'actions que je veux opérationnelles", a-t-il dit.

Il a annoncé la mise en place d'un "nouveau cadre d'"expertise", une "unité mixte de services qui sera consacrée au patrimoine naturel" entre l'AFB, le Muséum national d'histoire naturelle et le CNRS.

"Cette organisation va servir de référence pour organiser le lien entre la recherche et les opérateurs publics" afin de "renforcer l'efficacité" de l'action publique en matière de biodiversité, a-t-il expliqué. L'unité doit être opérationnelle dans le semaines qui viennent.

Au niveau international, la France "va renforcer son soutien" à la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES en anglais) qui rassemble des experts internationaux comme le Giec pour le climat. Elle va lui verser 900.000 euros au cours des trois prochaines années, a-t-il dit.

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