La CGT n’ira pas à la manifestation du 5 mai, proposée par Ruffin
La CGT n'ira pas à la manifestation du 5 mai proposée par le député de la France insoumise François Ruffin, jugeant "pas efficace...

La CGT n’ira pas à la manifestation du 5 mai, proposée par Ruffin

La CGT n'ira pas à la manifestation du 5 mai proposée par le député de la France insoumise François Ruffin, jugeant "pas efficace...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La CGT n'ira pas à la manifestation du 5 mai proposée par le député de la France insoumise François Ruffin, jugeant "pas efficace" une multiplication des mobilisations, annonce Philippe Martinez dans un entretien au Monde, publié mercredi sur internet.

Interrogé pour savoir s'il participerait à la journée, proposée par l'un des initiateurs de "Nuit debout", le numéro un de la CGT a répondu "non".

"L'idée de favoriser la participation d'autres salariés ou travailleurs qui, pour des raisons diverses, ne peuvent pas faire grève est intéressante", a développé le secrétaire général. Mais "quatre jours avant le 5 mai, il y a le 1er-Mai", "un grand rendez-vous de convergence des luttes. Multiplier les dates génère de la division et n'est pas efficace".

Cet automne, la CGT avait déjà refusé de participer à une mobilisation organisée par LFI.

Reconnaissant des "tentations de récupération politique", le syndicaliste souhaite surtout qu'on ne "récupère pas" l'"expression +convergence des luttes+".

"Je préfère des partis politiques qui soutiennent le mouvement social et qui n'essaient pas de faire à notre place", a-t-il relevé.

M. Martinez a en outre pointé du doigt une "réelle tentative de récupération de la part de l'extrême droite. Voir leurs élus avec une écharpe tricolore au bord des manifestations syndicales, c'est du jamais-vu", a-t-il souligné, "inquiet" du "climat de haine autour des migrants".

Interrogé sur des propos de Laurent Berger, tenus fin mars au Monde, où le numéro un de la CFDT se demandait si l'objectif de la mobilisation lancée par la CGT le 19 avril n'était pas de "faire tomber Macron", M. Martinez a réfuté. "Ce sont des formules. Peut-être que cet objectif est celui de formations politiques mais ce n'est pas le nôtre. La CGT n'a pas pour but de faire tomber Macron".

Il a critiqué de nouveau le président de la République, l'invitant à "descendre de son piédestal".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: S. Lecornu protection debat democratique contre les ingerences
7min

Politique

Avant la présidentielle de 2027, le gouvernement muscle son arsenal contre les ingérences étrangères

Après les tentatives de manipulation détectées lors des élections municipales et face à la multiplication des campagnes de désinformation alimentées par les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle, le gouvernement présente un projet de loi destiné à renforcer la protection du débat démocratique. Le texte durcit les sanctions pénales, élargit les procédures judiciaires de retrait des fausses informations et crée une commission indépendante chargée d’alerter le public en cas d’ingérence étrangère. Une première réponse saluée par plusieurs parlementaires, qui la jugent néanmoins incomplète.

Le

Marine Le Pen Campaigns in Northern France to Support Local Candidates
7min

Politique

« Il faut pousser les murs » : comment le Sénat se prépare à l’arrivée possible d’un groupe RN après les sénatoriales de septembre

Le RN espère, après les sénatoriales, atteindre le seuil des dix sénateurs pour créer le premier groupe RN de l’histoire du Sénat. Un enjeu symbolique, de moyens sur le plan parlementaire, et politique pour Marine Le Pen. Elle pourrait jouer de cette dynamique pour la présidentielle. Les conséquences sont aussi très pratiques au sein du Palais du Luxembourg, où l’administration doit faire de la place pour se préparer à l’arrivée éventuelle d’un groupe RN.

Le

Capture d’écran du documentaire « Hossegor, histoires d’utopistes » de Guillaume Estivie
6min

Politique

Les « docus de l’été » : Hossegor, une cité balnéaire façonnée au fil des utopies

Voici 100 ans que l’histoire de la côte basque s’écrit, traversée par de multiples révolutions… culturelle, architecturale, ou encore sportive. Une communion entre les Hommes et la nature qui a permis à un petit quartier de la commune de Soorts de s’émanciper pour devenir la célèbre station balnéaire d’Hossegor, dans le département des Landes. Mais qui sont les écrivains qui décident de s’installer au bord du lac marin à l’aube du XXe siècle ? Quel héritage reste-t-il de ces amoureux de la côte basque ? "Hossegor, histoires d’utopistes", un documentaire de Guillaume Estivie à voir cet été sur Public Sénat.

Le