La Chine construit « un projet politique de fracturation » de l’UE, selon Jadot (EELV)
La Chine construit "un projet politique de fracturation de l'Union européenne", s'est inquiété lundi Yannick Jadot, tête de liste...

La Chine construit « un projet politique de fracturation » de l’UE, selon Jadot (EELV)

La Chine construit "un projet politique de fracturation de l'Union européenne", s'est inquiété lundi Yannick Jadot, tête de liste...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La Chine construit "un projet politique de fracturation de l'Union européenne", s'est inquiété lundi Yannick Jadot, tête de liste EELV pour les élections européennes, alors que le président chinois Xi Jinping entame une officielle en France.

Interrogé sur RMC pour savoir s'il était inquiet d'un expansionnisme chinois, il a répondu: "terriblement, car c'est un projet politique, pas un projet économique, d'hégémonie sur toute l'Asie et de fracturation de l'Union européenne".

Il a ainsi remarqué que "la Chine ne parle jamais à l'Union européenne", mais "aux dirigeants européens" individuellement, "et elle achète systématiquement la complaisance des dirigeants européens par rapport à ce projet politique et elle construit la division de l'Europe".

Il a pris l'exemple du dossier de l'industrie des panneaux photovoltaïques, critiquant le "dumping chinois" et la stratégie de Pékin qui s'est adressé aux pays européens uns à uns "et à la fin les Européens étaient divisés et nous n'avons pas réagi".

"Il faut afficher une Europe solide vis-à-vis de Xi car le projet chinois, comme le projet russe, c'est de casser l'Union européenne: ils ne veulent pas que nous soyons une force économique et politique", a insisté M. Jadot.

Face à la "concurrence déloyale" chinoise, il a par ailleurs plaidé pour que "les produits issus de pays qui ne respectent pas la liberté syndicale soient progressivement interdits" d'importation. "C'est la protection des salariés chez nous, et c'est la protection des salariés là-bas", a-t-il estimé.

Le président chinois Xi Jinping entame lundi le volet officiel de sa visite en France, où Emmanuel Macron va tenter de le persuader de jouer selon les règles d'un multilatéralisme mal en point et alors que les Européens sont divisés face à l'offensive diplomatico-commerciale de Pékin.

Les deux dirigeants seront rejoints mardi au palais de l'Elysée par la chancelière allemande Angela Merkel et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, alors que l'Union européenne n'a pas de ligne politique claire face à Pékin et que certains pays ont déjà commencé à céder aux propositions chinoises.

Partager cet article

Dans la même thématique

Orleans: Closing Ceremony of the Rassemblement National Rally’s Campaign Kickoff Event presidential
9min

Politique

Présidentielle 2027 : le débat sur l’inéligibilité de Marine Le Pen relancé

La semaine dernière, Didier Guérin, président de chambre honoraire à la Cour de cassation, a relancé le débat sur la légalité de la candidature de Marine Le Pen à la présidentielle. Dans les colonnes du Monde, ce haut magistrat a affirmé que la députée RN était actuellement inéligible tant que la Cour de cassation n’a pas rendu sa décision dans l’affaire des assistants parlementaires des députés européens de son parti. Les avocats de Marine Le Pen ont saisi le Conseil supérieur de la magistrature au sujet de Didier Guérin. Explications

Le

FRA – SENAT – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT 2
5min

Politique

« Le racisme ne naît pas de nulle part » : Les écologistes ont déposé une proposition de loi visant à interdire la théorie du grand remplacement

Au Sénat comme à l’Assemblée, les écologistes ont déposé une proposition de loi visant à « renforcer la lutte contre les discours incitant à la haine et aux actes racistes et xénophobes » via l’interdiction de la théorie du grand remplacement. Si, pour certains, cette proposition est « redondante » par rapport aux outils juridiques déjà existants, elle semble utile pour « faciliter les condamnations ».

Le

BLOCAGE LYCEE SAINT SERNIN
4min

Politique

Mouvement lycéen : où en est-on des blocus ?

Sur les 3700 lycées, 41 étaient bloqués ce lundi matin, jour de rentrée des vacances de la Toussaint, selon le ministère de l’Education nationale. Les organisations lycéennes et étudiantes appellent à reprendre les blocages malgré les annonces du gouvernement, la semaine dernière. Le Premier ministre se dit prêt à recevoir à nouveau les lycéens.

Le