La Chine construit « un projet politique de fracturation » de l’UE, selon Jadot (EELV)
La Chine construit "un projet politique de fracturation de l'Union européenne", s'est inquiété lundi Yannick Jadot, tête de liste...

La Chine construit « un projet politique de fracturation » de l’UE, selon Jadot (EELV)

La Chine construit "un projet politique de fracturation de l'Union européenne", s'est inquiété lundi Yannick Jadot, tête de liste...
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La Chine construit "un projet politique de fracturation de l'Union européenne", s'est inquiété lundi Yannick Jadot, tête de liste EELV pour les élections européennes, alors que le président chinois Xi Jinping entame une officielle en France.

Interrogé sur RMC pour savoir s'il était inquiet d'un expansionnisme chinois, il a répondu: "terriblement, car c'est un projet politique, pas un projet économique, d'hégémonie sur toute l'Asie et de fracturation de l'Union européenne".

Il a ainsi remarqué que "la Chine ne parle jamais à l'Union européenne", mais "aux dirigeants européens" individuellement, "et elle achète systématiquement la complaisance des dirigeants européens par rapport à ce projet politique et elle construit la division de l'Europe".

Il a pris l'exemple du dossier de l'industrie des panneaux photovoltaïques, critiquant le "dumping chinois" et la stratégie de Pékin qui s'est adressé aux pays européens uns à uns "et à la fin les Européens étaient divisés et nous n'avons pas réagi".

"Il faut afficher une Europe solide vis-à-vis de Xi car le projet chinois, comme le projet russe, c'est de casser l'Union européenne: ils ne veulent pas que nous soyons une force économique et politique", a insisté M. Jadot.

Face à la "concurrence déloyale" chinoise, il a par ailleurs plaidé pour que "les produits issus de pays qui ne respectent pas la liberté syndicale soient progressivement interdits" d'importation. "C'est la protection des salariés chez nous, et c'est la protection des salariés là-bas", a-t-il estimé.

Le président chinois Xi Jinping entame lundi le volet officiel de sa visite en France, où Emmanuel Macron va tenter de le persuader de jouer selon les règles d'un multilatéralisme mal en point et alors que les Européens sont divisés face à l'offensive diplomatico-commerciale de Pékin.

Les deux dirigeants seront rejoints mardi au palais de l'Elysée par la chancelière allemande Angela Merkel et le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, alors que l'Union européenne n'a pas de ligne politique claire face à Pékin et que certains pays ont déjà commencé à céder aux propositions chinoises.

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