La chute de Pierre Bérégovoy
Le 1er mai 1993 se suicidait le Premier ministre sortant, Pierre Bérégovoy. Public Sénat diffuse « Un homme d’honneur », une fiction de Laurent Heynemann qui revient sur les dernières années de ce politique issu de la classe ouvrière, jusqu’à son suicide.

La chute de Pierre Bérégovoy

Le 1er mai 1993 se suicidait le Premier ministre sortant, Pierre Bérégovoy. Public Sénat diffuse « Un homme d’honneur », une fiction de Laurent Heynemann qui revient sur les dernières années de ce politique issu de la classe ouvrière, jusqu’à son suicide.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Alors que le souvenir de Pierre Bérégovoy revient de façon assez inattendue dans cette campagne présidentielle (François Fillon, mis en cause dans des affaires judiciaires, se comparant à l’ancien Premier ministre socialiste), il est bon de se rappeler quelles ont été les circonstances de la mort de cet homme politique au parcours atypique. La fiction, parfois, peut remplir ce rôle.

Ainsi, dans « Un homme d’honneur », fiction diffusée sur Public Sénat cette semaine, le réalisateur et coscénariste Laurent Heynemann raconte la chute de Pierre Bérégovoy. Et pour cela il s’appuie à la fois sur l’aspect public et privé du personnage : le 1er mai 1993, alors que Pierre Bérégovoy (interprété par Daniel Russo), est transporté, dans un état désespéré, par hélicoptère de Nevers à l’hôpital du Val-de-Grâce à Paris, Gilberte son épouse (jouée par Dominique Blanc), prend la route de son côté, conduite par le chauffeur de son mari. Durant ce douloureux trajet, reviendront en flash-back les moments marquants de l’ascension du maire de Nevers, ses faux-pas, ses doutes et sa disgrâce.

Lui qui s’est présenté en 1992 dans son discours d’investiture devant l’Assemblée nationale comme celui qui allait lutter contre la corruption (« Qui s’attaque à la justice, s’attaque à la République » dira-t-il), sera rattrapé par les affaires liées à l’entourage de François Mitterrand et devra s’expliquer sur le prêt d’un million de francs pour l’achat d’un appartement, que lui accordera Roger-Patrice Pelat, ami intime du Président de la République et inculpé dans l’affaire Péchiney. Sa mort marquera les esprits et, comme souvent, fera l’objet de rumeurs complotistes. Le réalisateur, Laurent Heynemann a évité, ici, cet écueil.  

 

 

La fiction « Un homme d’honneur » de Laurent Heynemann est diffusée sur Public Sénat samedi 15 avril 2017 à 22h30 et rediffusée dimanche 16 avril à 10h30 et 19h00.

Partager cet article

Dans la même thématique

La chute de Pierre Bérégovoy
2min

Politique

Un collaborateur de Raphaël Arnault embauché sous pseudo : « C’est particulièrement choquant », réagit Claude Malhuret

Après l’arrestation de onze suspects, dans le cadre de l’enquête sur la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, le Parisien révèle que l’un d’eux est un deuxième collaborateur parlementaire du député LFI et fondateur du mouvement antifa, Raphaël Arnault. Mais, il a été recruté sous pseudonyme. « Inacceptable », pour le sénateur Claude Malhuret.

Le

La chute de Pierre Bérégovoy
3min

Politique

Peine d’inéligibilité en cas de condamnations pour violences : « Cela me paraît parfaitement normal », déclare François-Noël Buffet

Lors de la séance de questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin a annoncé qu’il comptait faire passer un texte visant à introduire une peine d’inéligibilité en cas de condamnation pour violences. Un texte qui pourrait avoir le soutien de la droite sénatoriale.

Le

La chute de Pierre Bérégovoy
4min

Politique

Mort de Quentin : Gérald Darmanin souhaite une peine d’inéligibilité contre « toute personne condamnée pour avoir encouragé à la violence physique » 

Les interventions se sont multipliées au Sénat, ce mercredi, pendant la séance de questions d’actualité au gouvernement, autour de la mort du militant nationaliste Quentin Deranque. Les élus de droite et du bloc central ont largement reproché à LFI sa proximité avec la mouvance d’ultra gauche, citée dans cette affaire. Le garde des Sceaux a annoncé vouloir assortir les condamnations pour incitation à la violence d’une peine d’inéligibilité, visant explicitement le député LFI Raphaël Arnault.

Le