La clé USB du tueur de la préfecture, « le point le plus inquiétant », pour Christian Cambon
Le président de la délégation parlementaire au renseignement a exposé les questions que les parlementaires allaient poser au ministre de l’Intérieur, lors de son audition à huis clos. La clé USB, retrouvée dans le bureau de l’attaquant, et contenant des coordonnées de policiers, préoccupe particulièrement le sénateur.

La clé USB du tueur de la préfecture, « le point le plus inquiétant », pour Christian Cambon

Le président de la délégation parlementaire au renseignement a exposé les questions que les parlementaires allaient poser au ministre de l’Intérieur, lors de son audition à huis clos. La clé USB, retrouvée dans le bureau de l’attaquant, et contenant des coordonnées de policiers, préoccupe particulièrement le sénateur.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, est auditionné au Sénat ce mardi matin, aux côtés de son secrétaire d’État Laurent Nuñez. L’audition, menée à huis clos, doit faire le tour des problèmes de sécurité posés par l’attentat qui a endeuillé la préfecture de police le jeudi 3 octobre.

Les questions des parlementaires vont tourner autour de trois grandes préoccupations : quelle sécurité pour les locaux de la préfecture de police, quelle politique pour la détection de la radicalisation, et surtout, quel niveau d’habilitation pour cet agent responsable de la mort de quatre policiers ? « Quelles sont les données auxquelles cet opérateur de maintenance informatique a pu avoir accès, et quel usage a-t-il pu en faire ? » s’interroge le sénateur (LR), Christian Cambon, lors d’un point presse réalisé avant l’audition. Le président de la délégation parlementaire au renseignement estime que les dernières révélations sorties dans la presse hier soir constituent le « point le plus inquiétant », à savoir le contenu d’une clé USB retrouvée dans le bureau du tueur.

« On constate que, depuis hier soir, sur la clé USB qui a été saisie, des listes de noms de ses collègues avec leurs références et leurs adresses ont été trouvées. Ce qui, bien évidemment, ouvre la voie à beaucoup d’inquiétudes, et donc nous allons demander aux ministres et à ses collaborateurs comment tout cela a été possible et dans quelle direction va-t-on aller pour essayer de sécuriser l’ensemble de ces dispositions. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Debate on France’s role in preventing international political crises
9min

Politique

Sous pression de Boris Vallaud, Olivier Faure mise sur un « comité présidentiel » pour tenter de sortir le PS de la crise interne

La tension continue au PS, où le patron des députés PS, Boris Vallaud, demande que les militants socialistes désignent « avant l’été » leur candidat à la présidentielle. En réponse, Olivier Faure promet un vote « avant juin » sur le « processus présidentiel ». Reste à définir l’objet précis du vote. Pour les amis de Boris Vallaud, la désignation du candidat et la stratégie vont de pair. Mais pour ceux d’Olivier Faure, ça ne va pas de soi…

Le

La clé USB du tueur de la préfecture, « le point le plus inquiétant », pour Christian Cambon
3min

Politique

Propos racistes à l’encontre de Bally Bagayoko : « Si une plainte était déposée, le préfet viendra se constituer partie civile »

Depuis son élection au premier tour à la mairie de Saint-Denis, Bally Bagayoko subit une vague d’attaques racistes de la part de l’extrême droite sur les réseaux sociaux. Une étape supplémentaire a été franchie ce week-end sur la chaîne CNews où des chroniqueurs ont comparé l’édile Insoumis à un singe et à un chef de tribu. le ministre auprès du ministre de l'Intérieur, Jean-Didier Berger a indiqué que si le maire déposait plainte, le préfet viendra se constituer partie civile. Bally Bagayoko a annoncé, depuis, le dépôt d'une plainte.

Le

La clé USB du tueur de la préfecture, « le point le plus inquiétant », pour Christian Cambon
2min

Politique

Agressions sexuelles dans le périscolaire parisien : le ministre de l’Education écarte la possibilité pour l’Etat de se porter partie civile, pour des raisons juridiques

Interpellé aux questions d’actualité au gouvernement par la sénatrice LR de Paris Agnès Evren sur la possibilité pour l’Etat de se porter partie civile dans les affaires d’agressions sexuelles sur mineurs dans le périscolaire, le ministre de l’Education, Édouard Geffray a écarté cette possibilité pour des raisons juridiques.

Le