« La confusion des rôles de Monsieur Benalla nous pose de graves problèmes »
Les organisations professionnelles de policiers étaient interrogées mardi, dans le cadre de la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Benalla. Olivier Boisteaux, président du syndicat des commissaires de la police, se demande s'il n'y a pas une « défiance » de la présidence envers les policiers en charge de sa sécurité.

« La confusion des rôles de Monsieur Benalla nous pose de graves problèmes »

Les organisations professionnelles de policiers étaient interrogées mardi, dans le cadre de la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Benalla. Olivier Boisteaux, président du syndicat des commissaires de la police, se demande s'il n'y a pas une « défiance » de la présidence envers les policiers en charge de sa sécurité.
Public Sénat

Par Maud Larivière

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Nous en tant que syndicalistes, ce qui nous pose question, c’est est-ce qu’il y a une défiance de la présidence de la République, à l’endroit des gens qui sont chargés de la sécurité du Président de la République » s’interroge Olivier Boisteaux, président du syndicat des commissaires de la police (SICP), membre de la CFE-CGC.

« Pour nos propres collègues, ça pose un vrai problème (…). Avoir dans les pattes en permanence des gens qui se substituent à eux pour faire de la sécurité un jour, le lendemain participer à des réunions de préparation. C’est assez étonnant » explique-t-il avant d’ajouter : « Donc la confusion des rôles, des missions, l’ambiguïté des fonctions de Monsieur Benalla et des gens qui l’entourent dans ce dossier, nous posent de graves problèmes, notamment sur la lisibilité des instructions qui pourraient être données à nos collaborateurs ».

Le syndicaliste revient sur l’arrestation des trois policiers qui ont fourni les images de vidéosurveillance de la place de la Contrescarpe, à Alexandre Benalla. « Quand vous avez quelqu’un qui se présente comme étant l’émanation de l’autorité suprême et qui procède à des sollicitations auprès de policiers, je veux bien qu’ils aient commis des erreurs, il est pour autant extrêmement difficile de résister à ce genre de sollicitations » affirme-t-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Loi Yadan contre l’antisémitisme : les sénateurs dubitatifs à l’annonce de la reprise en main du gouvernement

Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.

Le

Paris: French Government Weekly Cabinet Meeting
3min

Politique

1er mai : boulangeries et fleuristes « indépendants » pourront faire travailler leurs salariés dès cette année, annonce Sébastien Lecornu

Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.

Le

Festival Du Livre 2025
2min

Politique

Crise chez Grasset : au Festival du livre, Emmanuel Macron affiche sa volonté de défendre le « pluralisme éditorial »

En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».

Le

FRA – BOOK – CONSENTEMENT
2min

Politique

Crise chez Grasset : la sénatrice Sylvie Robert (PS) propose de créer une clause de conscience pour les auteurs

Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.

Le