« La confusion des rôles de Monsieur Benalla nous pose de graves problèmes »
Les organisations professionnelles de policiers étaient interrogées mardi, dans le cadre de la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Benalla. Olivier Boisteaux, président du syndicat des commissaires de la police, se demande s'il n'y a pas une « défiance » de la présidence envers les policiers en charge de sa sécurité.

« La confusion des rôles de Monsieur Benalla nous pose de graves problèmes »

Les organisations professionnelles de policiers étaient interrogées mardi, dans le cadre de la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Benalla. Olivier Boisteaux, président du syndicat des commissaires de la police, se demande s'il n'y a pas une « défiance » de la présidence envers les policiers en charge de sa sécurité.
Public Sénat

Par Maud Larivière

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Nous en tant que syndicalistes, ce qui nous pose question, c’est est-ce qu’il y a une défiance de la présidence de la République, à l’endroit des gens qui sont chargés de la sécurité du Président de la République » s’interroge Olivier Boisteaux, président du syndicat des commissaires de la police (SICP), membre de la CFE-CGC.

« Pour nos propres collègues, ça pose un vrai problème (…). Avoir dans les pattes en permanence des gens qui se substituent à eux pour faire de la sécurité un jour, le lendemain participer à des réunions de préparation. C’est assez étonnant » explique-t-il avant d’ajouter : « Donc la confusion des rôles, des missions, l’ambiguïté des fonctions de Monsieur Benalla et des gens qui l’entourent dans ce dossier, nous posent de graves problèmes, notamment sur la lisibilité des instructions qui pourraient être données à nos collaborateurs ».

Le syndicaliste revient sur l’arrestation des trois policiers qui ont fourni les images de vidéosurveillance de la place de la Contrescarpe, à Alexandre Benalla. « Quand vous avez quelqu’un qui se présente comme étant l’émanation de l’autorité suprême et qui procède à des sollicitations auprès de policiers, je veux bien qu’ils aient commis des erreurs, il est pour autant extrêmement difficile de résister à ce genre de sollicitations » affirme-t-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Simone Veil
9min

Politique

Bernadette Chirac, l’ancienne Première dame, est morte à 93 ans 

L’épouse du président Jacques Chirac, lui-même disparu en 2019, est morte vendredi 5 juin dans la soirée à 93 ans, annonce sa fille Claude à l’AFP. L’ancienne Première dame qui a progressivement pris la lumière durant les années passées à l’Elysée, a aussi mené une longue carrière d’élue locale, d’abord dans l’ombre de son mari, puis de manière indépendante.

Le

France Missing Girl
7min

Politique

Affaire Lyhanna : « Il y a une chaîne judiciaire qui n’a pas fonctionné, c’est assez accablant », affirme Isabelle Florennes

Depuis les révélations autour du profil de Jérôme Barella mis en examen pour enlèvement et séquestration de Lhyanna dans le Gers le 29 mai, la classe politique jusqu’à Emmanuel Macron pointe les failles de la justice. Les sénateurs attendent que les résultats de l’enquête administrative diligentée par le gouvernement leur soient présentés dans les semaines à venir.

Le

PARIS Gerald Darmanin place Vendome
4min

Politique

Affaire Lyhanna : que dit la circulaire de Gérald Darmanin de 2025 ?

Une semaine après la disparition de la jeune Lyhanna à Fleurance, Gérald Darmanin dénonce les « dysfonctionnements » de l’État dans le suivi du principal suspect, actuellement mis en examen. Le ministre de la Justice fait notamment référence à sa circulaire de politique pénale générale, envoyée en janvier 2025, où il appelait au « traitement prioritaire » des violences sur enfants. Celle-ci n’aurait pas été respectée.

Le