« La confusion des rôles de Monsieur Benalla nous pose de graves problèmes »
Les organisations professionnelles de policiers étaient interrogées mardi, dans le cadre de la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Benalla. Olivier Boisteaux, président du syndicat des commissaires de la police, se demande s'il n'y a pas une « défiance » de la présidence envers les policiers en charge de sa sécurité.

« La confusion des rôles de Monsieur Benalla nous pose de graves problèmes »

Les organisations professionnelles de policiers étaient interrogées mardi, dans le cadre de la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Benalla. Olivier Boisteaux, président du syndicat des commissaires de la police, se demande s'il n'y a pas une « défiance » de la présidence envers les policiers en charge de sa sécurité.
Public Sénat

Par Maud Larivière

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Nous en tant que syndicalistes, ce qui nous pose question, c’est est-ce qu’il y a une défiance de la présidence de la République, à l’endroit des gens qui sont chargés de la sécurité du Président de la République » s’interroge Olivier Boisteaux, président du syndicat des commissaires de la police (SICP), membre de la CFE-CGC.

« Pour nos propres collègues, ça pose un vrai problème (…). Avoir dans les pattes en permanence des gens qui se substituent à eux pour faire de la sécurité un jour, le lendemain participer à des réunions de préparation. C’est assez étonnant » explique-t-il avant d’ajouter : « Donc la confusion des rôles, des missions, l’ambiguïté des fonctions de Monsieur Benalla et des gens qui l’entourent dans ce dossier, nous posent de graves problèmes, notamment sur la lisibilité des instructions qui pourraient être données à nos collaborateurs ».

Le syndicaliste revient sur l’arrestation des trois policiers qui ont fourni les images de vidéosurveillance de la place de la Contrescarpe, à Alexandre Benalla. « Quand vous avez quelqu’un qui se présente comme étant l’émanation de l’autorité suprême et qui procède à des sollicitations auprès de policiers, je veux bien qu’ils aient commis des erreurs, il est pour autant extrêmement difficile de résister à ce genre de sollicitations » affirme-t-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le

Meeting of French centrist Renaissance party
8min

Politique

Présidentielle : Retailleau, Attal, Bertrand, Philippe… Les candidatures se multiplient à droite et au centre, mais l’hypothèse d’une primaire divise toujours autant  

Les appels à une candidature unique de la droite et du centre, pour éviter un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, se font de plus en plus pressants. Dernière initiative en date : une tribune signée par 200 élus en faveur d’une primaire ouverte. Mais du côté des partis, les équipes continuent à espérer un rassemblement sans avoir à passer par un tel processus.

Le

Voting session on the assisted dying bill at the National Assembly
10min

Politique

François Hollande, le pari du retour : peut-il redevenir président, 10 ans après ?

Après avoir renoncé à briguer un second mandat en 2017 puis écarté une candidature en 2022, François Hollande prépare méthodiquement son possible retour dans la course à l’Élysée. À huit mois de la présidentielle de 2027, l’ancien chef de l’État sort un livre avec 80 propositions, multiplie les apparitions et mise sur une gauche sociale-démocrate sans candidat naturel. Mais dans une Ve République où les anciens présidents ont rarement réussi leur retour, son pari consiste à transformer une popularité retrouvée en véritable désir de candidature.

Le