La députée villaniste Paula Forteza quitte le groupe LREM
Premier impact au groupe LREM de la lutte fratricide pour les municipales à Paris: la députée Paula Forteza, soutien du candidat...

La députée villaniste Paula Forteza quitte le groupe LREM

Premier impact au groupe LREM de la lutte fratricide pour les municipales à Paris: la députée Paula Forteza, soutien du candidat...
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Premier impact au groupe LREM de la lutte fratricide pour les municipales à Paris: la députée Paula Forteza, soutien du candidat dissident Cédric Villani, a annoncé mardi sa décision de quitter le mouvement et le groupe majoritaire.

"Je suis Cédric Villani dans sa campagne pour Paris. J'annonce aujourd'hui mon départ de La République en marche", a annoncé la députée des Français d'Amérique latine sur RMC et RMC Découverte.

Elle a expliqué sa décision par "beaucoup de raisons liées au fond" mais aussi "à la méthode, à la stratégie politique" du mouvement, "verrouillé, qui récompense les amitiés plus que les compétences", et suit "une dynamique d'exclusion, de rétrécissement, plus que de rassemblement".

Désignée par Cédric Villani comme tête de liste dans le XIXe arrondissement de Paris, l'élue a expliqué à l'AFP qu'elle siègerait dans un premier temps chez les non-inscrits. Sans préjuger d'autres départs, elle estime qu'"il y a la place à l'Assemblée pour un groupe écologiste et progressiste".

Pressé dimanche par Emmanuel Macron de se "rapprocher" de Benjamin Griveaux, Cédric Villani a acté le divorce avec LREM en "maintenant sa candidature librement". Le bureau exécutif du mouvement devrait acter mercredi soir qu'il "n'est plus adhérent", selon le délégué général d'En marche Stanislas Guerini.

Dans un message adressé à ses collègues "marcheurs" consulté par l'AFP et où elle annonce son "choix de quitter" LREM, Paula Forteza souligne que chacun dans le groupe "peut mesurer la dureté de ces dernières semaines".

Elle explique avoir espéré "un tournant social et écologique", mais regrette une "politisation de sujets qui attisent les divisions", comme sur l'immigration.

"De nombreux départs ont déjà exprimé à quel point notre action n'est pas à la hauteur. L'écolo-progressisme, que nous sommes plusieurs collègues à défendre, est une voie crédible et prometteuse", poursuit la députée.

"Nous voulions combattre les appareils: nous en avons recréé un de toutes pièces", déplore aussi Paula Forteza, qui regrette au sujet de la réforme des retraites que LREM soit tombé "dans le piège de la démonstration des rapports de force".

Cette cheffe d'entreprise, novice en politique à son arrivée en 2017, rejoint ainsi la dizaine d'élus qui ont quitté le groupe majoritaire depuis le début de la législature, chiffre auquel s'ajoutent plusieurs passages de membres à part entière à apparentés, dont trois en janvier.

Le dernier départ en date remonte à lundi. La députée de Haute-Savoie Frédérique Lardet, qui n'a pas obtenu l'investiture à Annecy pour les municipales a annoncé qu'elle quittait le mouvement tout en restant apparentée au groupe. La députée du Gard Annie Chapelier et l'élue du Nord Valérie Petit avaient fait de même dans le courant du mois.

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