La députée villaniste Paula Forteza quitte le groupe LREM
Premier impact au groupe LREM de la lutte fratricide pour les municipales à Paris: la députée Paula Forteza, soutien du candidat...

La députée villaniste Paula Forteza quitte le groupe LREM

Premier impact au groupe LREM de la lutte fratricide pour les municipales à Paris: la députée Paula Forteza, soutien du candidat...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Premier impact au groupe LREM de la lutte fratricide pour les municipales à Paris: la députée Paula Forteza, soutien du candidat dissident Cédric Villani, a annoncé mardi sa décision de quitter le mouvement et le groupe majoritaire.

"Je suis Cédric Villani dans sa campagne pour Paris. J'annonce aujourd'hui mon départ de La République en marche", a annoncé la députée des Français d'Amérique latine sur RMC et RMC Découverte.

Elle a expliqué sa décision par "beaucoup de raisons liées au fond" mais aussi "à la méthode, à la stratégie politique" du mouvement, "verrouillé, qui récompense les amitiés plus que les compétences", et suit "une dynamique d'exclusion, de rétrécissement, plus que de rassemblement".

Désignée par Cédric Villani comme tête de liste dans le XIXe arrondissement de Paris, l'élue a expliqué à l'AFP qu'elle siègerait dans un premier temps chez les non-inscrits. Sans préjuger d'autres départs, elle estime qu'"il y a la place à l'Assemblée pour un groupe écologiste et progressiste".

Pressé dimanche par Emmanuel Macron de se "rapprocher" de Benjamin Griveaux, Cédric Villani a acté le divorce avec LREM en "maintenant sa candidature librement". Le bureau exécutif du mouvement devrait acter mercredi soir qu'il "n'est plus adhérent", selon le délégué général d'En marche Stanislas Guerini.

Dans un message adressé à ses collègues "marcheurs" consulté par l'AFP et où elle annonce son "choix de quitter" LREM, Paula Forteza souligne que chacun dans le groupe "peut mesurer la dureté de ces dernières semaines".

Elle explique avoir espéré "un tournant social et écologique", mais regrette une "politisation de sujets qui attisent les divisions", comme sur l'immigration.

"De nombreux départs ont déjà exprimé à quel point notre action n'est pas à la hauteur. L'écolo-progressisme, que nous sommes plusieurs collègues à défendre, est une voie crédible et prometteuse", poursuit la députée.

"Nous voulions combattre les appareils: nous en avons recréé un de toutes pièces", déplore aussi Paula Forteza, qui regrette au sujet de la réforme des retraites que LREM soit tombé "dans le piège de la démonstration des rapports de force".

Cette cheffe d'entreprise, novice en politique à son arrivée en 2017, rejoint ainsi la dizaine d'élus qui ont quitté le groupe majoritaire depuis le début de la législature, chiffre auquel s'ajoutent plusieurs passages de membres à part entière à apparentés, dont trois en janvier.

Le dernier départ en date remonte à lundi. La députée de Haute-Savoie Frédérique Lardet, qui n'a pas obtenu l'investiture à Annecy pour les municipales a annoncé qu'elle quittait le mouvement tout en restant apparentée au groupe. La députée du Gard Annie Chapelier et l'élue du Nord Valérie Petit avaient fait de même dans le courant du mois.

Partager cet article

Dans la même thématique

Blois: Political figure at summer convention campusPS.
9min

Politique

« Elle est capable de tout, de balancer un scud » : la présence de Ségolène Royal dans la primaire PS va-t-elle rebattre les cartes pour Raphaël Glucksmann ?

Candidate à la primaire PS/Place Publique, Ségolène Royal va-t-elle bousculer le scénario où Raphaël Glucksmann serait désigné ? « Il y a deux lignes politiques différentes dans la primaire : celle de l’union de la gauche », défendue par Ségolène Royal, et celle « d’union avec le centre droit » de Raphaël Glucksmann, pointe le directeur de campagne de la candidate, Luc Carvounas. Un point commun avec Olivier Faure, qui pourrait faire sens en cas de second tour face au candidat Place Publique…

Le

Paris : Rassemblement Loi Intégrale et Lyhanna
5min

Politique

Loi intégrale : les 1,5 milliard d’euros annoncés par le gouvernement sont-ils à la hauteur des besoins revendiqués par les associations ?

Dans une tribune publiée mardi 15 septembre dans Le Monde, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé près de 1,5 milliard d’euros pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles en 2027, auxquels s’ajouteraient 2,6 milliards d’euros pour la protection de l’enfance. Des montants que les associations jugent insuffisants pour financer l’ensemble des mesures prévues par la « loi intégrale ».

Le

Paris: Conference de presse Bruno Retailleau pouvoir d achat
4min

Politique

Budget : Bruno Retailleau demande au gouvernement le retour de la réforme des retraites

Sur franceinfo, le candidat LR à la présidentielle, Bruno Retailleau a développé un peu plus la ligne de responsabilité qu'il entend incarner en indiquant que sa famille politique allait demander le retour de la réforme des retraites dans le prochain budget. Une réforme que le gouvernement avait suspendue l'année dernière, dans le cadre d'un compromis avec les socialistes.

Le

Rachida Dati and Carlos Ghosn Face Corruption Trial in Paris
5min

Politique

Ouverture du procès pour corruption de Rachida Dati : retour sur l’affaire

Rachida Dati a-t-elle touché 900 000 euros pour soutenir les intérêts de Renault au Parlement européen ? L'ex-ministre de la Justice comparaît à partir de ce mercredi 16 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris dans un retentissant procès pour corruption et trafic d'influence, jugée avec l'ex-PDG de Renault-Nissan CV (RNCV), Carlos Ghosn, absent à son procès aujourd’hui, pour avoir perçu de l'argent du constructeur lorsqu'elle était eurodéputée.

Le