La droite fait à Emmanuel Macron le procès de « l’immobilisme »
Au lendemain de sa rentrée politique en ordre dispersé, la droite a convergé lundi pour alimenter un procès en "immobilisme" à l...

La droite fait à Emmanuel Macron le procès de « l’immobilisme »

Au lendemain de sa rentrée politique en ordre dispersé, la droite a convergé lundi pour alimenter un procès en "immobilisme" à l...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Au lendemain de sa rentrée politique en ordre dispersé, la droite a convergé lundi pour alimenter un procès en "immobilisme" à l'encontre d'Emmanuel Macron qui "ne fait pas le quart de ce qu'il faudrait pour redresser le pays".

Interrogé sur ce sujet lors d'un déplacement pour la rentrée dans une école primaire de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), le Premier ministre Edouard Philippe a ironisé: "Que l'opposition s'oppose, je n'y vois que des choses normales, que l'opposition ne soit pas tendre, ça ne me surprend pas, et vous voyez, j'ai l'habitude".

Il réagissait aux critiques de plusieurs figures de la droite réunies dans une offensive commune, alors que l'exécutif va éprouver cette semaine sa "nouvelle méthode", "plus à l'écoute" pour l'acte II du quinquennat avec notamment la réception à Matignon des partenaires sociaux pour la réforme des retraites

"Un des dangers désormais qui menace le macronisme, c'est l'immobilisme", a ainsi dénoncé sur RFI le député Guillaume Larrivé, candidat à la présidence du parti Les Républicains.

"Est-ce que Emmanuel Macron n'est pas une espèce d'Henri Queuille junior", a-t-il ironiquement demandé, en référence à ce "président du Conseil sous la IVe République qui pensait qu'il n'y avait aucun problème qu'une absence de solution ne finisse par régler".

"Je ne voudrais pas (...) que le quinquennat d'Emmanuel Macron se mette à roupiller sur les questions de dépenses publiques, sur la question de la réforme structurelle", a-t-il ajouté en prenant l'exemple de la réforme des retraites.

La présidente du mouvement Libres! Valérie Pécresse, qui a quitté LR après l'échec des européennes, a estimé sur BFMTV que le président "ne fait pas le quart de ce qu'il faudrait pour redresser le pays en matière d'autorité, en matière d'immigration, en matière de laïcité, mais aussi en matière de réforme et de réduction des dépenses et des impôts".

"Monsieur Macron, c'est Tony Blair, c'est un libéral à l'anglo-saxonne, et moi ce qui me gêne, c'est que je crois que fondamentalement, pour lui, le monde, c'est le tout marchand", a accusé la présidente de la Région Ile-de-France.

"En vérité, le macronisme est une contrefaçon de ce à quoi nous croyons. C'est pourquoi Emmanuel Macron est condamné à ne faire que semblant", a accusé dans un entretien au Figaro le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau.

Il a notamment reproché au chef de l'Etat de "renoncer à la baisse de la dépense publique et à la compétitivité de la France" ou de faire "croire aux Français qu'il n'y aura pas de baisse des pensions même si l'on ne recule pas l'âge de départ" à la retraite.

Depuis l'école primaire de Clichy-la-Garenne, Edouard Philippe a répliqué en mettant en avant le dédoublement des classes de CP et de CE1: "ce qui importe, ce n'est pas tellement le jeu normal et naturel et au fond assez légitime de la politique. Ce qui est important, c'est ce qui se passe ici dans ces salles de classe".

Partager cet article

Dans la même thématique

La droite fait à Emmanuel Macron le procès de « l’immobilisme »
5min

Politique

Guerre en Iran : l’Europe victime collatérale ?

Avec la guerre en Iran, l’Europe encaisse le choc d’un conflit qu’elle n’a pas voulu mais qu’elle subit. Si les 27 sont globalement prudents dans leur réaction aux frappes américano-israéliennes, ils montrent des hésitations dans leur réponse. Une chose est sûre : les prix du pétrole et du gaz flambent et les Européens cherchent le moyen de limiter les dégâts de ce choc énergétique. Alors, comment l’Union européenne peut-elle relever le défi de cette nouvelle crise ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D) et Isabel Wiseler-Lima (Luxembourg, PPE).

Le

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Municipales : les points chauds à suivre dimanche pour le premier tour

De Paris, que la gauche tente de conserver face à la droite de Rachida Dati, à Lyon, où les écologistes sont menacés par Jean-Michel Aulas, en passant par Le Havre, où Edouard Philippe joue son avenir, ou encore Nice, où Eric Ciotti et Christian Estrosi se mènent une guerre fratricide, tour d’horizons des principales villes à suivre pour le premier tour des municipales.

Le

Élections municipales 2026 : l’incertitude de l’ampleur du rebond de la participation
5min

Politique

Élections municipales 2026 : l’incertitude sur l’ampleur de la participation

Après une forte abstention lors des dernières élections municipales de 2020, le scrutin de dimanche devrait être marqué par un rebond logique de la participation. L’ampleur du retour des électeurs dans les urnes fait partie des grandes inconnues. Certains instituts rappellent que le déclin de la mobilisation est devenu structurel depuis les années 90.

Le