La droite républicaine « a disparu depuis longtemps », estime Le Maire
Le ministre des Finances Bruno Le Maire a assuré mardi que la droite républicaine, son ancienne famille politique, avait "disparu...

La droite républicaine « a disparu depuis longtemps », estime Le Maire

Le ministre des Finances Bruno Le Maire a assuré mardi que la droite républicaine, son ancienne famille politique, avait "disparu...
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Le ministre des Finances Bruno Le Maire a assuré mardi que la droite républicaine, son ancienne famille politique, avait "disparu depuis longtemps", estimant que les partis étaient "mortels" après le naufrage des Républicains aux élections européennes.

"Quand on n'est pas fidèle à son passé, on n'a pas d'avenir, c'est le cas de la droite républicaine aujourd'hui", a affirmé sur RTL le ministre qui a quitté LR pour rejoindre les rangs de LREM après l'élection d'Emmanuel Macron en mai 2017.

"Les partis sont mortels. Nous en avons aujourd'hui la preuve et ça n'a pas d'importance. Ce qui a de l'importance, c'est l'avenir de la France et des Français", a ajouté M. Le Maire dans une longue diatribe contre son ancienne formation politique.

"Ils ont disparu depuis très longtemps", a assuré à propos de la droite républicaine l'ancien candidat à la primaire de LR.

"Une famille politique n'a pas d'avenir quand elle n'est pas fidèle à son passé et Les Républicains, depuis des années, ne sont plus fidèles à leur passé", a-t-il ajouté.

"Ils ne le sont pas sur les questions économiques, puisqu'ils n'assument pas la compétitivité, l'ouverture au monde, l'innovation. Ils n'ont pas voté une seule des réformes que j'ai portées pour améliorer la compétitivité des entreprises, simplifier la vie des PME", a-t-il expliqué.

Selon M. Le Maire, Les Républicains ne sont pas non plus "fidèles à leur passé politique quand ils refusent de choisir entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Dans toute l'histoire de la droite républicaine, quand il y avait un choix aussi décisif à faire, il était fait", a-t-il martelé, reprochant aussi à sa famille politique son manque d'engagement européen.

"Il est trop tard", a-t-il répondu, interrogé sur l'intention de Laurent Wauquiez de tenir à la rentrée des "états généraux" pour conjurer le risque d'une "disparition" de son parti.

Dans l'après-midi à l'Assemblée nationale, M. Le Maire a attaqué de front les députés LR qui le chahutaient en rappelant son faible score de 3% lors des primaires, alors qu'il répondait à une question sur le projet de fusion entre les constructeurs Renault et Fiat.

"Vous pouvez continuer à parler de résultats du passé qui ne concernent que moi. Vous avez eu des résultats actuels qui vous concernent collectivement et qui devraient vous incliner à un peu plus de modestie et de retour sur vous-mêmes, mesdames et messieurs Les Républicains", a-t-il déclaré.

"Je vous laisse à vos querelles de familles", a-t-il ajouté, en allusion au divisions au sein de son ancien parti qui a obtenu près de 8,44% des voix lors des élections européennes de dimanche.

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