La France insoumise « est dans un creux de la vague », estime Éric Coquerel
Malgré le mauvais score de son mouvement aux européennes, le député considère que la situation de Jean-Luc Mélenchon n’est pas comparable avec celle de Laurent Wauquiez, qui a démissionné de la présidence des Républicains le 2 juin. La responsabilité de « l’échec » est « collective », insiste-t-il.

La France insoumise « est dans un creux de la vague », estime Éric Coquerel

Malgré le mauvais score de son mouvement aux européennes, le député considère que la situation de Jean-Luc Mélenchon n’est pas comparable avec celle de Laurent Wauquiez, qui a démissionné de la présidence des Républicains le 2 juin. La responsabilité de « l’échec » est « collective », insiste-t-il.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Ce ne sont pas les mêmes cas », martèle Éric Coquerel. Le député de la France insoumise refuse de faire un parallèle entre les déboires aux européennes de son mouvement (6,3 %) et celui des Républicains (8,5 %). « Je ne pense pas qu’on subit la même chute », a-t-il expliqué dans la matinale de Public Sénat, estimant que le recul du parti de droite semble « quasiment irréversible ». « On n’est pas tout à fait dans la même situation », cherche à se rassurer le parlementaire de Seine-Saint-Denis, malgré un score trois fois moins important qu’à la présidentielle 2017 pour un « mouvement neuf ».

Éric Coquerel considère que le 26 mai 2019 n’est qu’une mauvaise passe pour la France insoumise et ne voit aucune raison d’accabler Jean-Luc Mélenchon. Ni d'appeler à son départ, au lendemain de la démission de Laurent Wauquiez de la présidence des Républicains. « Je pense, pour ma part, que nous sommes plutôt dans un creux de la vague. Celui qui a porté très haut nos couleurs [Jean-Luc Mélenchon] est celui qui est le plus à même de les porter pour l'avenir […] Je refuse de mettre sur le dos celui qui a eu plus de 19% à la présidentielle, les responsabilités de notre échec. C’est une responsabilité collective, qui s’explique aussi par le cadre et la situation. »

Jean-Luc Mélenchon « est à même de fédérer »

Le député semble même reprendre à son compte la célèbre citation « quand je me regarde, je me désole ; quand je me compare, je me console ». « On s’en sort mieux que d’autres mouvements », déclare-t-il. La France insoumise a dépassé en nombre de voix le Parti socialiste, mais aussi Générations de Benoît Hamon ou le Parti communiste de Ian Brossat, qui n’ont pas réussi à atteindre la barre des 5 % des suffrages.

Dans les prochaines années, il voit encore Jean-Luc Mélenchon – « très peu contesté » en interne – jouer un grand rôle dans la France insoumise. « C'est lui le stratège, c'est lui qui jusqu'à maintenant a porté au plus haut notre programme […] C’est lui qui est à même de fédérer. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government
3min

Politique

Après la nomination controversée d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : les sénateurs socialistes déposent un texte pour encadrer son mandat

Nommée par Emmanuel Macron à la tête de la Cour des comptes, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin qui va disposer d’un mandat irrévocable, pourrait rester rue de Cambon une trentaine d’années. C’est trop pour les sénateurs socialistes qui ont déposé une proposition de loi pour limiter son mandat.

Le

Sciences Po Lyon
5min

Politique

Mort de Quentin : vers la fin des réunions politiques dans les universités ?

Après la mort du militant nationaliste, Quentin Deranque, le gouvernement a appelé les présidents d’universités à interdire les réunions politiques dans leurs établissements en cas de risque de trouble à l’ordre public. Un rappel du droit existant qui fait craindre une « neutralisation des campus ».

Le

La France insoumise « est dans un creux de la vague », estime Éric Coquerel
4min

Politique

Mort de Quentin : « Un jeune perd la vie, quelles que soient ses idées politiques, c’est inacceptable » déclare le sénateur David Ros

La mort de Quentin Deranque, 23 ans, survenue samedi 14 février à Lyon, deux jours après une violente agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon, a suscité une vive émotion et des réactions en cascade au sein de la classe politique. L’enquête pour « homicide volontaire », ouverte par le parquet de Lyon, se poursuit sans interpellation à ce stade. La question a notamment été évoquée lors des réunions hebdomadaires des groupes au Sénat.

Le

Elysee Palace : Emmanuel Macron welcomes European Council President Antonio Costa
3min

Politique

Les sénateurs communistes veulent réduire les pouvoirs du Président de la République

Mercredi 25 février, les communistes du Sénat défendront une proposition de loi constitutionnelle visant à « restreindre certaines prérogatives du Président de la République ». Il s’agit de retirer des prérogatives du chef de l’Etat et de les transférer au Premier ministre, comme le pouvoir de dissolution ou encore la présidence du Conseil des ministres.

Le