La France Insoumise veut faire du « 14 juillet une très grosse fête de la révolution française » selon Sophie de Ravinel

Et si la fin de la grève des éboueurs, le déblocage des lycées et des universités, la baisse de l’affluence dans les cortèges, ne signifiait pas la fin de la mobilisation contre la réforme des retraites, mais le début d’une nouvelle forme de contestation ? Pour la journaliste du Figaro Sophie de Ravinel interrogée dans l’émission Et maintenant ! les casserolades ont pris le relais des manifestations traditionnelles, et devraient durer jusqu’à l’été.
Antoine Ogier

Temps de lecture :

2 min

Publié le

« Il y a une évolution du type de mobilisation sociale »

Des bruits de casseroles pour couvrir les paroles du Président. Lancées en réponse à l’allocution d’Emmanuel Macron le 17 mars dernier, lorsque le chef de l’Etat s’exprimait sur « l’après-réforme » des retraites les casserolades ne sont pas prêtes de s’arrêter pour Sophie de Ravinel, Grand reporter au Figaro.

« Du côté politique et syndical on me dit que ça va être très fort au moins jusqu’au 14 juillet. »

Le 24 avril dernier, c’est le ministre de l’éducation Pap Ndiaye qui en a fait les frais. Après une visite de l’Institut national supérieur du professorat et de l’éducation (INSPE) perturbée par les manifestants à Lyon, Pap Ndiaye a été tenu à l’abri dans son train de retour à Paris-Gare de Lyon où plusieurs dizaines de manifestants l’attendaient casseroles à la main.

« On ne sait pas jusqu’où ils vont aller »

Si le pire a été évité, de tels évènements posent la question de la radicalisation du mouvement : qu’adviendrait il si les manifestants parvenaient à s’approcher trop près du ministre qu’ils chahutent ? Pour Sophie de Ravinel : « On ne sait pas jusqu’où les manifestants vont aller ».

Une nouvelle forme de mobilisation qui s’affiche comme un signe supplémentaire d’indifférence et de mépris pour la parole du chef de l’Etat. Selon un dernier sondage Odoxa pour Public Sénat, 65% des personnes interrogées jugent le Président « brutal », 82% ne l’estiment pas proche de leurs préoccupations, 58% pensent qu’il ne peut plus réformer le pays tandis que 70% le qualifient de « mauvais président ».

Un 14 Juillet de mobilisation

Des termes lourds de sens qui témoignent du climat social qui règne actuellement en France et attestent de la rupture du dialogue. D’ailleurs « La France Insoumise est à la manœuvre pour faire en sorte pour que le 14 juillet soit une très grosse fête de la révolution française » alerte Sophie de Ravinel.

Retrouvez l’intégralité de l’émission ici.

Partager cet article

Dans la même thématique

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le

Info Public Sénat. Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat
5min

Politique

[Info Public Sénat] Face à la fronde, le projet de loi « État local » est retiré de l’ordre du jour du Sénat

Selon nos informations, le gouvernement va retirer le projet de loi « État local » de l’ordre du jour du Sénat. Ces dernières heures, plusieurs groupes du Sénat et les élus locaux, dont l’influente association des maires de France (AMF), dénonçaient les dispositions recentralisatrices de ce texte. Par ricochet, le gouvernement avance l’examen du projet de loi logement.

Le

Elections Municipales depouillement bureau de vote a Nice
8min

Politique

Explosion des micro-partis, formations dans le rouge, aides publiques et surprises… Ce que révèle le rapport de la commission des comptes de campagne

Le rapport 2025 de la CNCCFP, qui porte sur l’année 2024, montre une inflation du nombre de partis, avec 635 mouvements recensés, en vue des municipales et de la présidentielle. Le total des aides publiques s’élève à 66 millions d’euros cette année-là. Le niveau de richesse d’un parti à l’autre varie, avec quelques surprises…

Le