« La France sera le premier pays au monde à interdire le glyphosate » déclare Didier Guillaume
Invité de l’émission « Audition publique » sur Public Sénat et LCP, le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume réaffirme l’engagement de la France à sortir du glyphosate d’ici 2021.

« La France sera le premier pays au monde à interdire le glyphosate » déclare Didier Guillaume

Invité de l’émission « Audition publique » sur Public Sénat et LCP, le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume réaffirme l’engagement de la France à sortir du glyphosate d’ici 2021.
Public Sénat

Par Yann Quercia

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

C'était le 27 novembre 2017. Emmanuel Macron affirmait avoir « demandé au gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour que l'utilisation du glyphosate soit interdite en France dès que les alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans 3 ans ». A l’occasion d’un débat dans la Drôme au mois de janvier, le Président de la République a semblé faire marche arrière : « Est-ce qu'on peut dire, il n'y aura plus du tout de glyphosate dans trois ans ? Impossible. Je ne vais pas vous mentir, ce n'est pas vrai (…) Si je vous disais ça, je tue complètement certaines filières. »

Didier Guillaume réaffirme ce soir l’engagement pris par la France : « Je ne fais pas de politique politicienne et je ne mens pas aux agriculteurs. C’est ce gouvernement qui a interdit le glyphosate pour les privés. C’est ce gouvernement qui va arrêter le glyphosate au bout de 3 ans. »

Le ministre de l’Agriculture souligne que l’inscription dans la loi de l’interdiction du glyphosate aurait été une erreur : « Nous avons toujours dit que malheureusement, pour une petite partie des filières agricoles, ce n’est pas possible. Cela aurait été une erreur phénoménale (…) Ceux qui voulaient mettre l’interdiction du glyphosate dans loi étaient ceux qui allaient condamner à mort, une partie de l’agriculture française. » Il affirme ensuite que « la France sera le premier pays en Europe et dans le monde à interdire le glyphosate. »

Il conclut en évoquant « un petit décalage », pour les filières qui ne seraient pas prête pour une sortie totale du glyphosate en 2021 : « Je ne souhaite pas que l'on remplace le #glyphosate par une autre molécule chimique (...) je pense qu'il faut changer les pratiques agricoles. Si une petite partie des filières agricoles ne sont pas prêtes au 1er janvier 2021, il y aura un petit décalage. L'objectif c'est 100% de non-dépendance aux produits phytosanitaires.»

Partager cet article

Dans la même thématique

CANIS LUPUS
10min

Politique

Gestion de l’eau, pesticides, prédation du loup… Ce que contient le projet de loi d’urgence agricole adopté par le Sénat

Le Sénat a adopté le projet de loi d'urgence agricole, après l’avoir profondément durci sous l’impulsion de sa majorité de droite et du centre. Le texte multiplie les concessions au monde agricole, de la réintroduction dérogatoire de certains pesticides au doublement des capacités de stockage en eau, ce que la gauche n’a pas manqué de dénoncer. Tour d’horizon des principales dispositions du texte.

Le

France, Pyrenees-Orientales, July 2, 2026: Wildfire between Canet-en-Roussillon and Sainte-Marie-la-Mer
7min

Politique

Incendies : « Il faut arrêter avec l’idée de l’État nounou. La responsabilité individuelle est essentielle », alerte la sénatrice Lauriane Josende

Le violent incendie qui a frappé jeudi Sainte-Marie-la-Mer et Canet-en-Roussillon (Pyrénées-Orientales) a entraîné l’évacuation de près de 3 000 personnes et détruit des centaines de bungalows dans plusieurs campings. Si le feu est désormais maîtrisé, les autorités redoutent une saison des incendies particulièrement intense, sur fond de canicule et de sécheresse persistante.

Le

BIDONVILLE A MAYOTTE
7min

Politique

Inégalités dans les outre-mer : école, santé, pouvoir d’achat… Les propositions de la commission d’enquête du Sénat pour combler les disparités avec la métropole

La commission d’enquête sénatoriale sur les « inégalités systémiques » frappant les territoires ultramarins a rendu ses conclusions ce jeudi. Lancée par les sénateurs communistes, elle formule une soixantaine de propositions balayant le spectre des difficultés outre-mer, de la gestion sanitaire à la souveraineté économique.

Le