« La fraude sociale n’est pas une fraude de pauvres » estime Nathalie Goulet
Edouard Philippe a confié une mission sur la fraude sociale à la sénatrice (UC) de l’Orne Nathalie Goulet. Elle réagit au micro de « Sénat 360 ».

« La fraude sociale n’est pas une fraude de pauvres » estime Nathalie Goulet

Edouard Philippe a confié une mission sur la fraude sociale à la sénatrice (UC) de l’Orne Nathalie Goulet. Elle réagit au micro de « Sénat 360 ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Nathalie Goulet, sénatrice (UC) de l’Orne vient d’être chargée par le Premier ministre d’une mission sur la fraude sociale et son impact sur les finances publiques, avec la députée (LREM) Carole Grandjean. « La fraude sociale n’est pas une fraude de pauvres » tient-elle a précisé. « C’est une fraude qui n’exclut pas la fraude fiscale. Ce n’est pas fromage ou dessert. On fait les deux. Et c’est souvent des réseaux organisés. »

 « On était sur un enjeu de fraude en 2011 qui a été beaucoup contesté, notamment par le ministre, qui partait d’une reconnaissance d’un 1,8 million de faux numéros d’INSEE. Donc on avait fait une évaluation de la fraude a à peu près 7000 euros de dépenses par personne, ça faisait 14 milliards » explique la sénatrice.

Et elle poursuit : « Avec cette mission, les services vont devoir nous répondre, on va pouvoir faire une enquête sur pièces et sur place avec des fonctionnaires, j’espère, du ministère de la santé mais aussi du ministère des comptes publics et avoir des réponses aux questions que l’on pose depuis longtemps. »

S’intéressant aussi aux questions de fraude à la TVA, Nathalie Goulet a également commenté la décision de Bercy de préparer un nouvel arsenal contre cette fraude : « C’est une très bonne nouvelle. Personne ne doute de la volonté de Bercy de lutter contre la fraude fiscale même si on n’a pas forcément les mêmes positions sur les sujets (…) Plus vite on aura un arsenal, plus vite on aura un arsenal européen et mieux ça ira. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Illustration of the posters for the first round of the municipal elections in Paris
8min

Politique

Municipales 2026 : les enjeux du second tour parti par parti

De nombreux enseignements seront à tirer du second tour des municipales dimanche 22 mars. La France Insoumise et le RN vont tenter de confirmer leur implantation locale par des victoires dans quelques grandes villes. Au PS et chez les LR, une victoire à Paris sera déterminante. L’union des partis de gauche sera-t-elle payante à Lyon, Toulouse ou encore Nantes ? Le parti Renaissance pourra-t-il s’appuyer sur des victoires symboliques à Annecy et Bordeaux ?

Le

« La fraude sociale n’est pas une fraude de pauvres » estime Nathalie Goulet
5min

Politique

« Certains souhaitaient la fusion, d’autres non » : à Paris, le camp de Pierre-Yves Bournazel divisé sur le choix de rejoindre Rachida Dati au second tour

La décision du candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel de fusionner avec la liste de Rachida Dati, tout en se retirant à titre personnel, pourrait relancer la droite dans un scrutin parisien très mal embarqué. Mais le choix de rejoindre Rachida Dati ne fait pas consensus dans son camp, ni chez ses électeurs, reconnait à Public Sénat l’ex-député macroniste Clément Beaune, qui a refusé de figurer sur la liste d'union et reste vague sur ses intentions de vote au second tour.

Le

Scenes from the Paris Municipal Elections: Polling in Action
4min

Politique

Paris, Le Havre, Toulouse : que disent les derniers sondages à deux jours du second tour ?

À l’approche du second tour, les équilibres restent fragiles dans plusieurs grandes villes. Entre triangulaires, alliances contestées et reports de voix incertains, les dernières enquêtes d’opinion confirment une chose : rien n’est encore joué. Paris, Le Havre et Toulouse sont les trois premières villes à avoir été sondées avant le deuxième tour.

Le