La gratuité des transports en commun est du ressort des collectivités selon Edouard Philippe
Il n'appartient pas au gouvernement de décider de la gratuité des transports en commun, cette question étant du ressort des...

La gratuité des transports en commun est du ressort des collectivités selon Edouard Philippe

Il n'appartient pas au gouvernement de décider de la gratuité des transports en commun, cette question étant du ressort des...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Il n'appartient pas au gouvernement de décider de la gratuité des transports en commun, cette question étant du ressort des collectivités locales, a estimé mardi le Premier ministre Edouard Philippe, à l'Assemblée nationale.

"Ce n'est pas le choix que nous faisons", a répondu M. Philippe au député André Chassaigne (PCF, Puy-de-Dôme), qui lui demandait de rendre les transports en commun gratuits pour diminuer la circulation automobile et la pollution de l'air, en cette période de canicule.

"La question de la détermination des tarifs et des prix, s'agissant des transports publics locaux, est une décision locale", a relevé le Premier ministre.

"Vous vous insurgeriez probablement (...) si le gouvernement (...) venait s'immiscer dans le fonctionnement et les décisions prises par les organisations locales, par les collectivités territoriales qui gèrent leurs transports publics locaux", a expliqué M. Philippe.

"Il leur appartiendra si elles le souhaitent (...) de prendre des décisions qui pourraient aller dans ce sens, ou pas. C'est à elle de prendre des décisions", a-t-il souligné.

La gratuité des transports en commun est une solution régulièrement avancée pour réduire la place de la voiture en ville et, partant, lutter contre la pollution.

Certaines agglomérations comme Dunkerque ou Luxembourg l'ont décidée, mais l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP, l'organisation qui regroupe les entreprises de la branche) et la Fnaut (la principale association des usagers) se prononcent contre une telle mesure, qui selon elles ne permettrait pas un report significatif de la voiture vers les transports publics et coûterait cher.

Partager cet article

Dans la même thématique

La gratuité des transports en commun est du ressort des collectivités selon Edouard Philippe
4min

Politique

Centres-villes : « Je suis inquiet de voir que tous les commerces disparaissent. Que va devenir notre ville ? » L’appel d’un retraité aux sénateurs.

Jean-Claude Ducarois, 81 ans, retraité à Pont-de-Buislès, livre ses préoccupations. Dans sa commune du Finistère, le dernier commerce alimentaire, une petite supérette, a fermé ses portes quelques semaines seulement après la station-service. Comment inverser la tendance, et que peuvent les élus ? Quentin Calmet pose la question aux sénateurs invités de l’émission Dialogue citoyen.

Le

Mirecourt: French president Emmanuel Macron
6min

Politique

Macron veut interdire les portables au lycée : mesure qui « va dans le bon sens » ou « peine perdue » ?

Le chef de l’Etat a annoncé que les téléphones portables allaient « sans doute » être interdits dès la rentrée prochaine dans les lycées. C’est « faisable », soutient le sénateur Renaissance Martin Lévrier. « Il est incorrigible. C’est une annonce par jour pour exister », raille le sénateur LR Max Brisson, opposé à l’interdiction au lycée. « Une annonce un peu surréaliste » qui élude les vrais problèmes, dénonce la sénatrice PS Colombe Brossel.

Le

France Marseille vs Newcastle: Pre-Match Security Highlights
3min

Politique

« Violences policières » : la gauche du Sénat demande une commission d’enquête sur de « potentiels dysfonctionnements » au sein de l’IGPN et l’IGGN

Suite aux récentes révélations mettant en cause les forces de l’ordre dans des affaires de violences au sein des personnes dépositaires de l’autorité publique, la gauche du Sénat demande à la commission des lois de se doter des prérogatives d’une commission d’enquête visant à examiner les conditions dans lesquelles l’IGPN et l’IGGN exercent leurs prérogatives.

Le

Paris : Debate session on the draft budget law for 2026
4min

Politique

Budget de la Sécu : la règle de l’entonnoir peut-elle faciliter un compromis ?

Mercredi, députés et sénateurs ne sont pas parvenus à trouver une un accord en commission mixte paritaire sur le projet de loi de la Sécurité sociale. Le texte repart donc pour une nouvelle lecture en séance publique à partir de mardi, à l’Assemblée nationale. Les députés vont plancher sur le texte sorti du Sénat et conformément à la règle dite de l’entonnoir, leur droit d’amendement est limité. Ce qui va accélérer les débats mais sera-t-il suffisant pour arriver à un compromis ? Explications.

Le