La gratuité des transports en commun est du ressort des collectivités selon Edouard Philippe
Il n'appartient pas au gouvernement de décider de la gratuité des transports en commun, cette question étant du ressort des...

La gratuité des transports en commun est du ressort des collectivités selon Edouard Philippe

Il n'appartient pas au gouvernement de décider de la gratuité des transports en commun, cette question étant du ressort des...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Il n'appartient pas au gouvernement de décider de la gratuité des transports en commun, cette question étant du ressort des collectivités locales, a estimé mardi le Premier ministre Edouard Philippe, à l'Assemblée nationale.

"Ce n'est pas le choix que nous faisons", a répondu M. Philippe au député André Chassaigne (PCF, Puy-de-Dôme), qui lui demandait de rendre les transports en commun gratuits pour diminuer la circulation automobile et la pollution de l'air, en cette période de canicule.

"La question de la détermination des tarifs et des prix, s'agissant des transports publics locaux, est une décision locale", a relevé le Premier ministre.

"Vous vous insurgeriez probablement (...) si le gouvernement (...) venait s'immiscer dans le fonctionnement et les décisions prises par les organisations locales, par les collectivités territoriales qui gèrent leurs transports publics locaux", a expliqué M. Philippe.

"Il leur appartiendra si elles le souhaitent (...) de prendre des décisions qui pourraient aller dans ce sens, ou pas. C'est à elle de prendre des décisions", a-t-il souligné.

La gratuité des transports en commun est une solution régulièrement avancée pour réduire la place de la voiture en ville et, partant, lutter contre la pollution.

Certaines agglomérations comme Dunkerque ou Luxembourg l'ont décidée, mais l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP, l'organisation qui regroupe les entreprises de la branche) et la Fnaut (la principale association des usagers) se prononcent contre une telle mesure, qui selon elles ne permettrait pas un report significatif de la voiture vers les transports publics et coûterait cher.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Missing Girl
7min

Politique

Affaire Lyhanna : « Il y a une chaîne judiciaire qui n’a pas fonctionné, c’est assez accablant », affirme Isabelle Florennes

Depuis les révélations autour du profil de Jérôme Barella mis en examen pour enlèvement et séquestration de Lhyanna dans le Gers le 29 mai, la classe politique jusqu’à Emmanuel Macron pointe les failles de la justice. Les sénateurs attendent que les résultats de l’enquête administrative diligentée par le gouvernement leur soient présentés dans les semaines à venir.

Le

PARIS Gerald Darmanin place Vendome
4min

Politique

Affaire Lyhanna : que dit la circulaire de Gérald Darmanin de 2025 ?

Une semaine après la disparition de la jeune Lyhanna à Fleurance, Gérald Darmanin dénonce les « dysfonctionnements » de l’État dans le suivi du principal suspect, actuellement mis en examen. Le ministre de la Justice fait notamment référence à sa circulaire de politique pénale générale, envoyée en janvier 2025, où il appelait au « traitement prioritaire » des violences sur enfants. Celle-ci n’aurait pas été respectée.

Le

SoftBank CEO Masayoshi Son Meets French President Emmanuel Macron at Elysee Palace
2min

Politique

Lyhanna : Emmanuel Macron dénonce un « dysfonctionnement inacceptable », Sébastien Lecornu demande que « les conclusions de l’enquête administrative lui soient remises sous 15 jours »

Au lendemain de la découverte dans le Gers d'un corps étant probablement celui de Lyhanna, le président de la République dénonce depuis le Monténégro, un « dysfonctionnement inacceptable ». A l’issue de réunion de crise à Matignon entre Gérald Darmanin, Laurent Nunez et Sébastien Lecornu, ils « ont fait état d’éléments accablants dans la procédure, à tous les niveaux ».

Le

La gratuité des transports en commun est du ressort des collectivités selon Edouard Philippe
3min

Politique

Loi de programmation militaire : le sénateur LR Hugues Saury appelle à des négociations en vue de la commission mixte paritaire

Interrogé sur Public Sénat, le sénateur LR Hugues Saury assume le rejet par son groupe, mardi, de l’article phare de la loi de programmation militaire. La droite espère encore arracher une rallonge supplémentaire à la hausse de 36 milliards d’euros du budget des armées inscrite dans le texte, qui file en commission mixte paritaire.

Le