« La grève, on y a droit. Le blocage, on n’y a pas droit », rappelle Édouard Philippe
Interpellé sur l’instauration d’un service minimum garanti, le Premier ministre se dit déterminé à compléter les dispositions en matière de continuité du service public. Taclant au passage la PPL de Bruno Retailleau visant à instaurer un service minimum dans les transports publics

« La grève, on y a droit. Le blocage, on n’y a pas droit », rappelle Édouard Philippe

Interpellé sur l’instauration d’un service minimum garanti, le Premier ministre se dit déterminé à compléter les dispositions en matière de continuité du service public. Taclant au passage la PPL de Bruno Retailleau visant à instaurer un service minimum dans les transports publics
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Après ses annonces attendues sur la réforme des retraites à la mi-journée, le Premier ministre répond aux questions des sénateurs. Comme à son habitude, le président du groupe Les Indépendants (proche du gouvernement), Claude Malhuret, a gratifié l’hémicycle d’une tirade remarquée (voir la vidéo ci-dessous). « Le baratin de la grève au service de tous n’est que le faux nez de la défense de privilèges corporatistes », lance le sénateur de l’Allier se voulant ainsi le porte-voix de « ceux qui n’ont pas de mégaphone et pas de pancarte ». Soucieux de la bonne poursuite de cette réforme, Claude Malhuret a interrogé le Premier ministre sur « la détermination du gouvernement face aux blocages présents et annoncés » et sur d’éventuelles « nouvelles dispositions sur le service minimum garanti ».

« Le baratin de la grève au service de tous n’est que le faux nez de la défense de privilège corporatiste », affirme Claude Malhuret
02:22

Pour le Premier ministre, les choses sont claires : « La grève, c’est constitutionnel, on y a droit. Le blocage, c’est inconstitutionnel, on n’y a pas droit ». En revanche, sur la continuité du service public, Édouard Philippe affirme que le gouvernement est « déterminé à rappeler les principes échéants, à en compléter les dispositions nécessaires ». Des compléments dont on ne sait rien pour le moment. Le Premier ministre a également profité de cette allocution pour envoyer une pique à peine masquée à Bruno Retailleau qui avait annoncé le dépôt d’une proposition de loi visant à instaurer un service minimum avant le début de la grève.

« Les grandes propositions qui interviennent la veille d’un mouvement de grève sont souvent des façons d’attirer l’attention du public sur un sujet et peut-être un peu moins une façon de régler durablement une question juridique délicate », rétorque le Premier ministre.         

Partager cet article

Dans la même thématique

« La grève, on y a droit. Le blocage, on n’y a pas droit », rappelle Édouard Philippe
5min

Politique

Affaire Lyhanna : « Les hommes se servent, utilisent et abusent du corps des femmes et des enfants en toute impunité », dénonce la sénatrice Laurence Rossignol (PS)

À l’unisson de la gauche, la sénatrice socialiste Laurence Rossignol pointe ce vendredi, sur Public Sénat, le manque d’éducation et de prévention face aux violences masculines dans le sillage du meurtre de la jeune Lyhanna. Elle regrette le manque de moyens d’enquête pour les crimes sur enfants, mais n’appelle pas à la démission du garde des Sceaux Gérald Darmanin.

Le

PARIS, Affaire Lyhanna, Manifestation interdite place Vendome.
6min

Politique

Affaire Lyhanna : que proposent les partis face aux « dysfonctionnements » de la justice ?

Les ratés judiciaires entourant le meurtre de la jeune Lyhanna n’en finissent plus de susciter l’indignation de tout le pays. Dès lors, la classe politique est amenée à se positionner. Alors que Sébastien Lecornu a présenté ses premières mesures, la gauche fustige le manque de moyens de la Justice et la droite épingle le laxisme des magistrats. Tour d’horizons des différentes propositions du gouvernement et des partis politiques.

Le