La Guyane « s’invite »  dans la campagne, selon la presse
Bloquée depuis plusieurs jours par un mouvement de grogne sociale, la Guyane fait irruption dans la campagne et devient un sujet...

La Guyane « s’invite » dans la campagne, selon la presse

Bloquée depuis plusieurs jours par un mouvement de grogne sociale, la Guyane fait irruption dans la campagne et devient un sujet...
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Bloquée depuis plusieurs jours par un mouvement de grogne sociale, la Guyane fait irruption dans la campagne et devient un sujet de controverse entre les candidats à la présidentielle, relève la presse lundi.

"Grève générale et dialogue bloqué : la crise en Guyane dans une impasse", titre Libération.

"La Guyane paralysée par la grève générale" et "les tentatives du gouvernement pour ramener le calme ont échoué", constate le quotidien économique Les Echos.

Le Figaro dépeint "la Guyane gangrénée par la violence" : "un homicide par semaine, 22% de chômeurs, des clandestins par dizaines de milliers... la Guyane s'invite dans la campagne présidentielle".

"La Guyane s'échauffe et débraye" selon Le Parisien. Le journal revient également sur son site internet sur la "bourde" d'Emmanuel Macron qui a "fait de la Guyane une île" dans des propos tenus lors d'un déplacement sur... l'île de La Réunion.

Dans l'éditorial de La Croix, Florence Couret évoque le "sentiment qu’éprouve une part de la population, celui de compter moins qu’une fusée". Une des conséquences du mouvement de grogne a d'ailleurs été le report du lancement d'une fusée Ariane 5 depuis le centre spatial guyanais de Kourou.

Pour Bernard Stéphan de La Montagne, "la Guyane est une des expressions des signaux d'alarme qui viennent des Outre-Mer"

Dans La Charente libre, Dominique Garraud estime que "le caractère massif et hétéroclite du mouvement social guyanais des +oubliés de la République+ et sa coïncidence avec la campagne présidentielle exige un traitement d’urgence de la part du gouvernement".

Parallèlement à l'envoi d'une délégation interministérielle, le gouvernement a dénoncé dimanche "l'instrumentalisation" de la crise en pleine campagne présidentielle.

"Cette France lointaine n’intéresse (un peu) la France de Paris qu’à l’occasion des campagnes électorales", constate amèrement Pierre Fréhel dans Le Républicain lorrain.

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