La hausse de la CSG « peut créer des injustices », avertit Gérard Larcher
Le président du Sénat, invité de Territoires d’Infos, s’est dit « très attaché à l’équité entre les citoyens » sur la question de la hausse de la CSG. L’ancien ministre a également pointé « beaucoup de zones de flou » dans le projet de budget 2018.

La hausse de la CSG « peut créer des injustices », avertit Gérard Larcher

Le président du Sénat, invité de Territoires d’Infos, s’est dit « très attaché à l’équité entre les citoyens » sur la question de la hausse de la CSG. L’ancien ministre a également pointé « beaucoup de zones de flou » dans le projet de budget 2018.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« La CSG, c’est une marque présidentielle, il va falloir l’assumer, mais il faut en mesurer les conséquences. » Gérard Larcher, invité de Territoires d’Infos, analyse la hausse de ce prélèvement comme un marqueur de campagne d’Emmanuel Macron, et comme une décision extrêmement sensible. « Il y a cinq milliards de prélèvements en plus qui vont toucher tous les Français, et particulièrement, on l’a dit, les retraités », reproche le président du Sénat. 

Se disant « très attaché à l’équité entre les citoyens », Gérard Larcher considère que le gouvernement ne doit pas faire un geste seulement pour les salariés du secteur privé, qui seraient compensés avec la baisse de cotisations sociales. Il faudrait « compenser pour les fonctionnaires et pour les autres Français », insiste-t-il. Sans quoi, « cette approche peut créer des injustices ».

« Les baisses d’impôts, essentiellement des engagements de François Hollande »

L’examen du projet de budget 2018 n’a pas encore officiellement débuté au Sénat, mais déjà Gérard Larcher s’inquiète de voir « beaucoup de zones de flou », notamment sur les collectivités territoriales. Les « équilibres » du budget sont aussi matière à critique, pour le président du Sénat.

« Vous voyez bien que les baisses d’impôts, ce sont essentiellement les engagements que François Hollande avait pris en quelque sorte en viager, et que le gouvernement doit honorer », considère Gérard Larcher, qui pointe parallèlement des « hausses d’impôt plus importantes » :

« Je pense à la fiscalité écologique : plus un milliard par rapport au discours de politique générale. »

Considérant qu’un projet de budget doit fournir des « éléments pour la croissance », Gérard Larcher dénonce les ajustements sur l’ISF, en particulier sur la taxation des yachts. « Qu’on finisse de tuer nos chantiers navals. Il faut savoir ce que l’on veut aussi », déplore-t-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

La hausse de la CSG « peut créer des injustices », avertit Gérard Larcher
3min

Politique

Au nom du « soutien au peuple Vénézuélien », Gérard Larcher reçoit au Sénat la Prix Nobel de la paix et opposante María Corina Machado

Au lendemain de sa rencontre avec Emmanuel Macron, la lauréate du Prix Nobel de la paix María Corina Machado, figure de l’opposition vénézuélienne, est reçue mardi 14 avril par le président du Sénat Gérard Larcher. L’occasion d’échanger sur « les perspectives d’une transition pacifique et démocratique » au Venezuela plus de trois mois après la capture du président Maduro par les États-Unis.

Le

La hausse de la CSG « peut créer des injustices », avertit Gérard Larcher
3min

Politique

Après son arrivée chez Grasset, relié à Vincent Bolloré, Boualem Sansal assure ne « pas du tout » se rapprocher de l’extrême-droite 

Invité de la matinale de Public Sénat ce mardi 14 avril, Boualem Sansal est revenu sur son récent départ de Gallimard, son éditeur historique, vers Grasset, relié au milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Interrogé sur ce choix et sur d’hypothétiques liens avec l’extrême-droite, l’écrivain franco-algérien assure ne « pas du tout » se rapprocher de ce camp politique et dit « picorer » ses idées « à droite » et « à gauche ».

Le

36071660134
5min

Politique

« La République a besoin de votre voix » : au Sénat, collégiens et lycéens dissertent sur la liberté d’expression lors d’un concours d’éloquence

Plusieurs dizaines de collégiens et lycéens, principalement originaires de Seine-Saint-Denis, se sont affrontés lors de la 8ème édition du Concours d'éloquence de la jeunesse, lundi 13 avril, au Sénat. L’occasion de philosopher sur les limites de la liberté d’expression et d’ « affirmer sa place dans la société », comme les y a invités le sénateur Ahmed Laouedj.

Le