« La hausse de la taxe carburant ne sert plus à rien » dénonce Stéphane Le Foll
Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, l’ancien ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll (PS), dénonce la hausse de la taxe carburant qui « ne sert plus à rien »

« La hausse de la taxe carburant ne sert plus à rien » dénonce Stéphane Le Foll

Invité de l’émission Territoire d’Infos sur Public Sénat et les Indés Radios, l’ancien ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll (PS), dénonce la hausse de la taxe carburant qui « ne sert plus à rien »
Public Sénat

Par Yann Quercia

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

A quatre jours de la journée de mobilisation contre la hausse du prix des carburants, le 17 novembre, l’exécutif continue de réfléchir à un plan de soutien au pouvoir d’achat des Français. Ce matin, Stéphane Le Foll publie une tribune dans le Huffigton Post : « 4 objectifs pour mobiliser nos citoyens autour de la transition énergétique ». Il présente des mesures qui peuvent permettre aux classes populaires et moyennes de participer à la transition écologique sans que cela n’impacte leur pouvoir d’achat. Il dénonce sur Public Sénat la hausse de la taxe carburant : « La taxe carbone a été conçue pour faire en sorte que les énergies fossiles ne soient pas à un prix qui soit tellement compétitif que l’on empêche toutes les substitutions et toutes les autres énergies de naître. Aujourd’hui, la part de cette taxe est de 60 % dans le prix mais le prix du baril de pétrole ayant doublé, on a un prix des énergies fossiles qui est insupportable pour un grand nombre de nos concitoyens. »

Il ajoute : « Les énergies fossiles peuvent être concurrencées par des énergies renouvelables. Il faut investir dans les énergies renouvelables et travailler sur les alternatives. Il ne faut pas supprimer la taxe carbone mais il faut arrêter la hausse de la taxe carburant car elle ne sert à  plus à rien. »

Il conclut en plaidant pour une autre stratégie fiscale : « Il faut changer la ligne fiscale et réinvestir 20 milliards dans l’économie d’énergie pour les logements car cela permet de dégager du pouvoir d’achat. C’est parfaitement intégrable dans une stratégie de pouvoir d’achat et d’économie d’énergie et donc de lutte contre le réchauffement climatique. »

Partager cet article

Dans la même thématique

MUNCIPALES 2026 Edouard Philippe holds final campaign rally ahead of 2026 municipal elections in Le Havre
4min

Politique

Sondage : Edouard Philippe bondit, l’ex-Premier ministre désormais favori pour 2027

Edouard Philippe apparaît dans le dernier baromètre Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale comme le seul candidat susceptible de se qualifier au second tour de la présidentielle face à un Jordan Bardella ultradominant. L’ancien Premier ministre enregistre une progression spectaculaire de huit points, et prend ainsi le large sur d’autres compétiteurs, comme le social-démocrate Raphaël Glucksmann et Bruno Retailleau, le patron des LR. Surtout, il est désormais en position de battre le RN au second tour.

Le

President Donald Trump Delivers Joint Address To Congress in Washington
6min

Politique

Administration Trump : après les soupçons de délits d’initiés, les questions posées par des transactions sur Polymarket

À chaque revirement de Donald Trump - et ils sont nombreux - des transactions suspectes sont repérées par des analystes financiers. Si aucun délit d’initié n’a pour le moment été identifié, l’essor de sites comme Polymarket qui permettent de parier sur des événements géopolitiques notamment, soulèvent des questions de régulation.

Le

Paris: Questions au gouvernement Senat
9min

Politique

Sénatoriales : après les municipales, le groupe LR pourrait « perdre de 3 à 5 sièges », face à la poussée du RN

Les municipales permettent déjà de faire des projections sur les sénatoriales de septembre 2026. Sur le papier, les LR craignent de perdre 3 à 5 sièges, mais le scrutin de 2029 s’annonce meilleur. Au groupe centriste, son président Hervé Marseille mise sur une « forme de stabilité ». Globalement, le sénateur LR Roger Karoutchi assure qu’« il n’y a pas de risque sur la majorité sénatoriale », qui restera « très large ».

Le