La justice autorise finalement la publication de l’enquête de Mediapart sur Gaël Perdriau
Le maire (ex-LR) de Saint-Etienne avait dans un premier temps obtenu, sur décision de justice, l’interdiction d’une enquête l’accusant d’avoir propagé une « rumeur criminelle » à l’encontre de Laurent Wauquiez. Ce dernier va porter plainte pour diffamation.

La justice autorise finalement la publication de l’enquête de Mediapart sur Gaël Perdriau

Le maire (ex-LR) de Saint-Etienne avait dans un premier temps obtenu, sur décision de justice, l’interdiction d’une enquête l’accusant d’avoir propagé une « rumeur criminelle » à l’encontre de Laurent Wauquiez. Ce dernier va porter plainte pour diffamation.
François Vignal

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L’action du maire de Saint-Etienne aura été vaine. La justice a finalement autorisé mercredi Mediapart à publier une enquête qui accuse le maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau (ex-LR), d’avoir propagé une « rumeur criminelle » à l’encontre d’un rival politique, le président LR de la région Auvergne Rhône-Alpes ; Laurent Wauquiez. Ce dernier a peu après annoncé son intention de porter plainte pour diffamation contre Gaël Perdriau. Le président du groupe LR du Sénat, Bruno Retailleau, a lui appelé à sa démission.

Vendredi dernier, le directeur du média d’investigation, Edwy Plenel, était venu demander au tribunal judiciaire de Paris « de mettre fin au plus vite à une attaque sans précédent contre la liberté de la presse ». « Il n’appartient pas au tribunal de contrôler préalablement une information qui n’a pas été publiée », avait insisté l’avocat de Mediapart, Emmanuel Tordjman.

Dans la foulée de la première décision du tribunal, la sénatrice UDI, Nathalie Goulet, avait déposé la semaine dernière une proposition de loi visant à exclure l’utilisation de l’ordonnance sur requête, à laquelle a eu recours l’avocat du maire de Saint-Etienne, « lorsque l’objet de la requête relève du droit de la presse ». Le texte prévoit de compléter la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse cette phrase : « Une publication ne peut être interdite qu’en l’application d’une décision judiciaire rendue contradictoirement ».

Après la décision empêchant la publication de l’enquête, un texte de soutien, signé par une cinquantaine d’organisations et syndicats, parmi lesquels 38 sociétés de journalistes, dont celle de Public Sénat, avait été publié, dénonçant « une attaque sans précédent de la liberté de la presse », qui arrive dans un contexte « où des hommes d’affaires multiplient les procédures bâillons ».

Partager cet article

Dans la même thématique

La justice autorise finalement la publication de l’enquête de Mediapart sur Gaël Perdriau
5min

Politique

Viols : Gérald Darmanin veut transformer les cours criminelles en juridictions spécialisées dans les violences sexuelles

Devant la délégation aux droits des femmes du Sénat, le garde des Sceaux a annoncé sa volonté de transformer les cours criminelles départementales en juridictions spécialisées dans les violences sexuelles, suivant « le modèle espagnol ». La mesure devrait être introduite par voie d’amendement dans le projet de loi sur l’organisation de la justice criminelle qui sera examinée au Sénat en avril.

Le

Paris: Questions au gouvernement Assemblee nationale
12min

Politique

« On n’a plus rien à faire avec LFI » : au PS, les voix se multiplient pour couper les ponts avec Jean-Luc Mélenchon, après le décès de Quentin Deranque

Alors que deux collaborateurs du député LFI Raphaël Arnault font partie des personnes suspectées d’avoir participé aux violences qui ont entrainé la mort du militant identitaire, le PS prend ses distances avec La France Insoumise. François Hollande appelle à rompre tout lien avec LFI. « Le temps de la clarification est venu », ajoute Patrick Kanner. « La France Insoumise ne peut s’affranchir d’un examen de conscience » sur la violence politique, soutient le numéro 1 du PS, Olivier Faure, qui opte cependant pour un ton moins ferme.

Le

La justice autorise finalement la publication de l’enquête de Mediapart sur Gaël Perdriau
2min

Politique

Un collaborateur de Raphaël Arnault embauché sous pseudo : « C’est particulièrement choquant », réagit Claude Malhuret

Après l’arrestation de onze suspects, dans le cadre de l’enquête sur la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, le Parisien révèle que l’un d’eux est un deuxième collaborateur parlementaire du député LFI et fondateur du mouvement antifa, la Jeune Garde, Raphaël Arnault. Mais, il a été recruté sous pseudonyme. « Inacceptable », pour le sénateur Claude Malhuret.

Le