La mandature Macron a-t-elle changé le profil des députés ?
En pleine campagne législative, nous nous intéressons aux profils des députés. Quand on parle de l’Assemblée, on utilise souvent l’expression : représentation nationale. Mais voilà, la représentation nationale est-elle représentative ? Reflète-t-elle notre société dans sa diversité ? Et est-ce que la mandature d’Emmanuel Macron, qui a fait arriver de nombreuses nouvelles têtes à l’Assemblées nationale a fait évoluer la physionomie de l’Assemblée ? 

La mandature Macron a-t-elle changé le profil des députés ?

En pleine campagne législative, nous nous intéressons aux profils des députés. Quand on parle de l’Assemblée, on utilise souvent l’expression : représentation nationale. Mais voilà, la représentation nationale est-elle représentative ? Reflète-t-elle notre société dans sa diversité ? Et est-ce que la mandature d’Emmanuel Macron, qui a fait arriver de nombreuses nouvelles têtes à l’Assemblées nationale a fait évoluer la physionomie de l’Assemblée ? 
Public Sénat

Par Tâm Tran Huy

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

A quelques semaines des élections législatives, notre épisode s’intéresse aujourd’hui au profil des députés avec le chercheur Olivier Costa, directeur de recherche au CNRS au Cevipof, et spécialiste du Parlement.

Ce n’est un secret pour personne, les deux chambres du Parlement, qu’il s’agisse du Sénat ou de l’Assemblée ne représentent pas la diversité de la population française. Longtemps, les femmes ont été très sous-représentées : cela s’est amélioré depuis les lois sur la parité mais la parité sociale, elle est loin d’être au rendez-vous. Non seulement la situation ne s’est pas améliorée mais elle a empiré : l’arrivée de la gauche au pouvoir avait en effet permis de faire entrer des syndicalistes, des instituteurs, des cadres moyens dans les années 1980. Mais depuis, les profils de députés sont devenus de plus en plus uniformes, avec l’embourgeoisement du Parti socialiste ou encore l’effondrement électoral du Parti communiste.

Dans cette Assemblée nationale assez uniforme, faite de cadres, de hauts fonctionnaires, souvent de professionnels de la politique, qu’est-ce qu’a changé l’irruption de la Macronie en 2017 ? Statistiquement, quelques modifications marquées : l’arrivée de la société civile, plus de représentants du privé, un rajeunissement global... Mais pour Olivier Costa, le nouveau monde n’a pas tellement changé le fonctionnement de l’Assemblée nationale. Car ce sont souvent ceux qui faisaient déjà de la politique qui s’en sont le mieux sortis. Comment les législatives de 2022 se présentent-elles ? Ces élections vont-elles fidèlement traduire l’élection présidentielle et la réélection d’Emmanuel Macron ? Quelques pistes de réflexion dans cet épisode.

Je vote, tu votes, nous votons – le podcast

Chaque semaine, pendant toute la campagne électorale, le podcast de Public Sénat et du Cevipof-Sciences Po explore un pan du vote des Français. Tâm Tran Huy dialogue avec un chercheur le comportement électoral de nos concitoyens. Comment chacun choisit son candidat ? En fonction de son milieu social, de son parcours de vie, de ses émotions ? Est-ce que les jeunes votent comme leurs parents ? Les gens qui achètent une voiture électrique mettent-ils tous un bulletin vert dans l'urne ? Etc.

Parce qu’une élection présidentielle, ce ne sont pas que des candidats ambitieux et des petites phrases assassines, mais qu’elle concerne surtout des millions d’électrices et d’électeurs, nous avons souhaité décrypter avec vous leurs comportements dans les urnes.

Références de l'épisode :

Podcast, mode d’emploi

Pour écouter notre podcast, vous pouvez le faire directement dans le player ci-dessus, en cliquant sur la flèche.

Vous pouvez également le trouver facilement sur toutes les plateformes de podcast :


Et surtout, abonnez-vous pour ne manquer aucun épisode !
Et envoyez-nous vos commentaires à bonjour@publicsenat.fr

Partager cet article

Dans la même thématique

MANIF FEMINISTE ANTI RASSEMBLEMENT NATIONAL
6min

Politique

Manifestation contre le RN à Orléans : un « aveu de faiblesse » pour la gauche ou un échec de la dédiabolisation de Marine Le Pen ?

20 000 à 30 000 opposants au Rassemblement national sont attendus samedi à Orléans où se tient le congrès du parti. Associations, syndicats, mais aussi responsables politiques comme Olivier Faure, Marine Tondelier ou Bally Bagayoko feront partie du cortège. Signe d’une dédiabolisation qui n’est pas encore aboutie pour le parti de Jordan Bardella et Marine Le Pen ? Ou un aveu d’impuissance de la gauche ? En 1997, une contre-manifestation avait rassemblé 50 000 personnes et les chefs de partis de gauche à Strasbourg où se tenait le congrès du Front national.

Le

7min

Politique

Pas de panier de produits sains à prix coûtant pour les consommateurs français : le texte a été rejeté par le Sénat

Jeudi, la proposition de loi déposée par les écologistes, qui entendait favoriser l’accès à une alimentation saine, a été rejetée par le Sénat. Si la nécessité de garantir l’accès aux produits de première nécessité dans un contexte inflationniste a été unanimement reconnue, plusieurs groupes politiques ont fait part de leur désaccord avec les moyens de sa mise en œuvre.

Le

Marseille: Riots and Protests in Marseille
6min

Politique

« En droit, vous ne pouvez pas avoir une interdiction générale de manifester », explique le constitutionnaliste Benjamin Morel  

Les arrêtés préfectoraux interdisant les manifestations et rassemblements se multiplient dans plusieurs villes avant la journée de mobilisation du 24 octobre et les couvre-feux sont également prolongés dans certains quartiers jusque lundi. Mais quel est le cadre législatif pour interdire des manifestations et imposer des couvre-feux ?

Le