La marche contre l’islamophobie, « main dans la main avec les islamistes », selon Marine Le Pen
La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a estimé samedi que les personnes qui iront manifester dimanche contre l...

La marche contre l’islamophobie, « main dans la main avec les islamistes », selon Marine Le Pen

La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a estimé samedi que les personnes qui iront manifester dimanche contre l...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen a estimé samedi que les personnes qui iront manifester dimanche contre l'islamophobie, notamment de La France Insoumise, seront "main dans la main avec les islamistes".

"C'est une manifestation organisée par les islamistes. Tous ceux qui vont se rendre à cette manifestation seront main dans la main avec les islamistes, c'est-à-dire ceux qui développent dans notre pays une idéologie totalitaire qui vise à combattre les lois de la République française", a déclaré Mme Le Pen à la presse, en marge d'une visite au salon "Made in France" à Paris.

Une cinquantaine de personnalités ont lancé un appel à manifester le 10 novembre à Paris pour dire "STOP à l'islamophobie" et à la "stigmatisation grandissante" des musulmans, après l'attaque d'une mosquée et de nouvelles tensions autour du voile.

Mais les termes utilisés et l'identité de certains initiateurs de l'appel publié dans Libération le 1er novembre ont conduit une partie de la gauche à ne pas s'y associer - le PS, le PRG, le patron du PCF Fabien Roussel... - et une autre à relativiser son soutien initial, comme l'eurodéputé EELV Yannick Jadot et le député LFI François Ruffin.

Selon la présidente du RN, "ils portent une très lourde responsabilité, ceux qui vont s'associer à cette manifestation, et devront très probablement électoralement en répondre".

Durant la campagne des européennes, "j'avais appelé La France Insoumise +La France islamiste+, je crois que dans ce domaine-là aussi j'avais raison", a-t-elle affirmé.

"Je me souviens d'un Jean-Luc Mélenchon il y a de nombreuses années qui luttait contre le fondamentalisme islamiste, qui luttait contre le terme d'+islamophobie+, qui luttait contre le voile, je vois qu'il a jeté tout ça à la poubelle, qu'il est dans une opération de véritable trahison de ses sympathisants et de ses électeurs", d'après Mme Le Pen.

Jeudi dans un billet de blog, M. Mélenchon a jugé qu'"il faut savoir faire bloc quand l'essentiel est en jeu", soutenant une nouvelle fois cette marche polémique, sans préciser s'il s'y rendra.

Partager cet article

Dans la même thématique

Screenshot
5min

Politique

Au Cirque d’Hiver, Pierre-Yves Bournazel s’offre Edouard Philippe et Gabriel Attal pour relancer sa campagne

À un peu plus d’un mois du premier tour des municipales parisiennes, Pierre-Yves Bournazel a sorti l’artillerie lourde. En réunissant Édouard Philippe et Gabriel Attal sur la même scène du Cirque d’Hiver, le candidat centriste tente de redonner de l’élan à une campagne en difficulté, marquée par des sondages poussifs, un déficit de notoriété et le récent départ de son directeur de campagne. Reportage – Paris XIe

Le

La marche contre l’islamophobie, « main dans la main avec les islamistes », selon Marine Le Pen
8min

Politique

OnlyFans, Mym : dans un climat parfois tendu, le Sénat vote un texte contre l’exploitation sexuelle en ligne

Le Sénat a adopté une proposition de loi de la sénatrice LR Marie Mercier, qui vise à lutter contre les « proxénètes 2.0 », qui sévissent sur les plateformes proposant des services sexuels personnalisés. Le texte a été largement modifié, avec la création d’« une nouvelle infraction inspirée de la traite des êtres humains ». Mais cette définition sera inefficace, selon la sénatrice PS Laurence Rossignol, dont les échanges avec la rapporteure Lauriane Josende ont été particulièrement tendus.

Le

Rachida Dati, copyright : Romain David pour Public Sénat
8min

Politique

Police municipale, désendettement, métro… Rachida Dati détaille son programme pour Paris et appelle Pierre-Yves Bournazel au rassemblement

Sommée de quitter le gouvernement d'ici la fin de la semaine, Rachida Dati accélère sa campagne parisienne. Elle a dévoilé mardi 10 février un programme de rupture pour la capitale, marqué notamment par des mesures sur la propreté, la sécurité et la réduction de la dette de la ville. Derrière le socialiste Emmanuel Grégoire dans les sondages, elle exhorte Pierre-Yves Bournazel, candidat de centre-droit, à l'unité pour mettre fin à l'hégémonie de la gauche dans la capitale.

Le

Paris: Questions au gouvernement Assemblee nationale
6min

Politique

La nomination d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : « Un choix politique en forme de provocation », pour Jean-François Husson

Emmanuel Macron s’apprête à nommer la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes. Un choix contesté par les élus de la chambre haute. Si les qualités de la quarantenaire ne sont pas remises en cause, les élus pointent le risque de conflit d’intérêts alors que la Cour des comptes présentera dans les mois à venir un rapport sur l’exécution du budget qu’Amélie de Montchalin a défendu.

Le