La ministre des Armées Florence Parly a commencé vendredi un déplacement de deux jours en Inde, destiné à préparer le terrain pour la visite du président Emmanuel Macron à New Delhi en décembre.
Après un entretien vendredi avec son homologue indienne Nirmala Sitharaman, Mme Parly rencontrera samedi le Premier ministre Narendra Modi. Elle se rendra également à Nagpur et Bombay (centre de l'Inde).
La ministre poursuivra notamment le lobbying des Français qui espèrent convaincre les Indiens -premiers importateurs d'armes mondiaux- d'acquérir des hélicoptères Panther d'Airbus, des avions de combat Rafale de Dassault supplémentaires, ainsi qu'une nouvelle série de sous-marins, a indiqué son entourage.
"Nous avons une coopération stratégique et technique très importante avec l'Inde, et nous avons une technologie de souveraineté qui les intéresse beaucoup", a déclaré une source proche de Mme Parly.
Un avion de combat Rafale du groupe français Dassault, le 21 juin 2017, au Salon du Bourget, près de Paris
AFP/Archives
L'Inde est engagée dans une vaste modernisation de son arsenal militaire, en grande partie obsolète, pour faire face aux défis géopolitiques de l'Asie, en particulier l'affermissement de la puissance chinoise.
Si les dizaines de milliards d'euros de manne de contrats potentiels font rêver les fabricants d'armes mondiaux, le gouvernement nationaliste hindou assortit cependant ses appels d'offres de conditions strictes pour produire localement.
Narendra Modi souhaite, à terme, rendre son pays indépendant en matière de technologies militaires et limiter ses importations étrangères. En poussant les industriels étrangers à produire sur son territoire, il espère aussi dynamiser les créations d'emplois en berne.
Dassault, qui espère bien poursuivre sur sa lancée après sur la vente de 36 Rafale l'année dernière, s'est ainsi associé au conglomérat Reliance Group pour une coentreprise dans le domaine de l'armement.
La visite de Mme Parly s'inscrit dans une série de déplacements de responsables français en Inde cet automne, qui culminera avec la venue dans le pays du président de la République Emmanuel Macron du 8 au 10 décembre.
À l’unisson de la gauche, la sénatrice socialiste Laurence Rossignol pointe ce vendredi, sur Public Sénat, le manque d’éducation et de prévention face aux violences masculines dans le sillage du meurtre de la jeune Lyhanna. Elle regrette le manque de moyens d’enquête pour les crimes sur enfants, mais n’appelle pas à la démission du garde des Sceaux Gérald Darmanin.
Les ratés judiciaires entourant le meurtre de la jeune Lyhanna n’en finissent plus de susciter l’indignation de tout le pays. Dès lors, la classe politique est amenée à se positionner. Alors que Sébastien Lecornu a présenté ses premières mesures, la gauche fustige le manque de moyens de la Justice et la droite épingle le laxisme des magistrats. Tour d’horizons des différentes propositions du gouvernement et des partis politiques.
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Suite au rejet du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes en commission des lois de l’Assemblée nationale mercredi, Gérald Darmanin a annoncé le retrait complet du « plaider-coupable » criminel, l’un des dispositifs les plus polémiques de son texte. Une « déception » pour les rapporteurs du texte au Sénat.