La Poste : « Le timbre rouge n’est plus, et vous entendez faire passer cela comme une lettre à la poste », alerte une sénatrice
La sénatrice Marie-Claude Varaillas a interpellé mercredi le gouvernement sur les dernières mutations mises en place par La Poste. Outre la fin de l’affranchissement prioritaire, le service de distribution du courrier va lancer une expérimentation autour de la suppression de la tournée quotidienne. « La présence du facteur 6 jours sur 7 n’est pas remise en question », a voulu rassurer le ministre Jean-Noël Barrot.

La Poste : « Le timbre rouge n’est plus, et vous entendez faire passer cela comme une lettre à la poste », alerte une sénatrice

La sénatrice Marie-Claude Varaillas a interpellé mercredi le gouvernement sur les dernières mutations mises en place par La Poste. Outre la fin de l’affranchissement prioritaire, le service de distribution du courrier va lancer une expérimentation autour de la suppression de la tournée quotidienne. « La présence du facteur 6 jours sur 7 n’est pas remise en question », a voulu rassurer le ministre Jean-Noël Barrot.
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Les adaptations de La Poste aux nouvelles pratiques des usagers inquiètent les sénateurs. Après la disparition le 31 décembre dernier du timbre rouge, pour l’affranchissement des courriers prioritaires, l’opérateur va expérimenter à partir du mois de mars une réorganisation de ses tournées dans 68 communes. La tournée quotidienne, six jours sur sept, laissera place à un parcours de distribution adapté chaque jour au volume de lettres reçues. « Le timbre rouge n’est plus, et vous entendez faire passer cela comme une lettre à la poste », a ironisé la sénatrice communiste de Dordogne, Marie-Claude Varaillas, ce mercredi 11 janvier lors de la séance de questions au gouvernement. Puis, évoquant la réduction du passage du facteur : « Derrière la tournée, ce sont des liens humains qui se tissent, bien souvent avec les plus fragiles et les plus défavorisés. Or, nous savons que tout ce qui coupe les liens sociaux abime la démocratie », a-t-elle alerté.

« 65 000 tonnes de CO2 » économisés grâce aux évolutions prévues

Pour lui répondre, Jean-Noël Barrot, le ministre de la Transition numérique et des Télécommunication, a évoqué la mutation des pratiques. « Les usages de nos concitoyens ont évolué, là où ils envoyaient 45 lettres prioritaires en 2010, ils n’en ont plus envoyé en moyenne que 5 en 2021. Par ailleurs, les évolutions prévues par le groupe permettraient d’économiser 65 000 tonnes de CO2 par an, soit 25 % de la consommation du groupe », a-t-il invoqué. Un argument qui a soulevé quelques sifflets dans l’hémicycle. La fin du timbre rouge ne signifie pas la fin du service prioritaire, qui est supplanté par un dispositif en ligne, baptisé « e-Lettres rouges », déjà critiqué pour sa complexité, notamment pour des usagers âgés et peu rompus à l’utilisation d’Internet.

Par ailleurs, les derniers timbres rouges achetés en 2022 peuvent toujours être utilisés.

« Cette expérimentation ne remet en aucun cas en question la présence tous les jours du facteur sur les territoires »

« D’autre part, la présence du facteur 6 jours sur 7 n’est pas remise en question », a également voulu rassurer Jean-Noël Barrot. « Cette expérimentation ne remet en aucun cas en question la présence tous les jours du facteur sur les territoires, pour toutes les activités de distribution de La Poste » En effet, les courriers urgents, les colis et la presse continueront, dans la soixantaine de communes concernées, de bénéficier d’une distribution quotidienne.

« Tout usager pourra se faire conduire au bureau de poste à tout moment par un facteur, c’est un engagement du groupe La Poste », a encore rappelé le ministre.

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