Meurtre de Lola : « Est-ce que l’indignité c’est ceux qui posent des questions ? » réplique Bruno Retailleau
Le président du groupe LR, Bruno Retailleau, a réagi sur Public Sénat après son échange tendu avec la Première ministre sur les conséquences à tirer du meurtre de la jeune Lola.

Meurtre de Lola : « Est-ce que l’indignité c’est ceux qui posent des questions ? » réplique Bruno Retailleau

Le président du groupe LR, Bruno Retailleau, a réagi sur Public Sénat après son échange tendu avec la Première ministre sur les conséquences à tirer du meurtre de la jeune Lola.
Guillaume Jacquot

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La réponse d’Élisabeth Borne était « à côté de la plaque ». Bruno Retailleau, interrogé sur Public Sénat après son échange avec la Première ministre aux questions d’actualité au gouvernement, ne digère pas les remontrances de Matignon. Alors qu’il demandait des comptes à l’exécutif après le meurtre de Lola, il a été invité à « ne pas utiliser la mort d’une enfant à des fins politiciennes ». Élisabeth Borne a appelé à la « dignité » par respect pour la famille de la jeune victime.

« Est-ce que l’indignité c’est ceux qui, comme moi et beaucoup d’autres, posent des questions, veulent soulever le débat pour apporter des réponses ou est-ce que l’indignité est plutôt du côté de celles et ceux qui veulent nous imposer le silence ? » s’est demandé le chef de file de la droite sénatoriale. « La démocratie, c’est le débat. Quand on est un responsable politique, il faut apporter des solutions. »

Bruno Retailleau ne participera pas à une marche pour Lola

Le sénateur de la Vendée a répété que le meurtre « aurait pu être évité » si l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) de la suspecte avait été exécutée. « En réduisant ce meurtre à simplement un fait divers, la Première ministre et son gouvernement montrent qu’il n’y a pas de volonté ni de courage de changer de politique migratoire, qui aujourd’hui est profondément laxiste », a ajouté le candidat à la présidence des Républicains. « On doit pouvoir bouger. Il ne faut pas que le gouvernement considère qu’il peut être satisfait de ses résultats. »

Bruno Retailleau a précisé par ailleurs qu’il ne se rendrait pas à une marche de soutien en soutien à Lola et sa famille. « Ma fonction de parlementaire, c’est de faire bouger la loi », a-t-il justifié.

Partager cet article

Dans la même thématique

The left-wing groups give a press conference on Bill of Finance
4min

Politique

Sénatoriales : le groupe Écologiste résiste tant bien que mal, mais recule au Sénat

Fragilisés par une série de défaites lors des municipales de mars dernier, les Écologistes abordaient ce scrutin sénatorial sur la défensive. Sept de leurs seize sénateurs étaient renouvelables. Au terme de la soirée, le groupe conserve l'essentiel de ses positions mais accuse trois pertes, tandis qu'un allié insoumis vient étoffer ses rangs.

Le

Paris: Questions au gouvernement Senat
7min

Politique

Arrivée historique d’un groupe RN, majorité sénatoriale stable, gauche qui limite la casse et premiers sénateurs LFI : les principaux enseignements des sénatoriales

Malgré quelques surprises, le renouvellement de la moitié des sièges de la Haute assemblée est marqué par une relative stabilité. Gérard Larcher restera à la tête du Sénat. Mais le scrutin voit surtout l’arrivée du premier groupe RN au Palais du Luxembourg. Une petite révolution.

Le