La question du logement insalubre « ne concerne pas que Marseille », dit Denormandie
L'existence de logements insalubres est "un immense fléau" qui "ne concerne pas que Marseille", a souligné mercredi le ministre...

La question du logement insalubre « ne concerne pas que Marseille », dit Denormandie

L'existence de logements insalubres est "un immense fléau" qui "ne concerne pas que Marseille", a souligné mercredi le ministre...
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L'existence de logements insalubres est "un immense fléau" qui "ne concerne pas que Marseille", a souligné mercredi le ministre du Logement Julien Denormandie, promettant une action "déterminée" après le drame qui a fait au moins six morts dans la cité phocéenne.

"C'est un immense fléau auquel nous sommes aujourd'hui confrontés", a déclaré sur RTL M. Denormandie, interrogé sur l'état de l'habitat dégradé ou dangereux après l'effondrement de plusieurs immeubles vétustes lundi dans le centre-ville de Marseille.

"C'est un problème qui ne concerne pas que Marseille, c'est un problème qui concerne d'autres villes", a poursuivi le ministre, précisant avoir notamment identifié, avec les élus locaux et les services de l’État, "14 sites prioritaires" en France pour des problèmes de propriétés dégradées.

Ce sont "parfois des villes dans lesquelles on ne s'attend pas" à de tels problèmes, a ajouté M. Denormandie, sans donner la liste ou le nom des sites concernés.

Selon le ministère, ces 14 sites ont été identifiés dans le cadre du plan "initiative copropriétés", qui a pour but de "transformer, rénover et prévenir la fragilisation de certains" logements. "Ce ne sont pas des immeubles qui présentent des problèmes de sécurité pour les habitants", a-t-on précisé.

Les propos de M. Denormandie sont survenus quelques minutes avant l'effondrement d'un autre immeuble dans le centre de Charleville-Mézières (Ardennes), qui n'a pas fait de victime.

Le procureur de la République de Charleville-Mézières a précisé avoir demandé l'ouverture d'une enquête "pour déterminer les conditions d'effondrement" de ce bâtiment, en soulignant qu'"un certain nombre d'immeubles anciens voire vétustes" étaient recensés dans la rue concernée par l'incident.

Selon le ministère, 450.000 logements au total sont considérés comme indignes en France. A Marseille, 40.000 logements, soit 13% du parc de résidences principales, présentent en outre "un risque pour la santé ou la sécurité" de leurs habitants, d'après un rapport remis au gouvernement en 2015.

"Beaucoup de nos concitoyens sont confrontés" à ce problème, a insisté M. Denormandie, assurant n'avoir "pas attendu" le drame de Marseille pour "lutter contre ce fléau".

Il faut "une politique très volontariste, très déterminée", a assuré le ministre, qui avait annoncé voilà un mois, lors d'un déplacement dans la cité phocéenne, un plan de lutte de 2,5 milliards d'euros sur dix ans afin de lutter contre les copropriétés dégradées.

"Ce n'est pas qu'une question d'argent", a-t-il ajouté, jugeant nécessaire d'"accélérer les procédures".

Le ministre a par ailleurs indiqué que l'audit sur l'état de l'habitat indigne réclamé au préfet de Marseille après le drame de lundi serait remis "dans les prochaines semaines". Le cas échéant, "l'évacuation des habitants" relèvera "des collectivités", a-t-il précisé.

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