La recette « merveilleuse » de Benoît Hamon pour gagner la primaire
Dans le débat qui les oppose, Manuel Valls et Benoît Hamon ont adopté des stratégies différentes. Alors que le premier fait valoir un « droit d’inventivité », le second semble avoir trouvé avec « le revenu universel » un thème porteur.

La recette « merveilleuse » de Benoît Hamon pour gagner la primaire

Dans le débat qui les oppose, Manuel Valls et Benoît Hamon ont adopté des stratégies différentes. Alors que le premier fait valoir un « droit d’inventivité », le second semble avoir trouvé avec « le revenu universel » un thème porteur.
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Par Guillaume Gosalbes

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Benoît Hamon a-t-il trouvé la recette magique ? Avec sa proposition de revenu universel, il a réussi peut-être réussi la synthèse parfaite propre à séduire les électeurs de gauche :lutte contre le chômage, réduction du temps de travail, anticipation de la révolution numérique, proposition d’un nouveau modèle de développement…le revenu universel qui assure un revenu de base à chacun,  résume à lui seul ces quatre marqueurs de gauche. Pour Philippe Lentschener spécialiste en communication, avec l’idée de revenu universel, l’ancien ministre de l’éducation nationale est porté par un « véhicule merveilleux ».

Une recette merveilleuse, pas suffisante pour gagner la présidentielle

Le duel un temps annoncé des favoris entre Manuel Valls et Arnaud Montebourg semble parasité par ce troisième homme. Dans une primaire de la Belle Alliance marquée par le grand nombre de candidats mais aussi par le peu d’idées nouvelles, le programme de Benoît Hamon suscite l’intérêt. Il a l’avantage d’incarner « une universalité, une unité qui parle aux gens » poursuit Philippe Lentschener,
Calibré pour remporter une primaire de la gauche cette mesure ne sera pas, de l’avis des invités, suffisante pour emporter une adhésion plus large et in fine l'élection présidentielle.

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Manuel Valls peine à trouver le bon timing

De son côté, Manuel Valls l’autoproclamé « challenger » peine à se distinguer au sein de l’électorat de gauche. Ou bien « le fait maladroitement », pour Philippe Lefebvre, politologue spécialiste du PS. En proposant de supprimer le 49.3, le député de l’Essonne espérait sans doute s’offrir une nouvelle image, plus proche de celle d’un candidat apte à rassembler la gauche française.
C’est tout l’inverse qui semble s’être produit, en témoignent l’accrochage avec une passante ou encore l’enfarinage dont il a été victime lors d’une visite à Strasbourg, le 22 décembre dernier.

Changement de costume trop rapide

Tout autant que l’idée, c’est le timing qui semble avoir été mal choisi par Manuel Valls. Certes, il a pris de court ses adversaires sur la question du 49.3, mais cette annonce inattendue relève davantage de la « précipitation », selon Bertrand Delais, réalisateur de documentaires politiques. De l’avis de ce dernier, « le moment entre son retrait de Matignon et sa candidature à l’élection présidentielle semble être trop serré », ce qui pourrait avoir pour conséquence de décrédibiliser la mue de l’ancien Premier ministre en candidat .

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