« La réforme de l’Assurance chômage est une ignominie », fustige Ian Brossat
Invité de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous », le porte-parole du PCF estime que la moitié des chômeurs vont perdre « 17 % » de leurs indemnités.

« La réforme de l’Assurance chômage est une ignominie », fustige Ian Brossat

Invité de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous », le porte-parole du PCF estime que la moitié des chômeurs vont perdre « 17 % » de leurs indemnités.
Public Senat GO&UP

Temps de lecture :

1 min

Publié le

Mis à jour le

Une « ignominie », une « monstruosité »… Le porte-parole du PCF, Ian Brossat, n’avait pas de mots assez forts jeudi matin pour qualifier la réforme de l’Assurance chômage. Invité de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous », l’adjoint à la mairie de Paris a étalé ses prédictions inquiétantes : « Plus de la moitié des chômeurs ne touchent rien. Et l’autre moitié touche en moyenne 905 euros par mois. Ils vont voir leurs indemnités baisser de 17 %. » Et de s’en prendre à la ministre en charge de la réforme, Élisabeth Borne. « N’y a-t-il pas assez de pauvres dans notre pays ? Madame Borne est née avant la honte. Je soutiens toutes les mobilisations de syndicats qui visent à la faire échouer », a tempêté Ian Brossat.

« Il y a 10 millions de pauvres en France. Avec cette réforme, il y aura des pauvres supplémentaires », a-t-il poursuivi. Avant de vilipender une dernière fois le ministère : « Et ça se dit de gauche ? ! C’est une monstruosité. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Gare SNCF Toulouse MATABIAU
7min

Politique

« Rien n’a été prévu » : un rapport du Sénat dresse un bilan sévère sur l’ouverture du réseau ferroviaire à la concurrence

Cinq après l’ouverture du ferroviaire à la concurrence, un rapport sénatorial salue l’efficacité budgétaire de la réforme, mais regrette l’impréparation de l’Etat face aux bouleversements engendrés par la fin du monopole de la SNCF. L’éclatement du réseau et le sous-financement des lignes moins rentables préoccupent particulièrement les sénateurs.

Le