« La réforme des retraites n’attend pas forcément les horizons électoraux », souligne Marc Fesneau
Le ministre chargé des Relations avec le Parlement a déclaré sur Public Sénat qu’il n’était pas dans les projets du gouvernement d’inscrire la réforme des retraites dans le débat après les municipales du printemps 2020.

« La réforme des retraites n’attend pas forcément les horizons électoraux », souligne Marc Fesneau

Le ministre chargé des Relations avec le Parlement a déclaré sur Public Sénat qu’il n’était pas dans les projets du gouvernement d’inscrire la réforme des retraites dans le débat après les municipales du printemps 2020.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Invité de Public Sénat, le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, a donné quelques éléments sur le calendrier parlementaire à venir. Un mot d’abord sur la fin de la session extraordinaire, cette période au Parlement qui débutera le 1er juillet et sur laquelle le gouvernement a la main sur l’ordre du jour. Elle aura lieu « a priori à la fin du mois du juillet », selon le ministre. « C’est quasiment une certitude. »

Mais tout dépendra des commissions mixtes paritaires et de l’avancée de la navette parlementaire sur des textes majeurs : projet de loi de l’école de la confiance, réforme de l’organisation de la santé ou encore de la fonction publique. Sans compter le texte sur l’énergie, dont l’examen a été amorcé à l’Assemblée nationale. « Ce sont des textes importants qu’on essayera de clôturer au mois de juillet, et s’ils ne sont pas clôturés au mois de juillet, pour certains ils reprendront au mois de septembre », a souligné Marc Fesneau. La rentrée parlementaire est annoncée pour la mi-septembre.

La réforme des retraites, dont les grandes lignes seront présentées en juillet, par le haut-commissaire à la réforme, Jean-Paul Delevoye, sera au menu du Parlement « à l’horizon du tournant de l’hiver ». « La réforme, elle n’attend pas forcément les horizons électoraux », a expliqué le ministre, ne croyant pas au scénario d’un report après les municipales du printemps. Il a d’ailleurs rappelé à ce titre que la réforme de la fonction publique avait été engagée avant le rendez-vous des européennes.

Sur la réforme des institutions, qui a connu quelques remous après le discours de politique générale de mi-juin, le texte reste sur les rails, selon le ministre. Elle « est toujours à l'ordre du jour du Parlement », a-t-il assuré.

Malgré la crise des gilets jaunes et les trois mois grand débat national, le gouvernement ne voit pas de retard dans le calendrier parlementaire. « Je n’ai pas l’impression qu’on ait chômé », souligne Marc Fesneau.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Vivendi Bollore
5min

Politique

Tribune anti-Bolloré :  Maxime Saada, patron de Canal + nie toute « liste noire »

Même si le président du directoire de Canal+ réfute toute « liste noir », il affirme que le groupe tiendra désormais compte de « la considération portée à Canal+ » dans ses choix de financement. Des propos qui ravivent les tensions avec une partie du monde du cinéma, mobilisée contre l’influence de Vincent Bolloré.

Le

Cour d appel et d ‘assises de Lyon
6min

Politique

Le procès « French Bukkake » aux assises : « Le but est de reconnaître toute la dimension criminelle de l’industrie pornographique », se félicite Laurence Rossignol

Le premier grand procès de l’industrie pornographique se tiendra finalement devant les assises et non devant une cour criminelle départementale. Une victoire pour la cinquantaine de victimes de la plateforme French Bukkake. La chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris a retenu le caractère sexiste et raciste des viols, tout comme l’avait relevé le rapport de la mission d’information du Sénat sur les dérives de l’industrie pornographique remis en 2022.

Le

Ecole maternelle Volontaires, Violences dans le periscolaire, Paris
4min

Politique

Périscolaire : une liste noire de personnels ayant eu des « comportements inappropriés » est-elle faisable ?

Le projet de loi sur la protection de l’enfance présenté mercredi en Conseil des ministres vise notamment à apporter une réponse aux récentes affaires d’agressions sexuelles dans le périscolaire parisien. Le ministre de l’Éducation a annoncé la création d’une « liste noire » pour les personnels ayant des comportements problématiques sur des enfants, même s’ils n’ont pas été encore condamnés. Mais quelle forme légale peut prendre cette liste ?

Le