La République en marche n’investit aucun candidat dans 56 circonscriptions
La République en marche a annoncé mercredi avoir laissé libres 56 des 577 circonscriptions en vue des élections législatives, en...

La République en marche n’investit aucun candidat dans 56 circonscriptions

La République en marche a annoncé mercredi avoir laissé libres 56 des 577 circonscriptions en vue des élections législatives, en...
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La République en marche a annoncé mercredi avoir laissé libres 56 des 577 circonscriptions en vue des élections législatives, en protégeant un certain nombre de ténors de droite et de gauche comme Thierry Solère, Marisol Touraine ou Stéphane Le Foll.

Le parti de M. Macron, qui avait initialement indiqué avoir procédé à 522 investitures, n'a finalement officialisé que 521 candidats mercredi, tout en se réservant la possiblité de faire "des ajustements" jusqu'à vendredi, date limite du dépôt des candidatures en préfecture.

Depuis la dernière liste en date publiée lundi, seize nouveaux candidats ont été désignés, et six autres désinvestis.

La République en marche a effectué des "gestes politiques" dans plusieurs circonscriptions, selon une porte-parole, en laissant le champ libre à des personnalités de droite et de gauche dont la sensibilité est jugée compatible avec le projet de M. Macron.

C'est le cas des élus Les Républicains Thierry Solère (Hauts-de-Seine), Arnaud Robinet (Marne), Hervé Gaymard (Savoie) et Franck Riester (Seine-et-Marne).

Si Xavier Bertrand (Aisne), Christian Estrosi (Alpes-Maritimes), Hervé Mariton (Drôme), Benoist Apparu (Marne) ne se présentent pas, leurs successeurs dans leurs circonscriptions n'auront pas de candidat La République en marche à affronter.

Logiquement, Bruno Le Maire, candidat dans l'Eure initialement sous l'étiquette LR et nommé mercredi à Bercy, n'a pas de représentant du parti de M. Macron en face. Tout comme Agnès Firmin Le Bodo, qui prend la suite du Premier ministre Edouard Philippe en Seine-Maritime.

A gauche, plusieurs membres du gouvernement sortant bénéficient de ce traitement de faveur, dans le sillage de l'ancien Premier ministre Manuel Valls (Essonne). Comme attendu, Stéphane Le Foll (Sarthe), Marisol Touraine (Indre-et-Loire), Myriam El Khomri (Paris) ou l'ancienne ministre des Outre-mer George Pau-Langevin (Paris) sont épargnés.

Le député-maire (PS) de Sarcelles François Pupponi (Val-d'Oise) et le vallsiste David Habib (Pyrénées-Atlantiques) n'auront pas d'opposition La République en marche.

Quelques élus UDI ont également été protégés. Outre Laurence Maillart Méhaignerie qui a été investie en Ille-et-Vilaine, Philippe Folliot (Tarn), Yves Jego (Seine-et-Marne) et Stéphane Demilly (Somme) auront les coudées franches.

Et dans l'ancienne circonscription de Jean-Louis Borloo (Nord), Béatrice Descamps (LR) et Laurent Degallaix (UDI) ont la voie dégagée, tout comme la présidente du Parti radical de gauche Sylvia Pinel dans son fief du Tarn-et-Garonne.

A noter également que La République en marche n'a investi personne dans la 6e circonscription de Moselle où Florian Philippot se présente, probablement pour ne pas participer à l'éparpillement des voix face au numéro deux du FN.

Par ailleurs, de nombreuses circonscriptions des outre-mer n'ont pas été pourvues, en Martinique (3), à La Réunion (3) où la ministre des Outre-mer sortante Ericka Bareigts se présente, en Polynésie (4), à Wallis-et-Futuna (2), à Mayotte (2), en Nouvelle-Calédonie (1) ou encore à Saint-Pierre-et-Miquelon (2), où Annick Girardin, nouvelle ministre des Outre-mer, se présente avec l'étiquette PRG.

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